· dossier · métiers en tension
Masters et métiers en tension : sur 73 mentions qui visent des métiers tendus en 2024, 35 reçoivent peu de candidatures
35 des 73 mentions de master dont les métiers visés sont en tension forte ou très forte en 2024 reçoivent moins de 15 candidatures par place, la médiane des 206 mentions étudiées.

En bref
- En 2025, sur MonMaster, 73 mentions de master hors enseignement proposées par au moins cinq formations visent des métiers en tension forte ou très forte en 2024. La tension est mesurée par un indicateur que publient la Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares), service statistique du ministère du Travail, et France Travail, appliqué ici aux familles professionnelles visées. Sur ces 73 mentions, 38 ont reçu plus de 15,0 candidatures par place, la médiane des 206 mentions étudiées, et 35 en ont reçu moins, soit peu de candidatures. À discipline égale, la corrélation entre la tension des métiers visés et les candidatures par place, sur une échelle de −1 à 1, est de 0,00 1.
- En 2025, 31,3 % des places des 283 mentions de master hors enseignement dont au moins un métier visé a une tension mesurée, soit 44 590 sur 142 426, visent des métiers en tension forte ou très forte en 2024. Rapportée aux tensions de 2023, la même offre en compte 53,8 %. Entre les deux années, 58 mentions passent sous le seuil de la tension forte et aucune ne le franchit vers le haut 1.
- Dix-huit mois après le diplôme, le taux d’emploi salarié en France des diplômés de 2024 qui ne poursuivent pas d’études est de 59,9 % quand les métiers visés par leur mention sont en classe 1 de tension en 2024, sur une échelle de 1 à 5, de 68,2 % en classe 3 et de 65,7 % en classe 5, les classes 4 et 5 étant dites forte et très forte. Parmi ces salariés, la part en emploi stable est de 48,0 % en classe 1 et de 77,4 % en classe 5. À domaine et parts d’hommes, de diplômés étrangers et d’apprentis égaux, la corrélation entre tension et emploi stable n’est plus statistiquement distincte de zéro 2.
- France Travail recense 2 274 951 projets de recrutement pour 2026, dont 43,8 % jugés difficiles par les employeurs, et l’Association pour l’emploi des cadres (Apec) 294 500 recrutements de cadres réalisés en 2025. Les premiers sont des intentions déclarées par des établissements employeurs pour tous les contrats et tous les métiers, les seconds des embauches de cadres en CDI ou en CDD d’au moins un an dans le secteur privé de France métropolitaine 3, 4.
- La note méthodologique d’InserSup, le dispositif du ministère de l’Enseignement supérieur qui suit les diplômés de master par mention et par établissement, annonce que le secteur d’activité et la profession des diplômés serviront à qualifier l’insertion « à compter de 2026 ». Le jeu de données en ligne, 2026_S1, modifié pour la dernière fois le 29 juillet 2026, n’en contient pas au 8 octobre 2026 2, 5.
Sur MonMaster, la plateforme nationale de candidature en première année de master, 206 mentions hors enseignement étaient proposées en 2025 par au moins cinq formations et visaient des métiers dont la Dares et France Travail mesurent la tension pour 2024. Parmi elles, 73 visent des métiers en tension forte ou très forte, et sont appelées ici mentions tendues 1.
La médiane des candidatures par place de ces 206 mentions, c’est-à-dire la valeur qui les partage en deux moitiés, est de 15,0 en phase principale. Une mention reçoit ici peu de candidatures quand elle en reçoit moins que cette médiane. Sur les 73 mentions tendues, 38 en ont reçu davantage et 35 en ont reçu moins 1.
Parmi les mentions tendues, la mention psychologie a reçu 35,2 candidatures par place et la mention informatique 27,9. Physique fondamentale et applications en a reçu 7,7, et sciences de la Terre et des planètes, environnement 7,5 1.
MonMaster appelle formation l’unité à laquelle on candidate, un parcours d’une mention dans un établissement, en alternance ou non. La mention est l’intitulé national du diplôme, comme droit privé ou psychologie. Un candidat dépose plusieurs candidatures, 11 en moyenne en 2025, phases principale et complémentaire comprises 6. Les candidatures par place se calculent sur les candidatures confirmées en phase principale, chacune comptant pour une 1.
Les masters des métiers de l’enseignement, de l’éducation et de la formation (MEEF) réunissaient 32 976 des 177 297 places de MonMaster en 2025, soit 18,6 % 1. Ils sont exclus de tous les calculs, l’enseignement devant faire l’objet d’un dossier distinct en décembre 2026.
Chaque mention de master a une fiche au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP), tenu par France Compétences. La fiche déclare les métiers visés sous forme de codes du Répertoire opérationnel des métiers et des emplois (ROME) de France Travail 7. Le site sortants.fr relie ces codes aux familles professionnelles (FAP) de la Dares, puis rapporte la tension de ces familles aux places et aux candidatures de MonMaster et aux diplômés suivis par InserSup 1, 2. InserSup est le dispositif du ministère de l’Enseignement supérieur qui mesure l’insertion des diplômés. Les métiers visés sont une déclaration de l’université, enregistrée par France Compétences, et InserSup ne publie pas le métier des diplômés 2.
Ce que mesure l’indicateur de tension de la Dares
La Dares et France Travail publient chaque année un indicateur de tension pour chaque famille professionnelle. Il combine trois composantes : les offres d’emploi en ligne rapportées aux demandeurs d’emploi inscrits en catégories A, B et C, pour 30 % ; le taux de sortie de ces demandeurs des listes de France Travail, pour 20 % ; la part des projets de recrutement que les employeurs jugent difficiles dans l’enquête Besoins en main-d’œuvre (BMO), pour 50 % 8.
Pour une année donnée, la composante BMO est la moyenne de deux éditions de l’enquête, celle de l’année et celle de l’année suivante, chaque édition étant généralement collectée de septembre à décembre de l’année précédente. La tension de 2024 contient les difficultés déclarées dans les enquêtes BMO 2024 et 2025 8.
Chaque composante est standardisée sur les 86 familles professionnelles du niveau intermédiaire de la nomenclature, au niveau national, de 2011 à 2022. L’indicateur est ensuite rangé en cinq classes, définies pour réunir chacune un cinquième des valeurs de cette période. La classe 5 se subdivise en deux : 5.1 pour la moitié la moins élevée de ce cinquième, 5.2 pour le dixième des valeurs le plus élevé 8. La Dares appelle forte la tension de classe 4 et très forte celle de classe 5 9.
En 2024, six métiers sur dix sont en tension forte ou très forte, et sept sur dix l’étaient en 2023. Un peu plus de la moitié des salariés, 55 %, occupent un de ces métiers 9. La Dares situe en 2023 le niveau de tension le plus élevé depuis 2011, et voit dans le recul de 2024 la fin d’une hausse « quasi ininterrompue » depuis 2015. Parmi les trente métiers les plus tendus de 2024, dix-neuf relèvent de l’industrie et sept du bâtiment et des travaux publics, en majorité des métiers d’ouvriers qualifiés et de techniciens. Les médecins et les dentistes y sont les seuls métiers de cadres 9.
Sept indicateurs complémentaires accompagnent la tension sans entrer dans son calcul, parmi lesquels le manque de main-d’œuvre disponible, le lien entre formation et emploi, les conditions de travail et la non-attractivité salariale 8. La Dares les présente comme des « facteurs potentiels » des tensions 9. Le lien formation-emploi indique si un métier est difficile d’accès sans la formation requise, d’après la spécialité du plus haut diplôme des salariés dans les enquêtes Emploi, le plus souvent celles des trois dernières années, et sa valeur peut changer d’une publication à l’autre 8.
L’indicateur porte sur les salariés, en France hors Mayotte. Dix-neuf familles professionnelles en sont exclues, dont les enseignants, les cadres de la fonction publique, les magistrats, les dirigeants d’entreprise, les photographes et les écrivains. Les médecins y figurent pour la seule partie salariée du métier 8. Onze familles visées par des masters hors enseignement n’ont donc pas d’indicateur de tension, dont celle des cadres de catégorie A de la fonction publique, visée par 104 mentions 1.
Le rapport « Les métiers en 2030 » de France Stratégie et de la Dares projette, de 2019 à 2030, l’écart entre les postes à pourvoir et les jeunes débutants dans 83 métiers. Il précise que cet écart projeté ne rend pas compte de la tension observée dans chaque métier au départ de la projection 10.
Un dossier de l’Insee publié en 2025 a été écrit par trois chercheurs du Centre d’études et de recherches sur les qualifications (Céreq). Il classe en tension les métiers dont l’indicateur de la Dares de 2019 dépasse 0,1, seuil au-dessus duquel se trouvent, selon les auteurs, les deux cinquièmes les plus élevés des valeurs de l’indicateur 11.
L’Apec demande aux entreprises qui projettent de recruter un cadre si elles anticipent des difficultés. En juin 2026, 61 % de celles qui avaient un projet pour le troisième trimestre en anticipaient ; la part était de 84 % en juin 2022 12.
Les métiers que déclarent les fiches des mentions de master
La notice de France Compétences pour la modification d’une fiche du RNCP, dans sa version de février 2023, demande de renseigner « au maximum cinq codes » ROME 7. Sur les 299 fiches nationales de niveau 7 actives au 15 septembre 2026, 139 en portent cinq, soit 46,5 %, et aucune n’en porte davantage. Parmi les mentions de MonMaster hors enseignement, 132 sur 284 ont une fiche à cinq codes, et elles réunissent 50,6 % des places de ces 284 mentions 1.
Le guide publié en mai 2024 par la Direction générale de l’enseignement supérieur et de l’insertion professionnelle (DGESIP) demande que la fiche d’un diplôme national décrive l’insertion immédiate à sa sortie, au niveau de qualification du diplôme. Il en écarte les métiers qui supposent de l’expérience ou des conditions d’accès supplémentaires, comme un concours, et cite le métier d’enseignant-chercheur, accessible après un doctorat 13.
Sur les 311 mentions de master hors enseignement de MonMaster 2025, 284 sont reliées à une fiche et 283 visent au moins une famille dont la tension de 2024 est mesurée, ce qui couvre 98,7 % des places hors enseignement. Pour 146 mentions, qui réunissent 56,2 % des places, tous les codes ROME de la fiche tombent dans une famille couverte par l’indicateur de la Dares. Les 137 autres ont au moins un métier hors de ce champ, et leur tension ne porte que sur leurs métiers couverts 1.
La tension d’une mention est ici la moyenne des tensions des familles qu’elle vise, pondérée par leur nombre de salariés, règle que la Dares applique pour passer de ses familles détaillées à ses familles agrégées 1, 8. Avec les tensions de 2024, 106 des 283 mentions, soit 37,5 %, sont tendues. Elles réunissent 31,3 % des places offertes en 2025 par ces 283 mentions, soit 44 590 sur 142 426, ainsi que 35,0 % de leurs candidatures de phase principale et 39,5 % de leurs diplômés de la promotion 2024 qui ne poursuivent pas d’études 1, 2.
Rapportée aux tensions de 2023, la même offre de 2025 compte 53,8 % de places et 58,0 % de mentions en tension forte ou très forte. Sur l’ensemble des années de 2011 à 2024, la part des places va de 6,5 %, avec la tension de 2015, à 53,8 %, avec celle de 2023. Elle est de 42,6 % avec la tension de 2018, de 24,5 % avec celle de 2020, et de 31,3 % avec celles de 2019 et de 2024 1. Les 106 mentions tendues en 2024 l’étaient déjà en 2022 et en 2023. La Dares précise que les valeurs des années antérieures sont recalculées après coup, ou rétropolées, et diffèrent de celles qu’elle avait publiées 8, 9.
Entre 2023 et 2024, 148 des 283 mentions changent de classe de tension, 171 si l’on distingue les sous-classes 5.1 et 5.2. Parmi elles, 58 passent sous le seuil de la tension forte, avec 32 020 places en 2025, et aucune ne le franchit vers le haut 1. Pour 43 de ces 58 mentions, la famille qui contribue le plus au recul de l’indicateur est celle des cadres administratifs, comptables et financiers ou celle des juristes et avocats. Entre 2023 et 2024, l’indicateur de la première passe de +0,21 à +0,04 et sa classe de 4 à 3 ; celui de la seconde, déjà en classe 3 en 2023, passe de +0,15 à −0,05 1.
Le passage sous le seuil est associé à la distance au seuil en 2023, avec une corrélation de rang de −0,55. Cette mesure compare l’ordre des mentions selon deux grandeurs, sur une échelle qui va de −1 à 1 et où 0 signale l’absence de lien 1. Une fois cette distance prise en compte, les projets BMO 2026 de ces familles, recueillis après la période, ne modifient pas la mesure, avec une corrélation partielle de −0,04. Les éditions 2024 et 2025 de l’enquête, qui entrent dans la tension, ne figurent pas dans les données du site 14.
Avec les tensions de 2024, la part des places tendues est de 23,3 % quand les familles visées par une mention sont résumées par la médiane de leurs classes, de 28,1 % avec leur moyenne simple, de 60,0 % avec la classe de la famille la plus tendue et de 31,3 % avec la moyenne pondérée retenue ici 1.

Les valeurs de ce graphique
Places dont les métiers visés sont en tension forte ou très forte. Selon l’année de la tension. Tension de 2023 : 53,8 % ; Tension de 2024 : 31,3 %. Selon la règle, tension de 2024. Moyenne pondérée, retenue : 31,3 % ; Moyenne simple : 28,1 % ; Médiane des classes : 23,3 % ; Famille la plus tendue : 60,0 %. 142 426 places de MonMaster 2025, celles des 283 mentions hors enseignement dont au moins un métier visé a une tension mesurée. La même offre de formation est rapportée aux tensions de chaque année. Source : MonMaster 2025, RNCP, Dares 2023 et 2024, calcul sortants.fr.
En 2024, 44,4 % des 63 familles professionnelles visées par une mention hors enseignement sont en classe 4 ou 5. La part est de 65,8 % parmi les 146 autres familles couvertes par l’indicateur 1.
Pour les métiers de l’informatique, la Dares associe la tension à un manque de main-d’œuvre et à un lien formation-emploi important, avec des conditions de travail peu contraignantes et des rémunérations attractives. Le domaine de l’informatique et des télécommunications passe en 2024 d’une tension très forte, constatée depuis 2016, à une tension forte 9. La famille des ingénieurs et cadres d’étude, recherche et développement en informatique et télécommunications passe de la classe 5.2 en 2023 à la classe 5.1 en 2024, et reste en tension très forte 1.
Candidatures par place et tension des métiers visés
Sur les 206 mentions d’au moins cinq formations, la médiane des candidatures par place est de 8,7 quand les métiers visés sont en classe 1 de tension en 2024, 9,9 en classe 2, 15,9 en classe 3, 16,1 en classe 4 et 12,0 en classe 5. Ces classes comptent 28, 26, 79, 53 et 20 mentions 1.

Les valeurs de ce graphique
Candidatures par place selon la tension des métiers visés. Médiane des mentions, par classe de tension 2024. Classe 1 : 8,7 ; Classe 2 : 9,9 ; Classe 3 : 15,9 ; Classe 4 : 16,1 ; Classe 5 : 12,0. 206 mentions de master hors enseignement d’au moins cinq formations, MonMaster 2025, phase principale : 28, 26, 79, 53 et 20 mentions. Classes 4 et 5 : tension forte et très forte. Source : MonMaster 2025, RNCP, Dares 2024, calcul sortants.fr.
Entre ces 206 mentions, la corrélation de rang entre la tension des métiers visés et les candidatures par place est de +0,18. Son intervalle de confiance à 95 % va de +0,04 à +0,31 1. Quand les candidatures par place de chaque mention sont rapportées à la médiane de sa grande discipline, l’une des cinq que distingue MonMaster, la corrélation est de 0,00. Dans chaque grande discipline, elle va de −0,12 en droit et science politique et en économie, gestion et administration économique et sociale (AES) à +0,05 en sciences humaines et sociales 1.
Toutes formations réunies, les 24 mentions de lettres, langues et arts de ces 206 reçoivent 7,3 candidatures par place, et 0,4 % de leurs places visent des métiers en tension forte ou très forte. Les 63 mentions de sciences, y compris les sciences et techniques des activités physiques et sportives (STAPS), en reçoivent 17,3, et 87,1 % de leurs places visent ces métiers 1. La grande discipline rend compte de 25,4 % des écarts de candidatures par place entre mentions, la tension de 4,9 %, et les deux réunies de 25,4 % 1.
Sans rapporter les candidatures à la grande discipline, la corrélation de +0,18 devient +0,16 avec la tension de 2023, +0,24 sans les formations d’Île-de-France, +0,16 sans les formations en alternance, et +0,09 sur les 112 mentions dont tous les métiers visés sont couverts par l’indicateur. Selon l’année de la tension, de 2015 à 2024, elle va de +0,12 à +0,18 1.
Parmi les 73 mentions tendues, les candidatures par place vont de 3,8 à 41,4, ce maximum étant celui de droit pénal et sciences criminelles. Les 38 mentions tendues au-dessus de la médiane réunissent 19,0 % des places des 206 mentions, et les 35 en dessous 12,1 %. Les 54 mentions dont les métiers visés sont en classe 1 ou 2 se répartissent en 20 au-dessus et 34 en dessous 1.

Les valeurs de ce graphique
Mentions selon la tension des métiers visés et les candidatures par place. Métiers en tension forte ou très forte. Au-dessus de la médiane : 38 ; En dessous : 35. Métiers en classe 1 ou 2 de tension. Au-dessus de la médiane : 20 ; En dessous : 34. Tension de 2024. Médiane : 15,0 candidatures par place, la valeur qui partage les 206 mentions en deux moitiés. Les 79 mentions de classe 3 ne figurent pas. Source : MonMaster 2025, RNCP, Dares 2024, calcul sortants.fr.
Psychologie et informatique sont deux des 38 mentions tendues au-dessus de la médiane. Sans elles, la corrélation entre tension et candidatures par place est de +0,17 sur 204 mentions 1. Parmi les mentions tendues en dessous de la médiane figurent physique appliquée et ingénierie physique, avec 6,0 candidatures par place, STAPS : ingénierie et ergonomie de l’activité physique, avec 7,8, ingénierie des systèmes complexes, avec 10,0, et management des systèmes d’information, avec 11,5 1.
Le salaire médian à dix-huit mois des diplômés de la promotion 2022, lu sur la ligne nationale de chaque mention, qui réunit ses diplômés de tous les établissements, est associé à davantage de candidatures par place, avec une corrélation de rang de +0,36 sur 192 mentions. À grande discipline et tension égales, la corrélation est de +0,22. Parmi les mentions tendues, elle est de +0,05 sur 69 mentions 1, 2. Le sens de cette association n’est pas établi par ces données.
Entre tension et places par formation, la corrélation est de −0,30, les mentions tendues proposant des formations plus petites. À taille de formation égale, la corrélation entre tension et candidatures par place est de +0,22 1. La part des places en alternance est de 21,9 % dans les mentions de classe 3, de 11,7 % en classe 4 et de 15,3 % en classe 5 1.
Dans une même mention, une formation située en Île-de-France reçoit en moyenne 1,53 fois plus de candidatures par place qu’une formation située ailleurs 1. Une fois pris en compte la part des places franciliennes et le niveau des loyers, la corrélation entre tension et candidatures par place est de +0,20 1, 15.
En 2025, phases principale et complémentaire comprises, un candidat en sciences juridiques a déposé en moyenne 11,4 candidatures dans ce secteur disciplinaire, d’après le service statistique du ministère de l’Enseignement supérieur (SIES). Un candidat en sciences économiques en a déposé 3,3, en psychologie 8,8 et en informatique 9,0 6. Rapportés aux places, les candidats sont 2,1 par place en sciences juridiques, 5,9 en sciences économiques, 3,4 en psychologie et 3,1 en informatique 6. Les données ouvertes de MonMaster ne donnent pas le nombre de candidats par mention 1.
Sur 66 des 73 mentions tendues, un modèle réunit six variables : la poursuite d’études des diplômés de 2024, le taux d’emploi salarié en France et le salaire des diplômés de 2022, le nombre de places par formation, la part des places en alternance et celle des places situées en Île-de-France. Il rend compte de 14 % des écarts de candidatures par place, et aucune de ces variables n’y a un coefficient distinct de zéro 1, 2.
Parmi les mentions tendues d’au moins 200 places, les douze qui reçoivent le plus de candidatures par place et les douze qui en reçoivent le moins ont, en médiane, des taux d’emploi salarié en France de 73,0 % et 70,9 % parmi leurs diplômés de 2022 qui ne poursuivent pas d’études, et des salaires médians de 2 405 € et 2 335 €, lus sur la ligne nationale. Le taux d’emploi salarié en France n’est publié que pour onze des douze mentions du second groupe 1, 2.
Pour chaque mention d’un établissement, MonMaster affiche la part en poursuite d’études, la part des diplômés de nationalité française en emploi en France, salariés et non-salariés, la part dans une autre situation et les trois salaires qui partagent les diplômés en quatre groupes égaux, d’après la note méthodologique d’InserSup de décembre 2025. La part en emploi à l’étranger, tirée des enquêtes d’insertion des établissements, figure à côté 5. En avril 2026, le Comité éthique et scientifique de Parcoursup et Mon Master constate que les deux plateformes présentent les débouchés par des taux de poursuite d’études et d’insertion et par des salaires indicatifs, issus de données qui se situent plutôt au niveau de la mention que du parcours 16.
Magali Beffy, Denis Fougère et Arnaud Maurel ont étudié des bacheliers inscrits à l’université et sortis du système éducatif en 1992 ou en 1998. D’après leurs estimations, une hausse de 10 % des gains attendus d’une grande filière accroît de 0,9 % à 1,4 % la part des étudiants qui la choisissent, soit une élasticité de 0,09 à 0,14. Les auteurs jugent cet effet significatif et faible, le mesurent par les écarts de rendement entre filières d’une conjoncture à l’autre, et concluent que le choix tient surtout à des facteurs non pécuniaires 17.
Au Chili, une information sur les salaires et les coûts des formations, donnée par l’État aux candidats à un prêt étudiant, a réduit de 4,6 % la demande des étudiants modestes pour les diplômes à faible rendement 18. Dans une université publique américaine, des étudiants de premier cycle à qui l’on donnait le salaire moyen des diplômés d’un domaine ont eu une probabilité de choisir ce domaine plus élevée de 9 points 19. Ces trois travaux portent sur le choix d’une filière en premier cycle, avant le master.
Insertion des diplômés selon la tension des métiers visés
InserSup suit les diplômés de master par mention et par établissement, et mesure l’emploi de ceux qui ne poursuivent pas d’études. Pour la promotion 2024, dix-huit mois après le diplôme, la poursuite d’études, comptée parmi l’ensemble des diplômés, va de 17,8 % quand les métiers visés sont en classe 2 de tension en 2024 à 27,0 % en classe 4 2. Parmi les diplômés qui ne poursuivent pas d’études, 65,8 % ont un emploi salarié en France dans les 1 507 couples établissement-mention reliés à une tension, et 67,9 % de ces salariés ont un emploi stable 2.
Le taux d’emploi salarié en France est de 59,9 % quand les métiers visés sont en classe 1 de tension en 2024 et de 59,6 % en classe 2, puis de 68,2 % en classe 3, 67,0 % en classe 4 et 65,7 % en classe 5. Rapporté aux diplômés en emploi salarié en France, l’emploi stable est de 48,0 % en classe 1, 58,7 % en classe 2, 70,6 % en classe 3, 69,6 % en classe 4 et 77,4 % en classe 5 2.

Les valeurs de ce graphique
Emploi des diplômés selon la tension 2024 des métiers visés. Emploi salarié en France, hors poursuite d’études. Classe 1 : 59,9 % ; Classe 2 : 59,6 % ; Classe 3 : 68,2 % ; Classe 4 : 67,0 % ; Classe 5 : 65,7 %. Emploi stable, parmi les salariés en France. Classe 1 : 48,0 % ; Classe 2 : 58,7 % ; Classe 3 : 70,6 % ; Classe 4 : 69,6 % ; Classe 5 : 77,4 %. Promotion 2024, dix-huit mois après le diplôme, 1 507 couples établissement-mention, 65 441 diplômés qui ne poursuivent pas d’études, mesurés. Ensemble : 65,8 % et 67,9 %. Source : InserSup, RNCP, Dares 2024, calcul sortants.fr.
Pour le salaire net mensuel médian à dix-huit mois, la promotion 2022 est la plus récente publiée. En médiane des salaires médians des couples établissement-mention, il est de 1 860 € en classe 1, 2 075 € en classe 2, 2 260 € en classe 3, 2 370 € en classe 4 et 2 375 € en classe 5 2. Par mention, la corrélation de rang avec la tension est de +0,20 pour l’emploi salarié en France et de +0,38 pour l’emploi stable, sur 131 mentions qui comptent au moins trois couples et au moins 100 diplômés mesurés qui ne poursuivent pas d’études. Elle est de +0,40 pour le salaire, sur 99 mentions 2.

Les valeurs de ce graphique
Salaire net mensuel médian à dix-huit mois. Selon la classe de tension 2024 des métiers visés. Classe 1 : 1 860 € ; Classe 2 : 2 075 € ; Classe 3 : 2 260 € ; Classe 4 : 2 370 € ; Classe 5 : 2 375 €. Promotion 2022, médiane des salaires médians des couples établissement-mention qui en publient un : 61, 124, 417, 299 et 90 couples. Ensemble : 2 270 €. Source : InserSup, RNCP, Dares 2024, calcul sortants.fr.
Parmi les diplômés qui ne poursuivent pas d’études, la part d’hommes et celle des diplômés de nationalité étrangère sont plus élevées dans les mentions tendues, et leur corrélation avec la tension est de +0,39 dans les deux cas. Ces deux parts sont associées à l’emploi stable, avec des corrélations de +0,55 et +0,45, et au salaire, avec +0,58 et +0,51 2. Sur 136 mentions d’au moins 100 diplômés mesurés, la corrélation de rang entre tension et emploi stable est de +0,39. Elle est de +0,15 à domaine d’InserSup égal, et de +0,14 sur les 115 mentions où les parts d’hommes, d’étrangers et d’apprentis sont aussi prises en compte, une valeur qui n’est pas statistiquement distincte de zéro 2.
Pour le salaire, lu sur la ligne nationale de chaque mention, la corrélation est de +0,46, puis de +0,17 une fois le domaine et la composition des promotions pris en compte, sans être statistiquement distincte de zéro 2. En droit, économie et gestion, sur 50 mentions, la corrélation entre tension et emploi stable est de 0,00, et celle entre tension et salaire de −0,09 2.
InserSup publie aussi les taux des seuls diplômés de nationalité française ; ils sont lus ici sur la ligne nationale de chaque mention. Parmi ces diplômés, pour ceux qui ne poursuivent pas d’études, le taux d’emploi salarié en France à dix-huit mois va de 57,7 % dans les mentions de classe 1 à 75,2 % dans celles de classe 5, en médiane des mentions 2. Pour les diplômés de toutes nationalités qui ne poursuivent pas d’études, la médiane des onze mentions de classe 5, lue sur la même ligne nationale, est de 61,5 %, et la part des diplômés de nationalité étrangère parmi ceux qui ne poursuivent pas d’études y est de 54,8 % en médiane 2.
Dans les mentions de sciences dont les métiers visés sont en tension forte ou très forte, 54,7 % des diplômés de physique fondamentale et applications poursuivent des études. Parmi les diplômés qui n’en poursuivent pas, le taux d’emploi salarié en France est de 52,6 % dans cette mention, de 56,0 % en mathématiques et applications et de 61,7 % en chimie 2. Dans les 37 mentions tendues de sciences réunies, 37,1 % des diplômés qui ne poursuivent pas d’études sont de nationalité étrangère, et 17,2 % dans les 99 autres mentions d’au moins 100 diplômés mesurés 2.
InserSup ne publie aucune valeur d’emploi à l’étranger pour les diplômés des masters du cursus licence-master-doctorat (LMD), et les colonnes prévues sont vides sur les 359 454 lignes de master LMD du jeu. Pour la promotion 2024, la colonne de l’emploi non salarié n’est pas encore renseignée : elle vaut zéro sur toutes les lignes où l’emploi est publié et elle est masquée sur les autres, comme pour la promotion 2023, alors qu’elle porte des valeurs pour la promotion 2022 2. Un diplômé étranger sans emploi salarié en France peut être à son compte, avoir quitté le pays ou être sans emploi, et la source ne distingue pas ces cas 2.
La note du SIES publiée en juillet 2026 porte sur les diplômés de master de nationalité française de moins de 30 ans. Parmi ceux de la promotion 2024, hors masters d’enseignement, qui ne poursuivent pas d’études, 69,3 % ont un emploi salarié en France dix-huit mois après le diplôme, 2,3 points de moins que la promotion 2023. Parmi les masters LMD, le recul atteint 3,0 points en sciences, technologies et santé, à 70,7 %, le plus marqué des quatre domaines de la note 20. Les taux calculés ici sur InserSup par mention comptent les diplômés de toutes nationalités 2.
L’Apec, qui interroge chaque année un panel de 8 100 entreprises du secteur privé de France métropolitaine, compte 136 500 recrutements de cadres de moins de six ans d’expérience en 2025, 5 % de moins qu’en 2024, et en prévoit 137 600 en 2026. Elle écrit que « les entreprises hésiteraient donc toujours à recruter des cadres débutants ou avec peu d’expérience » 4.
En 2025, les recrutements de cadres reculent de 6 % dans l’ingénierie et la recherche et développement et de 4 % dans les activités informatiques 4. Les familles des ingénieurs et cadres d’étude, recherche et développement de l’industrie et de l’informatique sont en classe 5.1 en 2024 1. Les deux mesures portent sur des années et des découpages différents, le secteur d’activité pour l’Apec, le métier pour la Dares.
Les enquêtes Génération du Céreq suivent les jeunes trois ans après leur sortie de formation initiale. Parmi les diplômés de master sortis en 2021, 87 % sont en emploi en 2024, 9 % des actifs sont au chômage et 71 % des emplois sont à durée indéterminée, une part en baisse relative de 13 % par rapport à la Génération 2017 21. Parmi les diplômés de master de 2017 en emploi en octobre 2020, 63 % occupaient un poste de cadre 22. Le Céreq relève que le déclassement des diplômés de niveau bac+5 ou plus, qu’il définit, pour ceux qui sont en emploi, comme le fait de n’être ni cadre ni chef d’entreprise, tend à diminuer depuis une décennie 21.
Projets de recrutement et recrutements réalisés
Dans l’enquête BMO, France Travail recense 2 274 951 projets de recrutement pour 2026, 6,5 % de moins que pour 2025. Les employeurs en jugent 43,8 % difficiles ; la part était de 50,1 % un an plus tôt 3. L’enquête interroge des établissements employeurs à la fin de l’année précédente sur leurs intentions de recrutement, tous contrats compris. Son champ couvre le secteur privé, les collectivités territoriales et les établissements publics administratifs, sans les administrations de l’État ni les entreprises publiques 3.
Dans la base ouverte par bassin d’emploi, les familles professionnelles visées par au moins une mention de master hors enseignement réunissent, sans les enseignants, 574 326 projets visibles, et les familles de cadres parmi elles 164 247. La base masque les effectifs trop petits, sur 29,9 % des lignes des familles visées et 38,2 % de celles des familles de cadres : ces totaux sont des minorants, que les totaux réels égalent ou dépassent 14. Parmi les familles de cadres visées, celle des artistes de la musique, de la danse et des spectacles réunit 51 022 projets. Sans elle, il reste 113 225 projets dans 33 familles, dont 40,4 % des lignes sont masquées 14.
La famille qui réunit le plus de projets visibles est celle des viticulteurs et arboriculteurs, avec 83 806 projets, visée par une seule mention. Celle des professionnels de l’animation socioculturelle en compte 64 780 et figure dans 15 mentions 14. Additionnés mention par mention, les projets des familles visées totaliseraient 5 664 528, 9,9 fois le total compté une fois par famille, une même famille étant visée par plusieurs mentions 14.
L’Apec compte 294 500 recrutements de cadres en 2025, 3 % de moins qu’en 2024, et en prévoit 305 800 en 2026. Elle compte à part 67 100 promotions internes en 2025 4. Ces recrutements sont des embauches réalisées en CDI ou en CDD d’au moins un an par des entreprises du secteur privé de France métropolitaine. L’Île-de-France réunit 47 % des recrutements de cadres prévus pour 2026 4.
Les projets de BMO sont des intentions d’établissements employeurs, pour tous les contrats et toutes les professions, classées par famille professionnelle. Les recrutements de l’Apec sont des embauches de cadres réalisées, classées par fonction et par secteur 3, 4. Le rapport de France Travail et les prévisions de l’Apec ne rapprochent pas les deux séries, qui portent sur des contrats et des employeurs différents 3, 4.
Formation suivie et métier exercé
Le Céreq a suivi pendant trois ans les jeunes sortis de formation initiale en 2017, tous niveaux de diplôme confondus. Dans les métiers du bâtiment et des travaux publics, 44 % des jeunes qui y ont travaillé y avaient été formés, et 57 % des jeunes formés y ont travaillé. Dans les métiers de l’informatique, la moitié des jeunes qui les ont exercés avaient été formés à l’informatique 23.
Parmi les jeunes formés à l’informatique, 43 % n’ont occupé aucun emploi dans un métier de l’informatique en trois ans. La part est de 80 % parmi ceux qui n’avaient pas obtenu leur diplôme et de 31 % parmi les diplômés 23. Une partie d’entre eux exerce des métiers voisins qui mobilisent l’informatique, comme technicien ou ingénieur de recherche et développement 23.
Le dossier de l’Insee de 2025 porte sur la même génération, avec le seuil de tension de 0,1 de l’indicateur de la Dares de 2019. Dans les métiers en tension, 24 % des emplois occupés par les jeunes au cours de leurs trois premières années de vie active sont tenus par des diplômés de bac+5 ou plus, et 12 % de ceux des métiers sans tension. À caractéristiques égales, un diplômé de bac+5 a une probabilité 1,6 fois plus élevée qu’un jeune peu diplômé d’occuper au moins une fois un métier en tension 11.
La spécialité de formation est en lien avec le métier dans 56 % des emplois en tension et 33 % des emplois sans tension. Les emplois de fonctionnaires et de non-salariés sont comptés à part, avec une tension inconnue, et 33 % d’entre eux sont tenus par des diplômés de bac+5 ou plus 11.
Le rapport « Les métiers en 2030 » écrit qu’un manque de débutants projeté pour un métier « n’implique pas mécaniquement un besoin de formation supplémentaire », et que la correspondance entre le niveau de diplôme et la qualification de l’emploi occupé est « loin d’être systématique » 10. Parmi les moins de 35 ans sortis en 2013, 28 % des ingénieurs et cadres techniques de l’industrie avaient un master universitaire ; les personnels d’études et de recherche comptaient 10 % de diplômés de master universitaire et 74 % de docteurs. Chez les ingénieurs de l’informatique, la part des diplômés de niveau master était de 30 % 10.
Le rapport décrit les métiers de cadres commerciaux et de cadres administratifs et financiers comme des métiers où l’on entre avec de l’expérience. Pour les cadres administratifs, comptables et financiers, il projette que les mobilités professionnelles couvriraient un poste à pourvoir sur quatre. Parmi les familles de cadres, les deux écarts projetés les plus élevés entre postes à pourvoir et jeunes débutants sont ceux des cadres commerciaux et technico-commerciaux, 144 000 postes, et des cadres administratifs, comptables et financiers, 113 000 10.
Par mention, la corrélation de rang entre la tension de 2024 et le déséquilibre projeté pour 2030 est de +0,17 sur 283 mentions 24. Les métiers visés par la mention marketing, vente sont en classe 2 en 2024, et leur manque projeté de débutants atteint 23,2 % de leurs effectifs de 2019. Ceux de la mention psychologie sont en classe 4, avec un excédent projeté de débutants de 13,8 % 24.
Guillermo Montt exploite l’enquête de l’OCDE sur les compétences des adultes (PIAAC) de 2012, sur les salariés de 16 à 65 ans diplômés au moins du second cycle du secondaire dans 23 pays. En France, il ne trouve pas d’écart de salaire significatif pour les salariés qui travaillent hors de leur domaine de formation sans être surqualifiés. Les salariés surqualifiés dans leur domaine ont un salaire inférieur d’environ 15 %, un écart de 0,16 en logarithme 25.
Dans les community colleges de Californie, établissements publics de premier cycle en deux ans, Michel Grosz mesure que la part d’un métier dans les diplômes délivrés augmente d’environ un demi-point quand sa part dans l’emploi augmente d’un point, surtout par la demande des étudiants 26. Sur le marché américain des ingénieurs, Jaewoo Ryoo et Sherwin Rosen observent des inscriptions sensibles aux perspectives de carrière des ingénieurs 27.
Ingénierie industrielle, numérique, psychologie et comptabilité
Toutes formations réunies, les mentions hors enseignement ont reçu 16,6 candidatures par place en 2025, et 16,2 % de leurs places sont restées sans acceptation sur la plateforme 1. Sur l’ensemble de leurs couples établissement-mention, reliés ou non à une tension, 65,7 % des diplômés qui ne poursuivent pas d’études ont un emploi salarié en France et 67,9 % de ces salariés un emploi stable 2.

Les valeurs de ce graphique
Quatre groupes de mentions. Candidatures par place, 2025. Psychologie : 30,5 ; Comptabilité-contrôle-audit : 26,8 ; Numérique : 25,9 ; Ingénierie industrielle : 16,8. Emploi salarié en France à 18 mois. Psychologie : 77,7 % ; Comptabilité-contrôle-audit : 83,1 % ; Numérique : 66,8 % ; Ingénierie industrielle : 68,4 %. MonMaster 2025, phase principale ; InserSup, promotion 2024, diplômés qui ne poursuivent pas d’études. Psychologie : sept mentions ; numérique : neuf ; ingénierie industrielle : quatorze. Mentions hors enseignement, toutes formations réunies : 16,6 candidatures par place ; ensemble de leurs couples établissement-mention : 65,7 %. Source : MonMaster 2025, InserSup, calcul sortants.fr.
Les quatorze mentions d’ingénierie industrielle, du génie civil à l’ingénierie nucléaire, offraient 6 698 places en 2025, toutes dans des mentions dont les métiers visés sont en tension forte ou très forte en 2024. Elles ont reçu 16,8 candidatures par place, et 26,2 % de leurs places sont restées sans acceptation 1. Parmi leurs diplômés de 2024 qui ne poursuivent pas d’études, 68,4 % ont un emploi salarié en France à dix-huit mois, et 86,2 % de ces salariés ont un emploi stable. Le salaire médian de la promotion 2022 est de 2 400 € 2.
La famille des ingénieurs et cadres d’étude, recherche et développement de l’industrie est en classe 5.1 en 2024. Son intensité d’embauche, qui rapporte les offres d’emploi et les projets de recrutement au nombre de salariés, est au niveau 1 sur une échelle de 1 à 5 8, 9. Pour les ingénieurs et cadres techniques de l’industrie et les ingénieurs de l’informatique, le rapport « Les métiers en 2030 » projetait que les jeunes débutants couvriraient plus des trois quarts des besoins de recrutement 10.
Dans le numérique, de l’informatique à la science des données, neuf mentions offraient 6 599 places en 2025, dont 28,0 % en alternance. Elles ont reçu 25,9 candidatures par place, et 16,6 % de leurs places sont restées sans acceptation 1. Parmi leurs diplômés de 2024 qui ne poursuivent pas d’études, 66,8 % ont un emploi salarié en France à dix-huit mois, et 86,8 % de ces salariés ont un emploi stable. Le salaire médian de la promotion 2022 est de 2 450 € 2.
L’Apec prévoit 61 160 recrutements de cadres dans la fonction informatique en 2026, 4 % de plus qu’en 2025 4. Le rapport « Les métiers en 2030 » projetait 115 000 postes d’ingénieurs de l’informatique de plus entre 2019 et 2030, une hausse de 26 % 10.
En psychologie, sept mentions offraient 4 816 places en 2025, dont 0,2 % en alternance, et ont reçu 30,5 candidatures par place. Leurs acceptations ont dépassé leurs places de 1,1 %. Dans leur formation médiane, le rang du dernier candidat appelé correspond à 8,3 % des candidatures reçues 1. Le taux d’emploi salarié en France de leurs diplômés de 2024 qui ne poursuivent pas d’études est de 77,7 %, et 61,0 % de ces salariés ont un emploi stable. Le salaire médian de la promotion 2022 est de 2 190 € 2.
La famille des psychologues est en classe 4 en 2024. La Dares compte 93 % de diplômés de bac+5 ou plus en sciences humaines et droit parmi les psychologues salariés, dont le salaire net médian est de 2 391 € 9. France Travail recense 4 164 projets de recrutement de psychologues et psychothérapeutes pour 2026, dont 57 % jugés difficiles 3. Le Comité éthique et scientifique de Parcoursup et Mon Master estime à environ 5 000 par an les nouveaux diplômés de master de psychologie, soit 6,5 % des 77 000 psychologues en activité 16. Pour les psychologues comme pour les autres métiers, l’indicateur de tension de la Dares ne porte que sur l’emploi salarié 8.
La mention comptabilité-contrôle-audit offrait 2 125 places en 2025, dont 65,5 % en alternance, et a reçu 26,8 candidatures par place 1. Parmi ses diplômés de 2024 qui ne poursuivent pas d’études, 83,1 % ont un emploi salarié en France à dix-huit mois, et 95,7 % de ces salariés un emploi stable. Le salaire médian de la promotion 2022 est de 2 210 €, médiane des salaires médians des 25 établissements qui en publient un 2. Ses métiers visés relèvent de la famille des cadres administratifs, comptables et financiers, en classe 3 en 2024. Celle des techniciens et agents de maîtrise des services comptables et financiers est en classe 5.2 et n’est pas visée par la mention 1.
La mention contrôle de gestion et audit organisationnel, qui vise la même famille de cadres, offrait 1 160 places en 2025, dont 72,3 % en alternance, et a reçu 30,3 candidatures par place 1. Parmi ses diplômés de 2024 qui ne poursuivent pas d’études, 77,6 % ont un emploi salarié en France à dix-huit mois 2.
Profession des diplômés : ce que publient InserSup, le Céreq et la Dares
InserSup ne contient aucune colonne de profession, de catégorie socioprofessionnelle ou de secteur d’activité parmi les 101 colonnes de son jeu de 2026 2. À l’échelle nationale, l’enquête Génération du Céreq décrit le métier exercé trois ans après la sortie selon le niveau de diplôme, et sert à répartir les jeunes débutants entre métiers dans les projections du rapport « Les métiers en 2030 » 10. La Dares publie, pour chaque métier où le lien formation-emploi est fort, le diplôme et la spécialité les plus fréquents parmi ses salariés 9. Aucune de ces sources ne publie de valeur par mention ou par établissement.
La note méthodologique d’InserSup de décembre 2025 annonce que le secteur d’activité et la profession et catégorie socioprofessionnelle des diplômés serviront à qualifier l’insertion « à compter de 2026 », en plus de la nature du contrat et de la rémunération 5. Le jeu de données en ligne, 2026_S1, modifié pour la dernière fois le 29 juillet 2026, n’en contient pas au 8 octobre 2026 2, 5.
Méthode. Champ : masters hors enseignement. Les quatre mentions MEEF, soit 1 121 formations et 32 976 des 177 297 places de MonMaster 2025 (18,6 %), sont retirées de tous les calculs, l’enseignement étant traité dans un dossier distinct en décembre 2026 ; InserSup est limité aux masters LMD. MonMaster : session 2025, phase principale. Une formation est une ligne de la plateforme, une mention un intitulé national. Candidatures par place d’une mention : candidatures confirmées en phase principale rapportées aux places de ses formations. Population principale : 206 mentions d’au moins cinq formations dont au moins un métier visé a une tension de 2024 mesurée (138 420 places). Places sans acceptation : places moins acceptations sur la plateforme. Rang du dernier appelé rapporté aux candidatures : formations d’au moins 20 candidatures.
Métiers visés et tension. Mention, fiche RNCP (table de correspondance versionnée par le site), codes ROME, famille professionnelle de la nomenclature FAP 2021 de la Dares au niveau de qualification des cadres quand elle existe, sinon famille unique du code, tension de la Dares et de France Travail. Tension d’une mention : moyenne des indicateurs des familles visées, pondérée par leur emploi salarié, rangée dans les classes publiées par la Dares. Tension forte ou très forte : classes 4, 5.1 et 5.2 ; mention tendue : mention dont les métiers visés sont en tension forte ou très forte en 2024 ; année 2024 sauf mention contraire. Les valeurs des bornes de classe ne sont pas écrites : la note de la Dares en donne la règle, et les bornes observées dans le fichier ne coïncident pas exactement avec les quintiles recalculés. Années 2011 à 2023 : valeurs rétropolées par la Dares, rapportées à l’offre de 2025.
Corrélations. Rang de Spearman ; intervalle de confiance à 95 % par 1 000 000 de tirages de mentions avec remise ; corrélation à discipline égale calculée sur les candidatures par place rapportées à la médiane de la grande discipline (cinq modalités de MonMaster hors enseignement) ; corrélations partielles de rang et modèles linéaires à erreurs robustes ; parts expliquées et modèles sur le logarithme des candidatures par place ; modèle des mentions tendues : six variables centrées et réduites, 66 mentions où toutes sont publiées. Ces mesures décrivent des associations entre mentions.
InserSup. Diplômés, une valeur par couple établissement-mention, taux recomposés sur les lignes mesurées, lignes nationales et totaux par université exclus, sauf pour les parts d’hommes, de diplômés étrangers et d’apprentis, les taux des diplômés de nationalité française et le salaire des comparaisons décrites ci-dessous, lus sur la ligne nationale de chaque mention. Promotion 2024 à dix-huit mois. Salaire par classe et par groupe : promotion 2022, médiane des salaires médians des couples. Comparaisons par classe : mentions qui comptent au moins trois couples et au moins 100 diplômés mesurés qui ne poursuivent pas d’études ; taux des diplômés de nationalité française et part d’étrangers par classe : les 136 mentions du modèle de composition, sans condition de nombre de couples. Lien entre candidatures par place et salaire, modèle de composition, modèle des mentions tendues et comparaison des mentions tendues qui reçoivent le plus et le moins de candidatures par place : salaire médian de la ligne nationale de la mention, promotion 2022 ; emploi salarié en France de la promotion 2022 pour le modèle des mentions tendues et la comparaison ; modèle de composition sur 136 mentions d’au moins 100 diplômés mesurés, 115 quand la part d’apprentis est publiée ; domaines : les quatre domaines disciplinaires d’InserSup. Emploi salarié en France : base, les diplômés qui ne poursuivent pas d’études ; emploi stable : base, ceux en emploi salarié en France ; poursuite d’études : base, l’ensemble des diplômés.
BMO 2026. Projets visibles de la base par bassin, cellules masquées comptées pour zéro, chaque famille comptée une fois ; familles de cadres : quatrième caractère du code FAP égal à 9, sauf trois familles dont l’intitulé de la Dares nomme des emplois qui ne sont pas de niveau cadre : H0X92 (techniciens et agents de maîtrise de la logistique, du planning, de l’ordonnancement et méthodes en industrialisation), P3X90 (professionnels du droit en aide et médiation judiciaire et en collaboration juridique) et U0X91 (cadres et techniciens de la documentation) ; S3X90 (patrons et cadres de l’hôtellerie et de la restauration) est gardée ; enseignants retirés. Métiers 2030 : déséquilibre projeté de 2019 à 2030 des familles FAP 2009 correspondant aux familles visées, rapporté à leurs effectifs de 2019, scénario de référence.
Groupes de mentions. Numérique : informatique ; méthodes informatiques appliquées à la gestion des entreprises (MIAGE) ; bio-informatique ; mathématiques et informatique appliquées aux sciences humaines et sociales (MIASHS) ; cybersécurité ; intelligence artificielle, sous ses deux intitulés ; réseaux et télécommunication ; science des données. Ingénierie industrielle : génie civil ; génie industriel ; mécanique ; génie mécanique ; électronique, énergie électrique, automatique ; sciences et génie des matériaux ; énergie ; automatique, robotique ; ingénierie des systèmes complexes ; ingénierie de conception ; génie des procédés et des bio-procédés ; physique appliquée et ingénierie physique ; ingénierie nucléaire ; automatique et systèmes électriques. Psychologie : les sept mentions dont l’intitulé commence par psychologie.
Sources
- sortants.fr, calcul sur les données MonMaster du ministère de l’Enseignement supérieur, session 2025, phase principale (export du 31 août 2026), sur le Répertoire national des certifications professionnelles de France Compétences (export du 15 septembre 2026, fiches et codes ROME ; correspondance entre mentions et fiches versionnée par le site), sur la table de correspondance entre codes ROME et familles professionnelles FAP 2021 de la Dares, et sur les données intégrales de la Dares et de France Travail « Les tensions sur le marché du travail en 2024 » (familles FAP 228, France hors Mayotte, 2011 à 2024). https://data.enseignementsup-recherche.gouv.fr/explore/dataset/fr-esr-mon_master/ ; https://static.data.gouv.fr/resources/repertoire-national-des-certifications-professionnelles-et-repertoire-specifique/20260915-020003/export-fiches-csv-2026-09-15.zip ; https://dares.travail-emploi.gouv.fr/donnees/la-nomenclature-des-familles-professionnelles-2021 ; https://dares.travail-emploi.gouv.fr/publication/les-tensions-sur-le-marche-du-travail-en-2024
- sortants.fr, calcul sur InserSup, ministère de l’Enseignement supérieur (SIES), jeu 2026_S1, masters LMD, diplômés, lignes d’établissement et lignes nationales par mention : promotion 2024 à dix-huit mois (emploi salarié en France, emploi stable, poursuite d’études, sexe, nationalité, apprentis) et promotion 2022 (salaire net mensuel médian, emploi), export du 31 août 2026, croisé avec la tension des métiers visés par chaque mention. https://data.enseignementsup-recherche.gouv.fr/explore/dataset/fr-esr-insersup/
- France Travail, « Besoins en main-d’œuvre 2026. France », avril 2026 : p. 4 (champ, établissements interrogés et répondants), p. 6 (résultats clés : 2 274 951 projets, −6,5 % ; 43,8 % de projets jugés difficiles, 50,1 % en 2025), annexe 1, pdf p. 46 (psychologues, psychothérapeutes). https://www.francetravail.fr/candidat/decouvrir-le-marche-du-travail/besoins-en-main-doeuvre.html
- Apec, « Prévisions de recrutements de cadres 2026. Après deux années difficiles, un infléchissement possible », avril 2026 : p. 1 à 3 (recrutements de 2025 et prévisions pour 2026), p. 2 (recul par secteur, promotions internes), p. 4 et 5 (Île-de-France), p. 9 (recrutements prévus par fonction), p. 10 (cadres de moins de six ans d’expérience), p. 12 (méthode : panel de 8 100 entreprises du secteur privé de France métropolitaine, recrutements en CDI et CDD d’un an et plus). https://corporate.apec.fr/home/nos-etudes/toutes-nos-etudes/previsions-de-recrutements-de-cadres-2026.html
- Ministère de l’Enseignement supérieur (SIES), « InserSup. Note méthodologique », décembre 2025 : § 1, p. 1 (secteur d’activité et profession « à compter de 2026 ») ; § 5-d et § 6, p. 6 (indicateurs affichés sur MonMaster) ; métadonnées du jeu fr-esr-insersup lues le 8 octobre 2026 (dernière modification le 29 juillet 2026). https://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/sites/default/files/2026-01/note-m-thodologique-insersup-2025-39129.pdf ; https://data.enseignementsup-recherche.gouv.fr/api/explore/v2.1/catalog/datasets/fr-esr-insersup
- Ministère de l’Enseignement supérieur (SIES), M. Fridlin, « Une variété de parcours et des étudiants mobiles à l’entrée en master », Note d’information n° 26.05, mai 2026 : p. 1 (candidats) ; classeur « Tableaux et graphiques », onglet « annexe9 » (candidatures par candidat, candidats par place et candidatures par place, secteurs de plus de 5 000 places, phases principale et complémentaire). https://doi.org/10.5281/zenodo.19450668
- France Compétences, « Notice d’aide au dépôt d’un enregistrement de droit au RNCP. Modification d’une fiche publiée », version de février 2023 : § 3.7, p. 17 (codes ROME). https://www.francecompetences.fr/app/uploads/2023/02/Notice_aide_RNCP-DROIT_F%C3%A9vrier-2023.pdf
- Dares et France Travail, « Note méthodologique sur les indicateurs de tension », mise à jour de mars 2025, publiée avec les données de la publication : p. 1 et 4 (classes, 5.1 et 5.2), p. 3 (composantes et pondérations ; standardisation sur les FAP 86 ; note 2, agrégation pondérée par l’emploi), p. 4, note 3 (éditions de l’enquête BMO), p. 4 et 5 (intensité d’embauche), p. 4 à 12 (indicateurs complémentaires), p. 7 à 9 (lien formation-emploi), p. 13 et 14, tableau 3 (champ des salariés et familles exclues), p. 16 et 17 (rétropolation). https://dares.travail-emploi.gouv.fr/publication/les-tensions-sur-le-marche-du-travail-en-2024 ; https://dares.travail-emploi.gouv.fr/sites/default/files/cf2931de4cb75d528fb656f28a5390df/Note%20m%C3%A9thodologique%20sur%20l%27analyse%20des%20tensions_maj2025.pdf
- Dares et France Travail, V. Ducatel, P. Villedieu, F. Chartier, F. Lainé, « Les tensions sur le marché du travail en 2024. En repli après un niveau record », Dares Résultats n° 5, février 2026 : p. 1 (six métiers sur dix, 55 % des salariés, niveau de 2023, hausse depuis 2015), p. 2 (informatique et télécommunications, trente métiers les plus tendus), p. 3 (tableau 1), p. 4 (encadré), graphiques 1 et 3 (« facteurs potentiels ») ; classeur des données, onglets « Lisez-moi » (valeurs rétropolées), « Tableau A » (intensité d’embauche) et « Tableau B » (diplôme et spécialité les plus fréquents, salaire net médian). https://dares.travail-emploi.gouv.fr/publication/les-tensions-sur-le-marche-du-travail-en-2024 ; https://dares.travail-emploi.gouv.fr/sites/default/files/26b59a9b95f2680061c6a2b52e4aeaf6/Dares_DR%20Tensions_2024.pdf ; https://dares.travail-emploi.gouv.fr/sites/default/files/4d57b750d7d139b3956442cb60088dce/Dares_donnees_tensions_2024.xlsx
- France Stratégie et Dares, « Les métiers en 2030 », rapport du groupe Prospective des métiers et qualifications, mars 2022 : p. 15 et 31 (pdf p. 17 et 33, tension initiale), p. 17 (pdf p. 19, ingénieurs de l’informatique), p. 20 et 113 (pdf p. 22 et 115, part des besoins couverte par les débutants), p. 23 et 126 (pdf p. 25 et 128, métiers accessibles avec de l’expérience), p. 29 (pdf p. 31, 83 métiers), p. 103 à 110 (pdf p. 105 à 112, enquêtes Génération, encadré 4 et figure 33, diplômes des moins de 35 ans), p. 111 (pdf p. 113, besoin de formation), p. 115 (pdf p. 117, mobilités chez les cadres administratifs et financiers), tableau A3, p. 145 à 147 (pdf p. 147 à 149, déséquilibres des familles de cadres). https://www.strategie-plan.gouv.fr/publications/metiers-2030
- Insee, T. Couppié, C. Gasquet, L. Lercari (Céreq), « La plupart des métiers en tension attirent les jeunes mais certains peinent à les fidéliser », Formations et emploi, Insee Références, édition 2025, dossier : p. 37 (probabilité d’occuper un métier en tension), p. 38, figure 2 (emplois occupés selon le diplôme et la tension, lien entre formation et métier), p. 44 (encadré « Source et méthodes » : définition de la tension, emplois de tension inconnue). https://www.insee.fr/fr/statistiques/fichier/8305562/BFE2025-D2.pdf
- Apec, « Baromètre Apec, 3e trimestre 2026. Les intentions de recrutements de cadres restent au plus bas, faute d’une visibilité suffisante », août 2026 : p. 2 et 3 (difficultés de recrutement anticipées, graphique de juin 2022 à juin 2026), p. 6 (méthode : 1 000 entreprises du secteur privé employant au moins un cadre, interrogées du 2 au 17 juin 2026). https://www.apec.fr/tendances-emploi-cadre/recrutement-et-pratiques-rh/recrutement-de-cadres-au-3e-trimestre-2026-l-attentisme-s-installe.html ; https://corporate.apec.fr/files/live/sites/corporate/files/Nos%20etudes/PDF/Barometre%20Apec%20intentions%20de%20recrutement%20et%20de%20mobilite%20T3%202026.pdf
- Ministère de l’Enseignement supérieur, DGESIP, sous-direction stratégie et qualité des formations, « Articuler le RNCP à une approche par compétences. Guide pratique », mai 2024 : p. 11 (pdf p. 9, métiers d’une sortie immédiate du diplôme). https://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/sites/default/files/2024-06/articuler-le-rncp-une-approche-par-comp-tences---guide-pratique-2024-33373.pdf
- sortants.fr, calcul sur France Travail, enquête Besoins en main-d’œuvre 2026, base ouverte par bassin d’emploi (cellules masquées comptées pour zéro), croisée avec les familles professionnelles visées par les mentions de master hors enseignement et avec leur tension de 2023 et de 2024. https://www.francetravail.org/files/live/sites/peorg/files/documents/Statistiques-et-analyses/Open-data/BMO/Base-open-data-BMO-2026.xlsx
- sortants.fr, calcul sur la carte des loyers 2025 de l’ANIL (loyers d’annonce des appartements d’une ou deux pièces par commune), pondérés par les inscrits de master de chaque mention dans chaque commune (SISE, 2024-2025). https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/carte-des-loyers-indicateurs-de-loyers-dannonce-par-commune-en-2025/ ; https://data.enseignementsup-recherche.gouv.fr/explore/dataset/fr-esr-principaux-diplomes-et-formations-prepares-etablissements-publics/
- Comité éthique et scientifique de Parcoursup et Mon Master, 8e rapport annuel au Parlement, avril 2026 : § 2.6, p. 32 (débouchés présentés par des taux de poursuite d’études, d’insertion et des salaires, au niveau de la mention) ; § 6.3, p. 88 (psychologues en activité et nouveaux diplômés de master). https://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/sites/default/files/2026-04/8e-rapport-du-comit-thique-et-scientifique-de-parcoursup-et-mon-master-39958.pdf
- M. Beffy, D. Fougère, A. Maurel, « Choosing the field of study in post-secondary education: do expected earnings matter? », IZA Discussion Paper n° 4127, avril 2009 : résumé, p. 14 et 15 (données), p. 21 (élasticités) ; publié dans Review of Economics and Statistics, 94(1), 2012, p. 334-347. https://docs.iza.org/dp4127.pdf
- J. Hastings, C. A. Neilson, S. D. Zimmerman, « The effects of earnings disclosure on college enrollment decisions », NBER Working Paper n° 21300, juin 2015 : résumé et p. 6. https://www.nber.org/system/files/working_papers/w21300/w21300.pdf
- J. J. Conlon, « Major malfunction: a field experiment correcting undergraduates’ beliefs about salaries », Journal of Human Resources, 56(3), 2021, p. 922-939 : résumé. https://jhr.uwpress.org/content/56/3/922
- Ministère de l’Enseignement supérieur (SIES), J. Beck, A. Kopka-Peretti, K. Miousset, « Le taux d’emploi salarié en France des diplômés 2024 de Master et de diplôme Bac+5 grade Master à 18 mois », Note Flash n° 19, juillet 2026 : p. 1 (taux, évolution, tableau par discipline) et p. 2 (encadré, champ). https://doi.org/10.5281/zenodo.19690179
- Céreq, V. Ilardi, L. Lercari, F. Merlin, « S’insérer dans un monde instable : le diplôme reste une valeur sûre », Céreq Bref n° 487-488, juillet 2026 : p. 2, tableau 1 (master, niveau 7, Génération 2021, évolutions relatives par rapport à la Génération 2017), p. 3, encadré 1 (champ), p. 5, encadré 2 (définition du déclassement), p. 7 (déclassement des diplômés de bac+5 et plus). https://www.cereq.fr/sites/default/files/2026-07/Bref_487-488_OK.pdf
- Céreq, M. Akkouh, A. Robert, « Les diplômés de master universitaire ont-ils tous les mêmes débuts de vie active ? », Céreq Bref n° 456, 12 septembre 2024 : p. 1 et p. 2 (encadré 1, champ). https://www.cereq.fr/les-diplomes-de-master-universitaire-ont-ils-tous-les-memes-debuts-de-vie-active ; https://www.cereq.fr/sites/default/files/2024-11/Bref_456_web-.pdf
- Céreq, T. Couppié, C. Gasquet, « Métiers en tension : les jeunes peuvent-ils être une réponse ? », Céreq Bref n° 446, novembre 2023 : p. 2 (bâtiment et travaux publics), p. 3, encadré 3 (relation entre formation et emploi), p. 3 et 4 (informatique, métiers connexes). https://www.cereq.fr/sites/default/files/2023-11/Bref_446_web.pdf
- sortants.fr, calcul sur France Stratégie et Dares, « Les métiers en 2030 », données régionales du scénario de référence (déséquilibre projeté de 2019 à 2030 et effectifs de 2019 par famille professionnelle FAP 2009), rapportées aux familles visées par chaque mention. https://dares.travail-emploi.gouv.fr/dossier/les-metiers-en-2030
- G. Montt, « Field-of-study mismatch and overqualification: labour market correlates and their wage penalty », IZA Journal of Labor Economics, 6:2, 2017 : p. 10 et 11, tableau 1 p. 11, tableau 2 p. 12. https://izajole.springeropen.com/articles/10.1186/s40172-016-0052-x
- M. Grosz, « Do postsecondary training programs respond to changes in the labor market? », Journal of Human Capital, 16(4), 2022, p. 461-487 : résumé. https://ideas.repec.org/a/ucp/jhucap/doi10.1086-722264.html
- J. Ryoo, S. Rosen, « The engineering labor market », Journal of Political Economy, 112(S1), 2004, p. S110-S140 : résumé. https://ideas.repec.org/a/ucp/jpolec/v112y2004is1ps110-s140.html
Les chiffres de ce dossier, sur le site
Chaque formation citée a sa page, avec ses places, ses admis et l’insertion de ses diplômés.
- Psychologie
- Informatique
- Physique fondamentale et applications
- Sciences de la Terre et des planètes, environnement
- Droit pénal et sciences criminelles
- Physique appliquée et ingénierie physique
- STAPS : ingénierie et ergonomie de l’activité physique
- Ingénierie des systèmes complexes
- Management des systèmes d’information
- Mathématiques et applications
- Chimie
- Marketing, vente
- Comptabilité-contrôle-audit
- Contrôle de gestion et audit organisationnel
- Les 325 mentions, places et admis
- Chercher une formation