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L’alternance en master, entre candidatures et contrats
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En 2025, le nombre d’apprentis a baissé dans l’enseignement supérieur. En master, il a encore un peu augmenté.
Le ministère a publié jeudi ses chiffres : 628 500 apprentis fin 2025, 4 % de moins qu’un an plus tôt. C’est la première baisse depuis la mise en place de l’apprentissage dans le supérieur. En master, ils sont 50 800, contre 49 900 en 2024.
Les candidats, eux, ne manquent pas. Sur MonMaster 2025, les masters en alternance ont reçu 22,3 candidatures par place, contre 13,9 pour les autres masters. Ils ont pourtant laissé 42,4 % de leurs places vides, soit 9 311 places.
En alternance, la proposition d’admission n’arrive qu’une fois le contrat signé avec une entreprise et validé par l’établissement. Être classé par la formation ne suffit pas, il faut aussi trouver l’employeur.
Apprentissage : Note Flash du SIES n° 2026-24 du 15 octobre 2026. Candidatures et places : MonMaster, session 2025, phase principale.
24,4 % des diplômés de master de la promotion 2024 poursuivent des études, dix-huit mois après leur diplôme.
19 949 diplômés sur 81 731 suivis par le ministère. Comptée par établissement et par mention, la part médiane est de 16,2 %. Dans 69 masters sur 1 350, plus d’un diplômé sur deux poursuit.
Sur 100 diplômés de la promotion, dix-huit mois après le diplôme : 24 poursuivent des études, 50 ont un emploi salarié en France, et 26 sont ailleurs, à leur compte, à l’étranger, en recherche d’emploi ou inactifs.
Les taux d’emploi se calculent sur les sortants, les diplômés qui ne poursuivent pas d’études : dans une formation où la moitié des diplômés poursuivent, le taux d’emploi porte sur l’autre moitié. 65,8 % des sortants de la promotion 2024 ont un emploi salarié en France ; rapporté à tous les diplômés, le même emploi vaut 49,7 %.
Mesuré sur InserSup, diplômés de la promotion 2024, 1 350 observations publiées par établissement et par mention, chacune comptée une fois.
Les inscrits en master, face aux admis de la plateforme
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108 inscrits en première année de master pour 100 admis sur MonMaster, en médiane par établissement et par mention.
La mesure porte sur 1 954 couples d’un établissement et d’une mention : les inscrits de la rentrée 2024, relevés par SISE, rapportés aux admis de la session 2024 sur la plateforme. Les établissements comprennent les universités et d’autres, du Cnam aux instituts catholiques. 1 386 couples comptent plus d’inscrits que d’admis.
Au total, ces couples comptent 131 384 inscrits en première année pour 112 140 admis. 19 244 étudiants de plus, soit 117 inscrits pour 100 admis.
MonMaster enregistre les admissions prononcées sur la plateforme. SISE, le système d’information du ministère, compte chaque étudiant inscrit à la rentrée, quelle que soit sa voie d’entrée : admis de la plateforme, redoublants, reprises d’études, recrutements faits en dehors de la procédure.
Ces derniers sont les seuls que la source d’admission déclare. Les mêmes formations en ont déclaré 2 470 à la session 2024, soit 12,8 % de l’écart. Le 21 septembre, sortants.fr en relevait 2 419 pour la session 2025, sur l’ensemble des formations.
Le nombre d’inscrits est une mesure d’établissement dans la mention : il réunit tous les parcours d’un même établissement.
Mesuré sur SISE, rentrée 2024, et MonMaster, session 2024, couples d’au moins 20 admis.
2 419 places de master ont été remplies hors de la plateforme en 2025, en complément de la procédure.
835 formations en ont déclaré. À la fin de la campagne, 35 812 places étaient restées vides sur 4 728 formations : ces recrutements en représentent 6,8 %.
La phase court en ce moment. Le calendrier de la procédure prévoit qu’à l’issue de la campagne, en cas de désistement à partir du 31 août, les établissements peuvent contacter les candidats. Elle ne passe par aucune plateforme, ne publie aucune liste et ne laisse aucun rang visible. Une seule colonne du jeu de données ouvert la mesure.
Elle ne se produit pas là où les places manquent. Sciences de l’éducation laisse 9 867 places vides, le plus de tous les secteurs, et en reprend 170 par cette voie, soit 1,7 %. Sciences juridiques en laisse 1 729 et en reprend 321, soit 18,6 %. Sciences du langage atteint 17,7 %, sciences économiques 11,4 %, sciences de gestion 8,2 %.
Un tiers de ces formations n’avaient aucune place vide. Sur les 835 qui déclarent un recrutement hors plateforme, 304 avaient rempli toutes les places annoncées et ont recruté au-delà de leur capacité déclarée. Les 531 autres complétaient.
Le total recule d’une année sur l’autre : 3 453 recrutements déclarés en 2024 par 933 formations, 2 419 en 2025 par 835, et la part des places vides reprise passe de 8,5 % à 6,8 %.
Le ministère définit cette colonne comme l’effectif des recrutements complémentaires hors plateforme, et la donne manquante quand la formation n’en a pas déclaré. 2 419 est donc un plancher : il compte ce qui a été déclaré.
Mesuré sur MonMaster, sessions 2024 et 2025, écarts positifs. Le calendrier est celui d’information.monmaster.gouv.fr.
28,9 % des places ouvertes dans les masters qui mènent à l’enseignement sont restées vides en 2025.
9 518 places sur 32 976, soit près d’une place sur trois. Dans l’ensemble des masters, la part est de 20,2 %, soit 35 812 places sur 177 297.
Ces masters changent de forme à cette rentrée. Les concours externes de recrutement des enseignants se passent à bac+3 à partir de la session 2026, le master MEEF laisse la place au master M2E en septembre 2026, et la réussite au concours devient la condition d’entrée dans le master. Deux années de concours restent ouvertes aux deux niveaux, et le concours à bac+5 disparaît en 2028.
Les quatre mentions concernées comptent 1 121 formations : professorat des écoles, enseignement du second degré, encadrement éducatif, pratiques et ingénierie de la formation. Les places restées vides s’y répartissent en 7 370 dans le second degré, 1 704 dans le premier degré, 317 en ingénierie de la formation et 127 en encadrement éducatif.
L’écart avec le reste des masters existait déjà en 2024. Ces mentions laissaient alors 10 573 places vides sur 32 488, soit 32,5 %, quand l’ensemble des masters en laissait 23,0 %. Les deux parts reculent, de 3,6 points ici et de 2,8 points pour l’ensemble, et la distance entre elles passe de 9,5 à 8,7 points.
Trois choses expliquent qu’une place déclarée reste vide. La capacité déclarée par une formation peut différer du nombre de places réellement ouvertes, les désistements courent jusqu’au 30 août, après la photographie des données, et une commission peut choisir de ne pas remplir. Ces valeurs décrivent les sessions 2024 et 2025, toutes deux antérieures à la réforme, et elles en donnent le point de départ.
Mesuré sur MonMaster, sessions 2024 et 2025, phase principale, écarts positifs. L’annonce vient de devenirenseignant.gouv.fr et de la page « Réforme de la formation initiale des professeurs » du ministère.
Les chiffres paraissent d’abord sur les deux comptes, deux à trois fois par semaine, chacun
avec sa source, sa session et son dénominateur. Les deux publient le même fond, la légende seule
étant calibrée sur chaque réseau.