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· dossier · alternance en master

Masters en alternance : 42 % de places vides en 2025, pour 22 candidatures par place

42,4 % des places des masters en alternance sont restées vides en 2025, pour 22,3 candidatures par place.

En bref

  • En 2025, les formations de master en alternance ont reçu 22,3 candidatures par place et laissé 42,4 % de leurs places vides, contre 17,1 % pour les autres formations de master 1.
  • La proposition d’admission en alternance n’est envoyée qu’après validation d’un contrat. 13,3 % des candidatures classées en reçoivent une, contre 46,4 % hors alternance 1, 2.
  • Dans 21 des 25 mentions proposées en alternance par au moins six établissements, l’un remplit au moins 90 % de ses places quand un autre en laisse plus de 70 % vides 1.
  • Entre 2024 et 2026, l’aide à l’embauche, le fonds versé aux Régions pour les CFA et les montants versés par contrat ont baissé pour les diplômes de niveau bac+3 ou plus, pour l’essentiel après la session 2025 étudiée ici 3, 4, 5.
  • Dix-huit mois après un même master de la même université, le taux d’emploi salarié des apprentis dépasse celui des autres diplômés de 10,3 points en médiane, pour un salaire médian presque identique 6.

En 2025, les 1 158 formations de master en alternance ont reçu 22,3 candidatures par place, contre 13,9 pour les autres formations de master. Elles ont laissé 42,4 % de leurs places vides, soit 9 311 places sur 21 979, quand les formations hors alternance en laissaient 17,1 % 1.

Dans 388 cas, une université propose la même mention dans les deux régimes, avec au moins 10 places dans chacun. La version en alternance y laisse 41,9 % de places vides en médiane, et la version classique 3,6 %. Dans 327 de ces cas, c’est la version en alternance qui est la plus vide 1.

Même université, même mention : places restées vides. Médiane de 388 mentions proposées dans les deux régimes, session 2025. Version en alternance : 41,9 % ; Version classique : 3,6 %. Mentions d’une même université proposées en alternance et hors alternance, au moins 10 places dans chaque régime. La version en alternance est la plus vide dans 327 cas sur 388. Source : MonMaster 2025, calcul sortants.fr.
Les valeurs de ce graphique

Même université, même mention : places restées vides. Médiane de 388 mentions proposées dans les deux régimes, session 2025. Version en alternance : 41,9 % ; Version classique : 3,6 %. Mentions d’une même université proposées en alternance et hors alternance, au moins 10 places dans chaque régime. La version en alternance est la plus vide dans 327 cas sur 388. Source : MonMaster 2025, calcul sortants.fr.

L’apprentissage et la voie classique sont deux façons de préparer le même diplôme 7. Les universités fixent leurs capacités en alternance avant la campagne, sans savoir combien de contrats seront signés. Sur MonMaster, l’alternance regroupe l’apprentissage et le contrat de professionnalisation. Les règles de financement décrites plus loin concernent l’apprentissage.

Une admission subordonnée à la signature d’un contrat

Le décret n° 2025-151 du 19 février 2025 fixe la procédure 2. La formation classe les candidats, et le candidat classé passe en recherche de contrat. Une fois le contrat signé avec un employeur, l’établissement le vérifie, puis envoie la proposition d’admission si le rang du candidat et les places restantes le permettent. En 2026, un contrat validé avant le 12 juin a ouvert à cette date une proposition d’admission ou une place sur liste d’attente, et un contrat pouvait encore être déposé jusqu’au 30 août 8.

Le candidat passe ainsi par deux sélections, celle de la formation puis celle de l’employeur. Une étude de cas du Céreq, conduite dans une université d’Île-de-France et publiée en 2020, décrivait déjà cette double sélection, avec des admissions prononcées sous réserve de la signature d’un contrat 9. Le responsable d’un master de chimie y estimait qu’en général la moitié des étudiants retenus trouvaient une entreprise. MonMaster ne publie pas de taux de signature.

En alternance, les formations classent 23,2 % des candidatures, contre 42,2 % hors alternance, et 13,3 % des candidatures classées reçoivent une proposition, contre 46,4 % 1.

Candidatures classées qui reçoivent une proposition. Phase principale, session 2025. En alternance : 13,3 % ; Hors alternance : 46,4 %. En alternance, 23,2 % des candidatures sont classées, contre 42,2 % hors alternance. Source : MonMaster 2025, calcul sortants.fr.
Les valeurs de ce graphique

Candidatures classées qui reçoivent une proposition. Phase principale, session 2025. En alternance : 13,3 % ; Hors alternance : 46,4 %. En alternance, 23,2 % des candidatures sont classées, contre 42,2 % hors alternance. Source : MonMaster 2025, calcul sortants.fr.

Dans les 965 formations en alternance qui gardent des places vides, on compte 9,1 candidatures classées par place vide, un même candidat pouvant être classé dans plusieurs formations. 95,8 % des places vides en alternance se trouvent dans une formation où les candidatures classées restées sans proposition sont au moins aussi nombreuses que ses places vides 1.

Une proposition faite en alternance est acceptée dans 82,6 % des cas, contre 30,2 % hors alternance, un taux cohérent avec une proposition envoyée après la signature du contrat. Aucun admis en alternance n’a reçu sa proposition dès l’ouverture de la plateforme, contre 38,9 % hors alternance 1. Au bilan de la campagne 2025, le ministère comptait 55 700 candidats placés en recherche de contrat au 2 mai 10.

La phase complémentaire permet aux formations de recruter après la phase principale. Parmi les formations en alternance qui ont des places vides, 40,9 % l’ouvrent, contre 63,5 % hors alternance. Celles qui l’ouvrent y admettent 1,2 candidat pour 100 candidatures, contre 6,7 hors alternance 1.

Le Code du travail permet de commencer une formation en CFA jusqu’à trois mois sans employeur 11. Sur MonMaster, l’admission en alternance suppose un contrat validé. Parmi les masters d’au moins 20 admis proposés uniquement en alternance, les universités déclarent en première année 1,13 inscrit par admis sur la plateforme en médiane, contre 1,07 dans les masters sans alternance 12. Ces chiffres ne signalent pas d’entrées nombreuses hors MonMaster.

En 2026, le ministère recensait sur MonMaster plus de 7 500 formations, dont environ 1 000 en alternance, et environ 400 formations dites mixtes, qui ont reçu 189 000 candidatures 10. Dans une formation mixte, le candidat classé qui n’a pas trouvé de contrat en fin de campagne conserve sa place dans la même formation, hors alternance 8.

Capacités d’accueil d’une année sur l’autre

Sur 434 formations en alternance dont plus de la moitié des places étaient vides en 2024 et encore ouvertes en alternance en 2025, 256 ont gardé exactement la même capacité, 120 l’ont réduite et 58 l’ont augmentée. Quatre ont ramené leur capacité de 2025 au nombre de leurs admis de 2024 ou en dessous 1.

Formations en alternance à moitié vides en 2024 : leur capacité en 2025. 434 formations ouvertes en alternance les deux années. Capacité inchangée : 256 ; Capacité réduite : 120 ; Capacité augmentée : 58. Formations dont plus de la moitié des places étaient vides en 2024. Quatre ont ramené leur capacité 2025 au nombre de leurs admis de 2024 ou en dessous. Source : MonMaster 2024 et 2025, calcul sortants.fr.
Les valeurs de ce graphique

Formations en alternance à moitié vides en 2024 : leur capacité en 2025. 434 formations ouvertes en alternance les deux années. Capacité inchangée : 256 ; Capacité réduite : 120 ; Capacité augmentée : 58. Formations dont plus de la moitié des places étaient vides en 2024. Quatre ont ramené leur capacité 2025 au nombre de leurs admis de 2024 ou en dessous. Source : MonMaster 2024 et 2025, calcul sortants.fr.

En 2024 comme en 2025, 298 formations en alternance ont laissé vide plus de la moitié de leurs places. Elles offrent 22,2 % des places en alternance et concentrent 41,4 % des places vides. Ce sont surtout de petites formations, avec 13 places et 2 admis en médiane, qui reçoivent 16,6 candidatures par place 1.

En 2025, 138 formations en alternance n’ont admis aucun candidat, pour 818 places et 21 123 candidatures, dont 85 font partie de ces 298 formations. 235 formations ont laissé plus de la moitié de leurs places vides avec au moins 20 candidatures par place. Les formations en alternance de moins de 15 places laissent 50,6 % de leurs places vides 1.

Sur les 976 formations ouvertes en alternance en 2024 comme en 2025, les candidatures ont augmenté de 22,5 %, les places ont diminué de 3,9 % et les admis de 0,6 %. Hors alternance, les candidatures ont augmenté de 10,2 %, les places ont diminué de 1,1 % et les admis ont augmenté de 2,0 % 1.

Un établissement national présent dans plusieurs régions pèse sur ces évolutions. Ses formations en alternance perdent 14,8 % de leurs places. Sans elles, la baisse des places en alternance est de 2,3 %, et les admis augmentent de 0,6 % 1.

Remplissage selon l’établissement, la région et la ville

Vingt-cinq mentions sont proposées en alternance par au moins six établissements, avec au moins 10 places chacun, et réunissent 68,1 % des places en alternance. Dans 21 d’entre elles, un établissement remplit au moins 90 % de ses places quand un autre en laisse plus de 70 % vides. L’écart médian entre l’établissement le plus rempli et le plus vide atteint 82 points. En comptabilité, contrôle, audit, 18 établissements sur 31 remplissent au moins 90 % de leurs places 1.

Ce résultat reste le même sans l’établissement national présent dans plusieurs régions. Ses formations modifient toutefois le taux de certaines mentions. Sans elles, les places vides passent de 27,8 % à 16,0 % en comptabilité, contrôle, audit, et de 53,6 % à 40,7 % en marketing et vente 1.

Quand la version en alternance représente plus de la moitié des places de la mention dans l’université, elle laisse 37,8 % de places vides en médiane. Quand elle en représente moins d’un tiers, 49,0 %. L’écart avec la version classique est de 23,4 points dans le premier cas et de 36,6 points dans le second 1. Ces chiffres décrivent une association, sans établir d’effet du poids de l’alternance.

Places vides en alternance selon le poids de l’alternance dans la mention. Part de l’alternance dans les places de la mention, même université. Moins d’un tiers : 49,0 % ; Un tiers à la moitié : 46,4 % ; Plus de la moitié : 37,8 %. Médianes de 388 mentions d’une même université proposées dans les deux régimes, session 2025. Source : MonMaster 2025, calcul sortants.fr.
Les valeurs de ce graphique

Places vides en alternance selon le poids de l’alternance dans la mention. Part de l’alternance dans les places de la mention, même université. Moins d’un tiers : 49,0 % ; Un tiers à la moitié : 46,4 % ; Plus de la moitié : 37,8 %. Médianes de 388 mentions d’une même université proposées dans les deux régimes, session 2025. Source : MonMaster 2025, calcul sortants.fr.

En sciences de gestion, où l’alternance représente la majorité des places, 31,2 % des places en alternance restent vides, contre 46,2 % dans les autres disciplines, sans l’établissement national présent dans plusieurs régions. Sur ce même périmètre, le secteur technologie et sciences industrielles, où l’alternance représente aussi 53,3 % des places, en laisse 46,0 % vides 1.

Sans cet établissement, la part de places vides en alternance va de 24,1 % en Auvergne-Rhône-Alpes et 24,2 % en Centre-Val de Loire à 48,0 % dans les Hauts-de-France et 53,9 % en Bourgogne-Franche-Comté. L’Île-de-France en laisse 34,8 % vides. Dans toutes ces régions, l’alternance est plus vide que le reste de l’offre de master, de 0,6 point seulement en Centre-Val de Loire. Dans les outre-mer, 73,5 % des 283 places en alternance restent vides. Établissement national compris, la part de places vides en alternance d’une région de métropole n’est corrélée ni à la demande ni au remplissage des masters hors alternance 1.

Places vides en alternance, par région. Région du lieu de formation, régions de métropole d’au moins 300 places. Auvergne-Rhône-Alpes : 24,1 % ; Centre-Val de Loire : 24,2 % ; Normandie : 34,5 % ; Île-de-France : 34,8 % ; Grand Est : 34,9 % ; Nouvelle-Aquitaine : 36,0 % ; Bretagne : 42,3 % ; Provence-Alpes-Côte d’Azur : 43,2 % ; Occitanie : 44,0 % ; Pays de la Loire : 47,5 % ; Hauts-de-France : 48,0 % ; Bourgogne-Franche-Comté : 53,9 %. Session 2025, sans les formations de l’établissement national présent dans plusieurs régions. Outre-mer : 73,5 % de 283 places. Source : MonMaster 2025, calcul sortants.fr.
Les valeurs de ce graphique

Places vides en alternance, par région. Région du lieu de formation, régions de métropole d’au moins 300 places. Auvergne-Rhône-Alpes : 24,1 % ; Centre-Val de Loire : 24,2 % ; Normandie : 34,5 % ; Île-de-France : 34,8 % ; Grand Est : 34,9 % ; Nouvelle-Aquitaine : 36,0 % ; Bretagne : 42,3 % ; Provence-Alpes-Côte d’Azur : 43,2 % ; Occitanie : 44,0 % ; Pays de la Loire : 47,5 % ; Hauts-de-France : 48,0 % ; Bourgogne-Franche-Comté : 53,9 %. Session 2025, sans les formations de l’établissement national présent dans plusieurs régions. Outre-mer : 73,5 % de 283 places. Source : MonMaster 2025, calcul sortants.fr.

Dans les villes qui comptent moins de 30 formations de master, 48,6 % des places en alternance restent vides, contre 37,9 % à Paris, Montpellier et Toulouse, les trois villes qui en comptent le plus. Entre les deux, la taille de la ville fait peu de différence, avec 41 % à 42 % de places vides. Le niveau des loyers va dans le même sens : 51,7 % de places vides dans le quart des formations dont la ville a les loyers au m² les plus bas, 37,8 % dans le quart aux loyers les plus élevés 1, 13. Formation par formation, ces liens sont faibles, avec des coefficients de corrélation compris entre −0,03 et −0,16.

Par mention, la part de places vides en alternance n’est pas corrélée à la tension des métiers visés mesurée par la Dares, ni aux projets d’embauche recensés par France Travail 14. Les formations en alternance de génie civil, de chimie et d’électronique, énergie électrique, automatique visent des métiers en tension forte et laissent de 53,8 % à 55,6 % de leurs places vides, pour 22,4 à 44,1 candidatures par place. Selon la Dares, en 2024, 82 % des employeurs qui recrutent des apprentis préparant un diplôme de niveau bac+2 ou plus exercent dans le secteur tertiaire 15.

Profil des candidats admis en alternance

En alternance, une candidature issue de licence professionnelle aboutit à une admission 5,0 fois sur 100, une candidature issue de BUT 3,6 fois et une candidature issue de licence générale 2,1 fois. Hors alternance, la licence générale aboutit 6,1 fois sur 100, contre 4,7 pour la licence professionnelle et 3,8 pour le BUT 1.

Admissions pour 100 candidatures, selon la formation d’origine. En alternance. Licence professionnelle : 5,0 ; BUT : 3,6 ; Licence générale : 2,1 ; Non inscrits : 1,6 ; Déjà en master : 1,1. Hors alternance. Licence professionnelle : 4,7 ; BUT : 3,8 ; Licence générale : 6,1 ; Non inscrits : 5,4 ; Déjà en master : 5,5. Session 2025, deux phases cumulées. Formation suivie l’année précédant la candidature. Source : MonMaster 2025, calcul sortants.fr.
Les valeurs de ce graphique

Admissions pour 100 candidatures, selon la formation d’origine. En alternance. Licence professionnelle : 5,0 ; BUT : 3,6 ; Licence générale : 2,1 ; Non inscrits : 1,6 ; Déjà en master : 1,1. Hors alternance. Licence professionnelle : 4,7 ; BUT : 3,8 ; Licence générale : 6,1 ; Non inscrits : 5,4 ; Déjà en master : 5,5. Session 2025, deux phases cumulées. Formation suivie l’année précédant la candidature. Source : MonMaster 2025, calcul sortants.fr.

Sur les formations ouvertes les deux années, la part des candidats venus de BUT parmi les admis en alternance passe de 22,2 % en 2024 à 26,2 % en 2025. Sur l’ensemble de la session 2025, ils déposent 18,0 % des candidatures en alternance et obtiennent 26,0 % des admissions 1.

En 2024, 10 % des nouveaux contrats d’apprentissage, soit environ 90 000, réunissent un apprenti et l’employeur de son contrat précédent, et 65 % de ces contrats préparent un diplôme d’un niveau plus élevé que le précédent 16. 37 % des apprentis de première année du supérieur étaient déjà apprentis l’année précédente 17, et en 2023-2024, 61 % des étudiants de licence professionnelle et 26 % des étudiants d’IUT étaient apprentis 18. Une partie de ces étudiants peut arriver en master avec un employeur. Le ministère ne publie pas la part des apprentis de master qui étaient déjà apprentis l’année précédente.

En alternance, les candidatures d’étudiants déjà inscrits dans l’établissement aboutissent 8,6 fois sur 100, celles des autres 1,7 fois, soit un rapport de cinq, contre quatre hors alternance. Les candidatures venues de la même région aboutissent 3,4 fois plus souvent que les autres en alternance, et 2,5 fois plus souvent hors alternance. Dans le tiers des formations en alternance qui reçoivent le moins de candidatures internes, 49,4 % des places restent vides, contre 37,1 % dans le tiers qui en reçoit le plus. Hors alternance, cet écart n’apparaît pas 1. Les données ne disent pas s’il tient au réseau d’entreprises de la formation ou à un apprentissage commencé en licence.

34,9 % des apprentis de master ont un parent cadre ou de profession intellectuelle supérieure, contre 40,7 % des étudiants de master hors apprentissage 17. La direction générale du Trésor compte parmi les apprentis de master 40 % d’enfants d’employés, d’ouvriers ou d’inactifs, contre 36 % parmi les autres étudiants de master 7.

Dans une enquête de l’Apec publiée en 2024 auprès d’alternants de niveau bac+3 ou plus, toutes filières confondues, 75 % des jeunes issus de milieux moins favorisés déclarent avoir eu des difficultés à trouver leur alternance, contre 63 % des autres alternants. 39 % de ces jeunes ont choisi l’alternance pour financer leurs frais de scolarité, contre 22 % des autres alternants 19. Parmi les jeunes sortis de formation en 2017, tous niveaux confondus, 23 % de ceux qui vivaient dans un quartier prioritaire de la politique de la ville sont passés par l’alternance, contre 33 % des jeunes des autres quartiers des mêmes villes 20.

Les femmes représentent 53,8 % des admis en alternance et 64,4 % des admis hors alternance. Si chaque discipline comptait en alternance la même part de femmes que hors alternance, l’alternance compterait 52,9 % de femmes. Dans une même mention d’une même université, la part de femmes est la même dans les deux régimes 1. L’écart s’explique donc presque entièrement par la répartition des places entre disciplines : les sciences de l’éducation, où les femmes sont très majoritaires, représentent 19,4 % des admis hors alternance et 0,4 % des admis en alternance.

Apprentissage du supérieur : croissance, coût public et baisse des aides

Les contrats préparant un diplôme du supérieur représentaient 39,1 % des entrées en apprentissage en 2018 et 59,1 % en 2025, et ceux qui préparent un bac+5 ou plus sont passés de 11,4 % à 21,0 % des entrées. Le nombre total d’entrées a été multiplié par 2,6 sur la période, de 321 038 à 846 683 contrats 21. En 2025, il a reculé de 4,9 %. L’OFCE y voit la première baisse depuis 2017 et en situe l’origine dans le supérieur, où les nouveaux contrats diminuent de 7,7 %, contre 0,7 % pour les diplômes de niveau bac ou inférieur 22.

Parmi les diplômés de master qui ne poursuivent pas d’études, hors masters MEEF, la part des apprentis est passée de 9,6 % en 2019 à 31,3 % en 2024 6. 80 % des apprentis de master sont inscrits dans un établissement public, alors que plus des trois quarts des apprentis du supérieur, tous diplômes confondus, sont formés dans des établissements privés 18.

Part de l’alternance dans les places de master, par discipline. Session 2025, secteurs d’au moins 1 000 places. Sciences de gestion : 59,1 % ; Technologie, sciences industrielles : 56,5 % ; Droit, économie, AES : 45,1 % ; Informatique : 28,0 % ; Électronique, génie électrique : 21,5 % ; Chimie : 15,1 %. Autres secteurs : sciences économiques 9,2 %, sciences juridiques 5,7 %, sciences de la vie 4,1 %, sciences de l’éducation 0,4 %. Source : MonMaster 2025, calcul sortants.fr.
Les valeurs de ce graphique

Part de l’alternance dans les places de master, par discipline. Session 2025, secteurs d’au moins 1 000 places. Sciences de gestion : 59,1 % ; Technologie, sciences industrielles : 56,5 % ; Droit, économie, AES : 45,1 % ; Informatique : 28,0 % ; Électronique, génie électrique : 21,5 % ; Chimie : 15,1 %. Autres secteurs : sciences économiques 9,2 %, sciences juridiques 5,7 %, sciences de la vie 4,1 %, sciences de l’éducation 0,4 %. Source : MonMaster 2025, calcul sortants.fr.

Sur MonMaster, 12,4 % des places de master sont proposées en alternance en 2025, pour 8,9 % des admis. En sciences de gestion, 59,1 % des places sont en alternance, et cette discipline réunit 48 % des places en alternance. La part de l’alternance est de 28,0 % en informatique, 5,7 % en sciences juridiques, 4,1 % en sciences de la vie et 0,4 % en sciences de l’éducation. Dans les régions de métropole, hors Corse, elle va de 6,3 % des places de master en Nouvelle-Aquitaine à 19,4 % dans les Hauts-de-France 1.

L’OFCE évalue le coût public de l’apprentissage à 24,1 milliards d’euros en 2024, 22,2 milliards en 2025 et 20,5 milliards prévus en 2026, exonérations de cotisations et assurance chômage comprises 22. Sur un périmètre plus étroit, la Cour des comptes chiffre le soutien de l’État à 16,5 milliards en 2023 23, et la direction générale du Trésor évalue la dépense à 14,9 milliards la même année, soit environ 14 700 € par apprenti 7.

La direction générale du Trésor compare ce montant aux 4 700 € dépensés en Allemagne par apprenti et par jeune du système de transition. Les aides aux employeurs, 4 200 € par apprenti en France contre 76 € en Allemagne, représentent environ 40 % de l’écart. Selon la même source, un apprenti de master coûte à la collectivité environ deux fois plus qu’un étudiant de master, et un apprenti de licence générale environ quatre fois plus qu’un étudiant de licence 7.

En mars 2024, l’IGAS et l’IGF relevaient que les certifications de niveau licence et de niveau master représentaient 40 % et 32 % des niveaux de prise en charge du référentiel, pour 18 % et 17 % des contrats. Elles proposaient de supprimer l’aide à l’embauche pour ces niveaux dans les entreprises d’au moins 250 salariés, pour 554 millions d’euros d’économies 24. En janvier 2025, la Cour des comptes jugeait « indispensable d’engager la baisse du soutien de l’État ». Elle proposait de réserver l’aide aux diplômes de niveau bac ou inférieur, hors entreprises d’au moins 250 salariés, et de plafonner la prise en charge des contrats du supérieur 23.

Les mesures prises depuis visent les contrats préparant un diplôme de niveau bac+3 ou plus :

  • Jusqu’en 2024, aide à l’embauche jusqu’à 6 000 € la première année, pour tout apprenti 7.
  • Contrats conclus du 24 février au 31 décembre 2025, aide de 5 000 € maximum sous 250 salariés et de 2 000 € maximum à partir de 250 salariés 25.
  • Contrats conclus depuis le 1er juillet 2025, participation de l’employeur de 750 € par contrat 26.
  • Contrats conclus du 1er janvier au 7 mars 2026, aucune aide.
  • Contrats conclus depuis le 8 mars 2026, aide de 2 000 € maximum sous 250 salariés et de 750 € maximum à partir de 250 salariés, pour les contrats dont l’exécution commence avant le 1er janvier 2027 3.
  • Loi de finances pour 2026, suppression de l’aide de 500 € au permis de conduire des apprentis 27.
  • Arrêtés du 1er avril et du 28 mai 2026, fonds versé par l’État aux Régions pour le fonctionnement et l’investissement des CFA ramené de 268 M€ à 134 M€, puis à 33 M€ 4.
  • Contrats conclus depuis le 30 juillet 2026, fin de la prise en charge du premier équipement par les opérateurs de compétences (Opco) 28.
  • Contrats conclus depuis le 1er septembre 2026, nouveau référentiel des niveaux de prise en charge, c’est-à-dire des montants versés au CFA pour chaque contrat 29.

La session 2025 de MonMaster étudiée ici précède la plupart de ces mesures. Pour les contrats de la rentrée 2025, seules l’aide de 5 000 € ou 2 000 € maximum et la participation de 750 € s’appliquaient.

Dans la fonction publique, 21 450 contrats d’apprentissage ont débuté en 2025, soit 11,5 % de moins qu’en 2024, et 11 210 dans la fonction publique territoriale, soit 17,1 % de moins 30. Le CNFPT, qui finançait la formation des apprentis des collectivités, ne prend plus en charge les niveaux licence et master depuis 2025, et limite en 2026 son soutien à 5 000 contrats de niveau CAP à bac+2 sur des métiers en tension 31. Une collectivité qui recrute un apprenti de master paie désormais elle-même sa formation.

Dans une lettre publiée sur son compte X le 9 septembre 2026, le Premier ministre écrit qu’en 2027 le gouvernement ne touchera « ni au financement des CFA, ni aux aides à l’embauche des apprentis », sans donner de montant 32. Le projet de loi de finances pour 2027 doit être déposé au plus tard le 6 octobre 33.

Motivations et coût des employeurs

Dans l’enquête Formation-Employeur 2024, tous niveaux confondus, 56 % des employeurs d’apprentis citent la perspective d’embaucher un salarié formé à leurs besoins, et 75 % dans les entreprises d’au moins 250 salariés. Viennent ensuite la main-d’œuvre supplémentaire, citée par 31 %, et l’aide financière, par 18 % 16. L’Apec compte 52 % d’entreprises ayant accueilli des alternants de niveau bac+3 ou plus qui en ont déjà embauché un à la fin de son contrat : 41 % des TPE, 60 % des PME et 82 % des entreprises d’au moins 250 salariés 19.

Les entreprises d’au moins 250 salariés paient une contribution supplémentaire si elles emploient moins de 5 % d’alternants. 43 % de celles de plus de 1 000 salariés, et 32 % de celles de 250 à 999 salariés, disent recruter des apprentis entre autres pour atteindre ce seuil 16. Le seuil compte les alternants sans distinguer les diplômes, et un apprenti préparant un titre RNCP de niveau bac+5 y compte autant qu’un apprenti de master.

Au salaire minimum d’un apprenti de 22 ans, un contrat de master de deux ans coûte à l’employeur environ 24 800 € dans une entreprise de 30 salariés et environ 26 000 € dans une entreprise de 500 salariés, aide et participation comprises 34. La réduction générale de cotisations couvre presque toutes les cotisations patronales sur un salaire inférieur au Smic 35.

Dans l’entreprise de 30 salariés, la deuxième année coûte environ 3 100 € de plus que la première, sous l’effet de la hausse de la rémunération minimale et de l’aide limitée à la première année. Dans l’entreprise de 500 salariés, l’écart est d’environ 1 800 €, et l’aide de 750 €, égale à la participation, n’est versée que si l’entreprise compte au moins 5 % d’alternants à la fin de l’année suivante 34, 3.

L’Apec relève qu’en 2024, sans aide, 48 % des TPE et 25 % des PME qui accueillaient des alternants de niveau bac+3 ou plus n’en auraient pas recruté, contre 17 % des entreprises d’au moins 250 salariés 19. La part des apprentis du supérieur employés dans une structure de moins de dix salariés est passée de 24 % en 2018 à 34 % en 2024, et celle des structures d’au moins 250 salariés de 41 % à 32 % 16.

Dans l’information-communication, les activités financières et d’assurance et l’immobilier, le nombre d’entreprises qui recrutent des apprentis a baissé de 7,1 % en 2023 et de 4,9 % en 2024, ce que France compétences rapproche de la baisse des aides à l’embauche d’apprentis majeurs 16.

Offres d’alternance, emploi des jeunes diplômés et concurrence des écoles privées

Hellowork a diffusé sur ses propres sites 219 334 offres d’alternance en 2025, 12 % de moins qu’en 2024 36. Au premier semestre 2026, JobTeaser enregistre 2 % d’offres d’alternance en moins et 15 % de candidatures en plus. Les offres des TPE et PME y reculent de 19 %, celles des grandes entreprises de 1 %, et la plateforme attribue la baisse chez les PME à la réduction de l’aide pour les niveaux bac+3 à bac+5 37.

L’Apec compte 48 580 recrutements de cadres débutants, de moins d’un an d’expérience, en 2024, soit 19 % de moins qu’en 2023, et en prévoyait 41 000 en 2025 38. Pour les cadres de moins de six ans d’expérience, elle mesure 136 500 recrutements en 2025, en baisse de 5 %, et en prévoit 137 600 en 2026 39. 72 % des diplômés de bac+5 de 2023 occupaient un emploi salarié douze mois après leur diplôme, deux points de moins que la promotion précédente, et 84 % des diplômés de 2024 jugent leur recherche d’emploi difficile 40.

La Dares compte 79 500 contrats de professionnalisation débutés en 2025, soit 8,0 % de moins qu’en 2024. Les entrées augmentent de 16,5 % au premier semestre 2026 et de 20,3 % chez les 26 ans ou plus, après la suppression en janvier 2026 de la reconversion ou promotion par alternance (Pro-A) 41. Les données ne permettent pas d’y lire un report depuis l’apprentissage.

Dans les groupes d’enseignement supérieur privé lucratif contrôlés par l’IGAS et l’IGÉSR, les financements publics, surtout liés à l’apprentissage, représentent de 40 % à 70 % du chiffre d’affaires. Le rapport, publié en juin 2026, relève que la plupart des écoles privées contrôlées développent des réseaux d’employeurs pour placer leurs alternants, et anticipe une concurrence accrue avec le public, en particulier pour les diplômés de BUT qui poursuivent vers un bac+5 42.

Adopté en première lecture par le Sénat le 1er juin 2026, le projet de loi relatif à la régulation de l’enseignement supérieur privé module l’accès aux financements de l’apprentissage selon l’agrément de l’établissement ou une certification de qualité renforcée. Il majore la participation de l’employeur quand l’apprenti est inscrit dans une structure qui n’a ni l’un ni l’autre 43. Les universités accréditées sont réputées satisfaire à l’obligation de certification Qualiopi 11.

Lors de son enquête de 2020, la DGCCRF relevait des anomalies dans plus de 56 % des 80 établissements d’enseignement supérieur privé contrôlés 44. Les résultats de sa nouvelle enquête sont attendus au second semestre 2027 43.

Financement du CFA

Pour chaque apprenti, le CFA reçoit de l’Opco de l’employeur un montant annuel, le niveau de prise en charge, fixé pour chaque certification et chaque branche professionnelle. Il est versé au prorata des jours de contrat, avec une avance de 40 % à l’entrée, 30 % au septième mois, 20 % au dixième et le solde avec l’avance de l’année suivante 26. Une place en alternance restée vide ne donne lieu à aucun versement.

Pour chaque certification, le référentiel publié par France compétences le 31 août 2026 retient le montant appliqué par le plus grand nombre de branches. Sa médiane est de 8 404,50 € par an pour les 290 masters universitaires, la plus basse des catégories de niveau bac+5, contre 8 706 € pour les autres titres RNCP de ce niveau, 9 774 € pour les titres d’ingénieur, 9 891 € pour les mastères spécialisés et 11 000 € pour les diplômes d’école visés conférant le grade de master 5. France compétences estime à 9 439 € le coût de revient moyen d’un apprenti de niveau bac+5 en 2024, en données provisoires, tous organismes de formation confondus 45.

Montant annuel de prise en charge d’un contrat de niveau bac+5. Médiane par catégorie de certification, référentiel du 1er septembre 2026. Masters universitaires : 8 405 € ; Autres titres RNCP : 8 706 € ; Autres diplômes au grade de master : 9 349 € ; Titres d’ingénieur : 9 774 € ; Mastères spécialisés : 9 891 € ; Diplômes d’école visés : 11 000 €. Pour chaque certification, montant appliqué par le plus grand nombre de branches professionnelles, arrondi à l’euro. Source : France compétences, calcul sortants.fr.
Les valeurs de ce graphique

Montant annuel de prise en charge d’un contrat de niveau bac+5. Médiane par catégorie de certification, référentiel du 1er septembre 2026. Masters universitaires : 8 405 € ; Autres titres RNCP : 8 706 € ; Autres diplômes au grade de master : 9 349 € ; Titres d’ingénieur : 9 774 € ; Mastères spécialisés : 9 891 € ; Diplômes d’école visés : 11 000 €. Pour chaque certification, montant appliqué par le plus grand nombre de branches professionnelles, arrondi à l’euro. Source : France compétences, calcul sortants.fr.

Pour le master mention Management, un contrat de deux ans procure au CFA de 11 192 € à 19 502 € selon la branche de l’employeur. Le montant le plus bas s’applique dans une vingtaine de branches, dont le travail temporaire et la pharmacie d’officine, et le plus haut dans les commerces de gros 5. Sur l’ensemble des masters, l’écart entre la branche la plus haute et la plus basse est de 3 721,50 € par an en médiane. Sept branches appliquent à 288 masters sur 290 un montant inférieur de 30 % au montant le plus courant 5.

Répartis en trois groupes selon ce montant, les masters laissent de 41,5 % à 44,3 % de places vides en alternance, sans lien avec le niveau de financement 5, 1.

Les niveaux de prise en charge ont été réduits de 5 % en moyenne en 2022, puis de nouveau de 5 % en 2023. La Cour des comptes estimait en 2023 que les premiers niveaux, fixés en 2019, dépassaient d’au moins 17 % les coûts réels 46. Le référentiel de 2026 plafonne à 11 000 € les montants recommandés pour les certifications de niveau bac+2 à bac+5 29. La participation de 750 € de l’employeur est déduite de la première avance versée au CFA. Le CFA la facture à l’employeur à l’issue des 45 premiers jours de formation pratique en entreprise, puis la recouvre 26.

Selon l’IGAS, qui reprend une analyse de France compétences, le résultat d’exploitation moyen rapporté à la production était en 2022 de 5,8 % pour les CFA du supérieur dans les spécialités de production, de 13,4 % pour ceux des spécialités de services et de 20,9 % pour les CFA privés lucratifs 47. L’IGAS et l’IGÉSR estiment que la masse salariale représente environ 80 % des coûts des universités et environ 25 % de ceux des établissements privés lucratifs, où le marketing en représente de 6 % à 10 % 42. Le fonds d’État versé aux Régions finance, en plus du montant versé pour chaque contrat, leurs aides au fonctionnement et à l’investissement des CFA 4.

Rémunération et logement des apprentis

Un apprenti de 21 à 25 ans est payé au minimum 989,52 € brut par mois en première année et 1 138,88 € en deuxième, soit 53 % et 61 % du Smic, sauf minimum conventionnel plus élevé 35. Pour les contrats conclus depuis le 1er mars 2025, l’exonération de cotisations salariales, de CSG et de CRDS s’arrête à 50 % du Smic, ce qui laisse environ 978 € net la première année et 1 096 € la deuxième 35, 34. La prime d’activité n’est ouverte aux apprentis qu’au-delà de 1 144,21 € de rémunération brute mensuelle. La rémunération minimale de deuxième année, 1 138,88 € brut, reste inférieure à ce seuil 35.

Au loyer d’annonce médian des villes où se trouvent les places en alternance, un logement de 25 m² représente 45,2 % de la rémunération brute minimale de première année, et 85,9 % à Paris. Pour 95,5 % des places, il en représente plus du tiers 1, 13. Un apprenti formé loin de son entreprise peut avoir deux logements à payer.

Les Opco peuvent prendre en charge jusqu’à 6 € par nuitée et 3 € par repas pendant les périodes de formation, plafonds fixés par un arrêté de 2019 48. L’aide Mobili-Jeune d’Action Logement verse de 10 € à 100 € par mois, sur deux années au plus, aux apprentis de moins de 30 ans dont le salaire brut ne dépasse pas 120 % du Smic et qui s’installent à plus de 70 km ou de 40 minutes de leur ancien domicile 49.

Les aides régionales diffèrent d’une Région à l’autre. L’Île-de-France réserve la sienne aux formations de niveau CAP à BTS, tandis que les Hauts-de-France versent jusqu’à 200 € pour le transport, 80 € pour l’hébergement et 100 € pour la restauration par année de contrat, sans condition de niveau 50.

La Cour des comptes estimait en 2023 que l’apprentissage offrait surtout aux apprentis de licence professionnelle et de master la possibilité de financer leurs études 46. L’IGAS et l’IGF le décrivaient comme une forme de bourse d’études conditionnée à l’exercice d’un emploi à temps partiel 24. Selon la Dares, 12,0 % des contrats de niveau bac+5 ou plus commencés en 2022 ont été rompus dans les neuf premiers mois, contre 4,3 % en 2017. Pour les contrats de ce niveau commencés en 2023, 5,2 % ont été rompus dans les neuf premiers mois sans être suivis d’un nouveau contrat d’apprentissage dans les six mois 51.

Insertion des apprentis après le master

InserSup publie séparément l’insertion des apprentis, pour les mentions d’université où leurs effectifs sont suffisants. Sur 180 mentions d’une même université de la promotion 2022, 78,2 % des apprentis diplômés ont un emploi salarié en France dix-huit mois après leur diplôme, contre 66,2 % des autres diplômés du même master, en taux pondérés. Mention par mention, l’écart médian est de 10,3 points, et le taux des apprentis est le plus élevé dans 142 cas. À trente mois, l’écart médian est aussi de 10,3 points 6.

Diplômés de master en emploi salarié en France. Apprentis. À 12 mois : 77,0 % ; À 18 mois : 78,2 % ; À 30 mois : 77,8 %. Autres diplômés du même master. À 12 mois : 65,3 % ; À 18 mois : 66,2 % ; À 30 mois : 65,4 %. Promotion 2022, 181 mentions d’une même université à douze mois et 180 à dix-huit et trente mois, où apprentis et autres diplômés sont mesurés. Taux pondérés par les effectifs. Source : InserSup, calcul sortants.fr.
Les valeurs de ce graphique

Diplômés de master en emploi salarié en France. Apprentis. À 12 mois : 77,0 % ; À 18 mois : 78,2 % ; À 30 mois : 77,8 %. Autres diplômés du même master. À 12 mois : 65,3 % ; À 18 mois : 66,2 % ; À 30 mois : 65,4 %. Promotion 2022, 181 mentions d’une même université à douze mois et 180 à dix-huit et trente mois, où apprentis et autres diplômés sont mesurés. Taux pondérés par les effectifs. Source : InserSup, calcul sortants.fr.

À dix-huit mois, l’écart médian est de 9,9 points en droit, économie et gestion, sur 104 mentions, et de 14,3 points en sciences, technologies et santé, sur 51 mentions. La promotion 2023 donne 8,8 et 9,5 points au même horizon 6.

Si l’écart venait seulement d’une sélection des étudiants les plus employables, il devrait être plus grand là où les apprentis sont majoritaires, puisque les autres diplômés y seraient les moins bien placés. En taux pondérés, il est de 11,8 points dans le tiers des mentions où les apprentis sont le moins représentés, moins de 39,5 % des diplômés, et de 11,6 points dans le tiers où ils le sont le plus, 52 % ou plus. En médiane, il est de 10,6 et de 9,6 points 6. Ce test ne mesure pas le niveau scolaire et n’écarte pas toute sélection à l’entrée.

Dix-huit mois après le diplôme, le salaire net mensuel médian des apprentis dépasse de 10 € celui de l’ensemble des diplômés du même master, avec un écart nul en droit, économie et gestion et de 20 € en sciences 6. Les écarts plus larges publiés ailleurs, comme 2 400 € contre 2 250 € pour l’ensemble des masters dans InserSup 6, ou 200 € à 300 € à trois ans selon le ministère de l’Enseignement supérieur cité par l’IGAS et l’IGF 24, ne comparent pas des diplômés d’un même master. Dans une étude portant sur les masters de l’université de Rennes 1, Xavier Collet ne trouve pas d’effet propre de l’alternance sur le type de contrat, le statut cadre ou le salaire à trente mois 52.

Selon la direction générale du Trésor, l’avantage d’insertion des apprentis passe surtout par leur embauche dans l’entreprise qui les a formés. Aux niveaux d’études élevés, les apprentis ne seraient pas plus souvent recrutés par leur entreprise d’accueil que les diplômés passés par un stage long 7. À Rennes, 32 % des apprentis de master ont été recrutés par leur entreprise d’accueil, contre 33 % des autres diplômés par l’entreprise où ils avaient fait leur stage 52. L’Apec compte 70 % d’anciens alternants de niveau bac+3 ou plus en CDI, contre 47 % des autres diplômés 19, un écart qui mêle lui aussi l’effet du contrat et la sélection à l’entrée.

À douze mois, 14,8 % des apprentis poursuivent des études, contre 22,0 % des autres diplômés, en droit, économie et gestion, et 16,4 % contre 24,5 % en sciences, technologies et santé 6.

Poursuite d’études douze mois après le master. Droit, économie, gestion. Apprentis : 14,8 % ; Autres diplômés : 22,0 %. Sciences, technologies, santé. Apprentis : 16,4 % ; Autres diplômés : 24,5 %. Promotion 2022, 120 et 55 mentions d’une même université. Source : InserSup, calcul sortants.fr.
Les valeurs de ce graphique

Poursuite d’études douze mois après le master. Droit, économie, gestion. Apprentis : 14,8 % ; Autres diplômés : 22,0 %. Sciences, technologies, santé. Apprentis : 16,4 % ; Autres diplômés : 24,5 %. Promotion 2022, 120 et 55 mentions d’une même université. Source : InserSup, calcul sortants.fr.

Pour l’ensemble des diplômés de master de la promotion 2022, l’écart de salaire médian entre hommes et femmes est de 6,0 % chez les apprentis et de 9,3 % sur l’ensemble des diplômés, sans tenir compte de la discipline 6.

L’OFCE relève que 91 000 anciens apprentis du supérieur ont ouvert un droit à l’assurance chômage en 2023, contre 25 000 en 2019, et que la dépense d’indemnisation des anciens apprentis de tous niveaux est passée de 321 M€ en 2019 à 768 M€ en 2023 22. Entre 2018 et 2023, le nombre de contrats d’apprentissage préparant un diplôme du supérieur a été multiplié par plus de quatre 21.

Allemagne et Angleterre : le contrat avant l’admission

À la DHBW de Heidenheim, l’étudiant d’un cursus dual postule directement auprès d’une entreprise partenaire, idéalement un an à l’avance 53. À la Hochschule für Wirtschaft und Recht de Berlin, le contrat avec une entreprise partenaire est une condition d’admission aux licences duales, et un accord signé par l’employeur doit accompagner la candidature au master dual 54. L’institut fédéral BIBB comptait 113 526 étudiants en cursus dual de formation initiale au 28 février 2024, dans 1 824 cursus 55.

En Angleterre, l’Office for Students présente le *degree apprenticeship* comme un emploi, auquel l’étudiant accède quand un employeur le recrute 56. Depuis le 1er janvier 2026, les apprentissages de niveau 7, équivalent master, ne sont plus financés pour les apprentis de 22 ans et plus, sauf exceptions 57. Les entrées à ce niveau avaient augmenté de 40,7 % en 2024-2025, à 33 560 58, et 65 % des entrants de 2023-2024 avaient 25 ans ou plus 59. D’août 2025 à avril 2026, elles progressent encore de 11,6 % par rapport à la même période de l’année précédente, un chiffre qui inclut les entrées d’août à décembre 2025, antérieures à la réforme 58.

La session 2026 de MonMaster est la première où une partie des contrats, ceux conclus à partir du 1er septembre 2026, relève du nouveau référentiel, et la première où les formations mixtes peuvent être suivies. Ses résultats ne sont pas encore publiés.

Méthode. MonMaster, sessions 2024 et 2025 : une formation compte en alternance quand MonMaster la publie comme telle pour la session considérée. Places vides : capacité d’accueil moins admis, les admis en surnombre d’une formation ne compensant pas les places vides d’une autre. Comparaisons dans une même université : mentions proposées par un même établissement dans les deux régimes. Évolutions : formations ouvertes les deux années, dans le même régime. Candidatures internes : candidats inscrits l’année précédente dans l’établissement. Régions : lieu de formation ; l’établissement national présent dans plusieurs régions est retiré quand son exclusion modifie le résultat, ce qui est signalé. Inscrits : SISE, rentrée 2024-2025, rapportés aux admis de la session 2024. InserSup : diplômés seulement ; les autres diplômés se déduisent de l’ensemble des diplômés moins les apprentis, dans les mentions où ils sont au moins vingt, les taux reconstitués hors de 0 à 100 étant écartés ; lignes nationales et totaux par université exclus des comparaisons ; domaines de moins de 30 mentions non publiés. Part des femmes à discipline égale : standardisation par secteur disciplinaire. Financement : référentiel des niveaux de prise en charge du 1er septembre 2026, montant le plus courant de chaque certification, niveau lu dans les fiches RNCP. Coût employeur : apprenti de 22 ans au minimum légal, contrat de 24 mois commencé en septembre 2026, Smic de 1 867,02 € constant, taux accident du travail de 0,49 %, sans versement mobilité ni mutuelle.

Sources

  1. sortants.fr, calcul sur les données MonMaster du ministère de l’Enseignement supérieur, sessions 2024 et 2025, export du 31 août 2026. https://data.enseignementsup-recherche.gouv.fr/explore/dataset/fr-esr-mon_master/
  2. Décret n° 2025-151 du 19 février 2025, article 1 (article D612-36-2-5 du Code de l’éducation). https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000051206866
  3. Décret n° 2026-168 du 6 mars 2026, articles 1 et 2. https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000053634597
  4. Arrêtés fixant le fonds de soutien à l’apprentissage versé aux Régions : 2 décembre 2020, article 1 (180 097 500 € d’investissement) ; 13 mai 2024, article 1 (88 000 199 € de fonctionnement) ; 1er avril 2026, article 1 ; 28 mai 2026, article 1. https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000054151684
  5. sortants.fr, calcul sur France compétences, référentiel unique des niveaux de prise en charge des contrats d’apprentissage au 1er septembre 2026, publié le 31 août 2026 (onglets 2 et 3), et fiches RNCP du 16 septembre 2026. https://www.francecompetences.fr/fiche/france-competences-publie-le-referentiel-complet-des-niveaux-de-prise-en-charge-des-contrats-dapprentissage-npec/
  6. sortants.fr, calcul sur InserSup, ministère de l’Enseignement supérieur, promotions 2019 à 2024, export du 31 août 2026. https://data.enseignementsup-recherche.gouv.fr/explore/dataset/fr-esr-insersup/
  7. Direction générale du Trésor, « L’apprentissage en France : quel bilan pour quels objectifs ? », Trésor-Éco n° 376, novembre 2025 : p. 3 (note 4 de l’encadré 1), p. 5 (coût comparé à un étudiant), p. 6 (encadré 2 et tableau 2, comparaison avec l’Allemagne), p. 8 (origine sociale), p. 9 et 10 (insertion). https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2025/11/25/l-apprentissage-en-france-quel-bilan-pour-quels-objectifs
  8. Mon Master, page « Admission en alternance » (rubriques du 30 avril et du 12 juin) et « Guide du candidat Mon Master 2026, phase principale de candidature », p. 23. https://information.monmaster.gouv.fr/admission-en-alternance/
  9. Céreq, Chajia, Glaymann et Quenson, « Les modalités de sélection pour accéder aux formations universitaires en apprentissage », Céreq Échanges n° 16, 2020 : p. 566 et note 14. https://www.cereq.fr/sites/default/files/2021-02/41-Les%20modalit%C3%A9s%20de%20s%C3%A9lection%20pour%20acc%C3%A9der%20aux%20formations%20universitaires%20en%20apprentissage%20%20entre%20attendus%20scolaires%20et%20projections%20professionnelles.%20Une%20%C3%A9tude%20de%20cas.pdf
  10. Ministère de l’Enseignement supérieur, communiqués « Bilan de la campagne 2025 de Mon Master » (10 octobre 2025) et « Ouverture de Mon Master 2026 » (1er février 2026), et bilan de la phase de candidature 2026 (23 mars 2026). https://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/fr/ouverture-de-mon-master-2026-100862
  11. Code du travail, articles L6222-12-1 (trois mois sans employeur) et L6316-4, II (établissements réputés certifiés). https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000037385961
  12. sortants.fr, calcul sur SISE, inscrits de la rentrée 2024-2025, ministère de l’Enseignement supérieur, rapportés aux admis MonMaster de la session 2024. https://data.enseignementsup-recherche.gouv.fr/explore/dataset/fr-esr-principaux-diplomes-et-formations-prepares-etablissements-publics/
  13. sortants.fr, calcul sur la carte des loyers 2025 de l’ANIL, loyers d’annonce des appartements d’une ou deux pièces par commune. https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/carte-des-loyers-indicateurs-de-loyers-dannonce-par-commune-en-2025/
  14. sortants.fr, calcul sur Dares, « Les tensions sur le marché du travail en 2024 », et France Travail, enquête Besoins en main-d’œuvre 2026. https://dares.travail-emploi.gouv.fr/publication/les-tensions-sur-le-marche-du-travail-en-2024
  15. Dares, « Les employeurs recrutant des apprentis du supérieur de 2018 à 2024 », Dares Focus n° 61, 10 décembre 2025. https://dares.travail-emploi.gouv.fr/publication/les-employeurs-recrutant-des-apprentis-du-superieur-de-2018-2024
  16. France compétences, « Les entreprises recruteuses d’apprentis entre 2020 et 2024 », rapport sur l’usage des fonds 2025, février 2026 : p. 5 (focus 1, motivations), p. 6 (quota de 5 %), p. 7 (taille des structures), p. 9 (secteurs), p. 12 (contrats successifs). https://www.francecompetences.fr/app/uploads/2026/02/RUF25_LesRecruteursDapprentis.pdf
  17. Ministère de l’Enseignement supérieur (SIES), « L’état de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation » n° 19, fiche « L’apprentissage dans l’enseignement supérieur » (apprentis déjà apprentis l’année précédente) et fiche 22, tableau 22.04 (origine sociale, 2024). https://publication.enseignementsup-recherche.gouv.fr/eesr/FR/T260/l_apprentissage_dans_l_enseignement_superieur/
  18. Ministère de l’Enseignement supérieur (SIES), « La hausse des étudiants en apprentissage se poursuit mais ralentit », Note Flash n° 21, septembre 2025 : p. 1 et 2. https://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/sites/default/files/2025-09/nf-sies-2025-21-37938.pdf
  19. Apec, « L’alternance dans le supérieur (Bac +3 et plus) », octobre 2024 : p. 3 et 4 (aides et embauche), p. 5 (CDI), p. 7 (financement des frais de scolarité), p. 9 (difficultés de recherche). https://corporate.apec.fr/home/nos-etudes/toutes-nos-etudes/l’alternance-dans-le-superieur-bac-3-et-plus.html
  20. Céreq, Personnaz et Sawadogo, Céreq Bref n° 455, août 2024 : p. 1. https://www.cereq.fr/alternance-jeunes-qpv
  21. Dares, « Séries longues : le contrat d’apprentissage », fichier « Caractéristiques des contrats d’apprentissage », onglets « Nombre de contrats » (ligne 4) et « Caractéristiques » (lignes 58 et 59), extraction du 10 février 2026. https://dares.travail-emploi.gouv.fr/donnees/series-longues-le-contrat-dapprentissage
  22. OFCE, Bruno Coquet, « L’apprentissage sous pression », Policy brief n° 157, 5 mai 2026 : p. 1 et p. 3 (tableau des dépenses publiques), p. 2 (entrées 2025), p. 15 et 16 (assurance chômage). https://www.ofce.fr/pdf/pbrief/2026/OFCEpbrief157.pdf
  23. Cour des comptes, « Les mesures d’aide exceptionnelles : une sortie de crise à achever pour le budget de l’État », 9 janvier 2025 : pdf p. 7 et 13 (citation et coût), p. 16 (proposition n° 1), p. 18 (proposition n° 2). https://www.ccomptes.fr/sites/default/files/2025-01/20250109-Les-mesures-daide-exceptionnelles-une-sortie-de-crise-a-achever-pour-le-budget-de-lEtat.pdf
  24. IGAS et IGF, « Revue des dépenses publiques d’apprentissage et de formation professionnelle », mars 2024, mis en ligne en septembre 2024 : synthèse p. 2 et rapport p. 11 (proposition n° 1), rapport p. 14 (répartition des niveaux de prise en charge et des contrats), annexe I p. 19 et 20 (salaires, bourse d’études). https://igas.gouv.fr/sites/igas/files/2024-09/Rapport%20Igas%20-IGF%20Apprentissage-Formation%20%28revue%20de%20d%C3%A9penses%29.pdf
  25. Décret n° 2025-174 du 22 février 2025, article 2. https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000051235656
  26. Décret n° 2025-585 du 27 juin 2025 et Code du travail, articles R6332-25 (calendrier de versement), R6332-25-1 (participation de 750 €) et R6332-25-2 (facturation). https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000051808276
  27. Loi n° 2026-103 du 19 février 2026 de finances pour 2026, article 202. https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000048700924
  28. Décret n° 2026-679 du 27 juillet 2026, articles 1 et 2 (article D6332-83 du Code du travail). https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000054541033
  29. France compétences, « France compétences lance la révision générale des niveaux de prise en charge », 2 avril 2026, et délibération n° 2026-06-20 du 4 juin 2026 ; décret n° 2026-832 du 29 août 2026. https://www.francecompetences.fr/fiche/france-competences-lance-la-revision-generale-des-niveaux-de-prise-en-charge-des-contrats-dapprentissage/
  30. DGAFP, « Les recrutements d’apprentis dans la fonction publique diminuent fortement en 2025 », Stats rapides n° 139, 16 juillet 2026 : p. 1 et 2. https://www.fonction-publique.gouv.fr/toutes-les-publications/les-recrutements-dapprentis-dans-la-fonction-publique-diminuent-fortement-en-2025
  31. CNFPT, communiqué du 12 février 2025 sur la diminution des financements, et page « Financement des contrats d’apprentissage », campagne 2026. https://www.cnfpt.fr/s-informer/nos-actualites/le-fil-dactu/financement-contrats-dapprentissage/national
  32. Premier ministre, lettre aux entrepreneurs publiée sur X le 9 septembre 2026, page 3. https://x.com/SebLecornu/status/2097622165986197723
  33. Loi organique relative aux lois de finances, article 39 ; franceinfo, « Les dates clés du calendrier parlementaire pour le projet de loi de finances 2027 », 24 août 2026. https://www.franceinfo.fr/politique/parlement-francais/assemblee-nationale/les-dates-cles-du-calendrier-parlementaire-pour-le-projet-de-loi-de-finance-2027_8159534.html
  34. sortants.fr, cas type calculé d’après l’Urssaf, réduction générale dégressive unique (mise à jour du 13 juillet 2026) et taux de cotisations 2026, et le Code de la sécurité sociale, article D241-7. https://www.urssaf.fr/accueil/employeur/beneficier-exonerations/reduction-generale-cotisation.html
  35. Service-public.fr, fiche F2918 « Rémunération de l’apprenti » ; décret n° 2025-290 (exonération jusqu’à 50 % du Smic) ; Code de la sécurité sociale, articles L842-2 et R512-2 (prime d’activité) et D241-7 (réduction générale). https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F2918
  36. Hellowork, baromètre de l’alternance 2025-2026, 10 juin 2026. https://www.hellowork.com/fr-fr/medias/barometre-alternance-2025-2026-hellowork.html
  37. JobTeaser, communiqué « Alternance : +15 % de candidatures pour -2 % d’offres », 28 août 2026. https://press.jobteaser.com/alternance-15-de-candidatures-en-plus-pour-2-doffres-en-moins-la-tension-monte-encore-dun-cran-4ru8x7
  38. Apec, « Prévisions Apec 2025 », avril 2025 : p. 10. https://corporate.apec.fr/files/live/sites/corporate/files/Nos%20etudes/PDF/Etude%20-%20Previsions%20Apec%202025.pdf
  39. Apec, « Prévisions de recrutements de cadres 2026 », avril 2026 : p. 10. https://corporate.apec.fr/home/nos-etudes/toutes-nos-etudes/previsions-de-recrutements-de-cadres-2026.html
  40. Apec, « Jeunes diplômé·es d’un Bac +5 : une insertion plus difficile et au prix de concessions importantes », novembre 2025 : p. 1, 4 et 5. https://corporate.apec.fr/home/nos-etudes/toutes-nos-etudes/jeunes-diplome-es-d’un-bac-5-une-insertion-plus-difficile-et-au-prix-de-concessions-importantes.html
  41. Dares, PoEm, synthèse « Contrats de professionnalisation », mise à jour du 10 septembre 2026. https://poem.travail-emploi.gouv.fr/synthese/contrats-de-professionnalisation
  42. IGAS et IGÉSR, « Enseignement supérieur privé lucratif : 32 propositions pour réguler le secteur », juin 2026 : p. 3, § 7 (part des financements publics dans le chiffre d’affaires des groupes contrôlés), p. 33 (encadré et tableau de comparaison avec les universités), p. 37, § 76 (concurrence public-privé), p. 54, § 141 (réseaux d’employeurs). https://igas.gouv.fr/sites/igas/files/2026-07/Rapport%20IGAS-IGESR_Contr%C3%B4le%20Enseignement%20priv%C3%A9%20lucratif.pdf
  43. Sénat, « La loi en clair : projet de loi relatif à la régulation de l’enseignement supérieur privé », séance du 1er juin 2026 ; rapport n° 350 (2025-2026), partie sur les contrôles de la DGCCRF. https://www.senat.fr/travaux-parlementaires/textes-legislatifs/la-loi-en-clair/projet-de-loi-relatif-a-la-regulation-de-lenseignement-superieur-prive.html
  44. DGCCRF, « Protection du consommateur : l’enseignement privé supérieur peut mieux faire », 2 décembre 2022. https://www.economie.gouv.fr/dgccrf/protection-du-consommateur-lenseignement-prive-superieur-peut-mieux-faire
  45. France compétences, « Le coût de revient de l’apprentissage », rapport sur l’usage des fonds 2025, 26 février 2026 : p. 7, figure 5. https://www.francecompetences.fr/app/uploads/2026/02/RUF25_CDRevient_Apprentissage.pdf
  46. Cour des comptes, note thématique sur le soutien public à la formation professionnelle et à l’apprentissage, 7 juillet 2023 : p. 11 (encadré sur les taux d’emploi), p. 24 et 25 (niveaux de prise en charge). https://www.ccomptes.fr/system/files/2023-07/20230707-note-thematique-Soutien-public-formation-professionnelle-apprentissage.pdf
  47. IGAS, « Régulation financière des CFA », rapport n° 2024-014R1, juillet 2024 : p. 55, tableau 6 et § 137 (résultat d’exploitation rapporté à la production, source France compétences). https://www.igas.gouv.fr/sites/igas/files/2024-11/Rapport%20Igas%20-%20R%C3%A9gulation%20financement%20des%20CFA.pdf
  48. Arrêté du 30 juillet 2019 relatif à la prise en charge des frais d’hébergement et de restauration des apprentis, articles 1 et 2. https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000038940362
  49. Action Logement, « L’aide Mobili-Jeune », rubriques conditions et montant, consultée le 17 septembre 2026. https://www.actionlogement.fr/l-aide-mobili-jeune
  50. Région Île-de-France, « Aide régionale apprentissage (ARA) pour les apprentis en 1re année (niveaux 3-5) » ; Région Hauts-de-France, aides aux apprentis, dispositifs 856, 857 et 858. https://www.iledefrance.fr/aides-et-appels-a-projets/aide-regionale-apprentissage-ara-pour-les-apprentis-en-1re-annee-dapprentissage-niveaux-3-5
  51. Dares, « Séries longues : le contrat d’apprentissage », fichier « Ruptures des contrats d’apprentissage », onglets « Rupture brute 9M » et « Rupture nette 9M », ligne 52 (bac+5 et plus). https://dares.travail-emploi.gouv.fr/donnees/series-longues-le-contrat-dapprentissage
  52. Xavier Collet, Formation emploi n° 168, 2024 : § 24 (embauche dans l’entreprise d’accueil), § 43 et 46 (absence d’effet propre). https://journals.openedition.org/formationemploi/13253
  53. DHBW Heidenheim, « Bewerben für ein duales Studium ». https://www.heidenheim.dhbw.de/bewerben-fuer-ein-duales-studium
  54. HWR Berlin, FAQ « Bewerbung » du département Duales Studium, et Berlin Professional School, page du master dual « General Management » (pièces du dossier). https://www.hwr-berlin.de/hwr-berlin/fachbereiche-und-bps/fb-2-duales-studium/bewerbung/faq-bewerbung/
  55. BIBB, « AusbildungPlus : Duales Studium in Zahlen 2024 », tableaux de synthèse. https://www.bibb.de/dokumente/pdf/AusbildungPlus_Duales_Studium_in_Zahlen_2024_barrierefrei.pdf
  56. Office for Students, « Degree apprenticeships: a guide for apprentices », premier paragraphe. https://www.officeforstudents.org.uk/for-students/teaching-and-studying/degree-apprenticeships-guide-for-apprentices/
  57. Department for Education, « Apprenticeship funding rules 2025 to 2026 », version 3, janvier 2026 : § 28 à 28.2, p. 10. https://assets.publishing.service.gov.uk/media/6936acd76a167b6884b7360e/Funding_Rules_2025_to_2026.pdf
  58. Department for Education, « Apprenticeships », statistiques 2024-2025 (27 novembre 2025) et 2025-2026 (16 juillet 2026), paragraphes sur les niveaux 6 et 7. https://explore-education-statistics.service.gov.uk/find-statistics/apprenticeships/2025-26
  59. Skills England, « Evidence on defunding of level 7 apprenticeships », 30 avril 2026, tableau 1. https://www.gov.uk/government/publications/skills-england-evidence-on-defunding-of-level-7-apprenticeships/skills-england-evidence-on-defunding-of-level-7-apprenticeships

Les chiffres de ce dossier, sur le site

Chaque formation citée a sa page, avec ses places, ses admis et l’insertion de ses diplômés.

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Sources, ministère de l’Enseignement supérieur, Licence Ouverte 2.0 : MonMaster, sessions 2023, 2024, 2025, moissonné le 2026-08-31 · InserSup, 2026 S1, moissonné le 2026-08-31. Pages générées au build. Définitions, formules, choix et limites : méthodologie complète.