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· dossier · entrée en master

Entrée en master : 83 177 candidats sans aucune proposition en 2025, près d’un sur trois

32,2 % des candidats de MonMaster en 2025 n’ont reçu aucune proposition d’admission.

En bref

  • En 2025, 83 177 des 258 289 candidats de MonMaster n’ont reçu aucune proposition d’admission en master. Ce compte inclut les candidats qui ont quitté la plateforme en cours de campagne et des étudiants déjà inscrits en master, sans vérifier que chacun remplissait les conditions d’entrée. Parmi les candidats inscrits dans l’enseignement supérieur en France, c’est le cas de 17,8 % des étudiants de licence générale et de 52,1 % des étudiants de licence professionnelle 1, 2.
  • Entre 2023 et 2025, les places offertes sur MonMaster ont augmenté de 5 624, et les 6 381 formations présentes les trois années en ont perdu 1,8 %. Pour 2025-2026, les capacités d’accueil votées par les établissements comptent 207 605 places, qui comprennent aussi les redoublants, les étudiants passés par la procédure Études en France et les recrutements faits hors de la plateforme 3, 4, 5.
  • Hors alternance et hors masters d’enseignement, les formations qui reçoivent moins de 5 candidatures par place comptent 20 % des places offertes sur MonMaster et 54 % des places restées vides. Environ deux propositions d’admission sur trois restent sans acceptation, dans les formations à moins de 5 candidatures par place comme dans celles à 20 ou plus 3.
  • En 2025, les titulaires d’une licence restés sans réponse positive ont déposé 9 180 saisines du recteur, la procédure par laquelle le recteur doit leur présenter au moins trois propositions d’admission, et 5 298 étaient recevables. Le 30 juin 2026, le Conseil d’État a jugé que le recteur ne peut faire ces propositions sans l’accord préalable des chefs d’établissement 4, 6, 7.
  • Au sein d’une même mention, d’une université à l’autre, les candidatures par place de 2025 et le taux d’emploi salarié des diplômés de 2022, dix-huit mois après le diplôme, ne varient pas ensemble. Sur 933 mentions d’université, leur corrélation est de −0,02, sur une échelle qui va de −1 à 1 et où 0 signale l’absence de lien 8.

Sur MonMaster, la plateforme nationale ouverte en 2023 pour la première année de master, 258 289 candidats ont confirmé au moins une candidature en 2025, et 83 177 d’entre eux, soit 32,2 %, n’ont reçu aucune proposition d’admission 1. Ce compte inclut les candidats qui ont quitté la plateforme en cours de campagne et des étudiants déjà inscrits en master. Il ne vérifie pas que chaque candidat remplissait les conditions d’entrée en master. La part est de 27,8 % parmi les 208 369 candidats inscrits dans l’enseignement supérieur en France en 2024-2025 2.

La loi n° 2016-1828 du 23 décembre 2016 permet aux établissements de fixer des capacités d’accueil en première année de master et d’y sélectionner les candidats 9. En 2022, le Conseil d’État a jugé que, dans une université, le conseil d’administration est compétent pour fixer ces capacités et les modalités de sélection 10. La même loi prévoit que le titulaire d’une licence qui n’a été admis dans aucune formation, « malgré plusieurs demandes d’admission » depuis 2020, se voie proposer une inscription en master 9. Un décret du 25 janvier 2017 a organisé cette proposition sous la forme d’une saisine du recteur de la région académique. Le recteur présente au candidat au moins trois propositions d’admission, après accord des chefs d’établissement concernés 6.

Chaque formation fixe le nombre de places qu’elle offre sur MonMaster, classe ou refuse les candidatures, puis envoie ses propositions d’admission dans l’ordre de son classement, sans quota de boursiers, à la différence de Parcoursup 5. Un candidat dépose jusqu’à quinze candidatures en phase principale, et quinze de plus en alternance, le plafond se comptant par mention et par établissement, quel que soit le nombre de parcours demandés 11. En 2025, les candidats ont déposé en moyenne 10,6 candidatures en phase principale 12. Suivent une phase complémentaire, où les formations qui ont encore des places vacantes recrutent de nouveaux candidats, et une phase de gestion des désistements, où les places libérées par les candidats qui renoncent sont proposées à d’autres 13.

MonMaster appelle formation l’unité à laquelle on candidate, un parcours d’une mention dans un établissement, proposé hors alternance ou en alternance. La mention est l’intitulé national du diplôme, comme droit privé ou psychologie 3. Chaque parcours demandé compte pour une candidature, même quand plusieurs parcours relèvent d’une même mention dans un même établissement 12. Un candidat qui dépose onze candidatures compte onze fois parmi les candidatures et une fois parmi les candidats, et un taux calculé sur les candidatures diffère d’un taux calculé sur les candidats.

Trois décomptes des places de première année de master

Le comité éthique et scientifique de Parcoursup et Mon Master (CESPM) compte 207 605 places en première année de master pour 2025-2026 4. Ce sont les capacités d’accueil votées par les établissements, qui comprennent les places des redoublants, des étudiants étrangers passés par la procédure Études en France et des recrutements faits hors de la plateforme 5. Pour la même rentrée, les formations ont offert 177 297 places sur MonMaster, phases principale et complémentaire comprises 3. L’écart entre les deux séries est de 30 308 places.

À l’université Paris-Panthéon-Assas, le conseil d’administration du 16 décembre 2025 a fixé pour la rentrée 2026 une capacité d’accueil de 2 243 places, dont 2 136 offertes sur MonMaster 14. La faculté des lettres de Sorbonne Université définit, pour la rentrée 2024, la capacité offerte limitée comme les places des nouveaux entrants et de ses propres diplômés de licence, et la capacité d’accueil comme cette capacité augmentée des redoublants et des étudiants passés par Études en France 14. L’avis rendu à l’université Toulouse Capitole retient pour un parcours une capacité de 50 places, dont 40 offertes sur la plateforme, et pour un autre 25 places, dont 20 offertes 14.

Le service statistique du ministère de l’Enseignement supérieur (SIES) publie une troisième série, arrêtée à la clôture des candidatures. Elle compte 175 502 places en 2025 et 151 887 en 2026, soit 13,5 % de moins 15. Le SIES attribue cette baisse à la réforme du recrutement et de la formation des enseignants, qui touche les masters des métiers de l’enseignement, de l’éducation et de la formation, appelés ici masters d’enseignement (MEEF). En 2026, les lauréats des nouveaux concours entrent sans passer par la plateforme dans les nouveaux masters enseignement et éducation (M2E), comptés ici avec les masters d’enseignement. Sur MonMaster ne restent ouverts que les M2E et les MEEF destinés aux étudiants qui ne sont pas lauréats de ces concours.

Entre 2025 et 2026, le nombre de formations ouvertes à la candidature baisse de 740, dont 649 formations des masters d’enseignement, passées de 1 121 à 472 16. Les autres formations passent de 7 040 à 6 949, soit 1,3 % de moins. Dans les données ouvertes de MonMaster (open data), les masters d’enseignement comptaient 32 976 places en 2025 3. La note du SIES ne répartit pas les places de 2026 entre masters d’enseignement et autres masters. Les places de 2026 par formation seront connues avec l’open data de la session, que le SIES annonce pour novembre 2026 17.

Places de première année de master selon le décompte. Masters d’enseignement compris. Capacités votées 2025-2026 : 207 605 ; MonMaster 2025 : 177 297 ; Clôture 2025 : 175 502 ; Clôture 2026 : 151 887. Capacités d’accueil votées par les établissements (CESPM) ; places offertes sur MonMaster, phases principale et complémentaire (open data) ; places offertes à la clôture des candidatures (SIES). Source : CESPM, SIES, MonMaster, calcul sortants.fr.
Les valeurs de ce graphique

Places de première année de master selon le décompte. Masters d’enseignement compris. Capacités votées 2025-2026 : 207 605 ; MonMaster 2025 : 177 297 ; Clôture 2025 : 175 502 ; Clôture 2026 : 151 887. Capacités d’accueil votées par les établissements (CESPM) ; places offertes sur MonMaster, phases principale et complémentaire (open data) ; places offertes à la clôture des candidatures (SIES). Source : CESPM, SIES, MonMaster, calcul sortants.fr.

Évolution des places de 2023 à 2025 et fixation des capacités d’accueil

Entre 2023 et 2025, les places offertes sur MonMaster ont augmenté de 5 624 3. Dans le même temps, les 6 381 formations présentes les trois années, restées dans le même régime au regard de l’alternance et des masters d’enseignement, ont perdu 1,8 % de leurs places, de 148 938 à 146 225. Elles comptent 82,5 % des places de 2025. La hausse du total vient des formations qui ne sont pas présentes les trois années. De 2024 à 2025, la plateforme a perdu 678 formations, avec 10 631 places, et en a gagné 755, avec 13 466 places.

Places offertes sur MonMaster en 2023 et en 2025. Ensemble des formations. 2023 : 171 673 ; 2025 : 177 297. Formations présentes les trois années. 2023 : 148 938 ; 2025 : 146 225. 6 381 formations présentes en 2023, 2024 et 2025, restées dans le même régime au regard de l’alternance et des masters d’enseignement. Elles comptent 82,5 % des places de 2025. Source : MonMaster 2023 à 2025, calcul sortants.fr.
Les valeurs de ce graphique

Places offertes sur MonMaster en 2023 et en 2025. Ensemble des formations. 2023 : 171 673 ; 2025 : 177 297. Formations présentes les trois années. 2023 : 148 938 ; 2025 : 146 225. 6 381 formations présentes en 2023, 2024 et 2025, restées dans le même régime au regard de l’alternance et des masters d’enseignement. Elles comptent 82,5 % des places de 2025. Source : MonMaster 2023 à 2025, calcul sortants.fr.

Dans ce même ensemble de formations présentes les trois années, les masters d’enseignement ont perdu 2,8 % de leurs places et les autres formations hors alternance 2,0 %. Les formations en alternance en ont gagné 1,8 % 3. Les 678 sorties et 755 entrées de 2024 à 2025 comprennent des changements d’identifiant, que l’open data ne permet pas toujours de distinguer d’une fermeture ou d’une création.

Parmi les 4 690 formations hors alternance et hors masters d’enseignement présentes de 2023 à 2025, celles qui recevaient en 2023 moins de 5 candidatures par place ont réduit leurs places de 5,7 % au total en deux ans, et celles qui en recevaient au moins 40 les ont augmentées de 6,4 % 3. Dans chaque groupe, si l’on range les formations selon l’évolution de leurs places, celle du milieu n’a pas changé de capacité. Au total, les formations à plus de 20 candidatures par place ont gagné 568 places. La demande est mesurée en candidatures de phase principale par place, la seule phase qui existait en 2023.

Le Snesup-FSU, syndicat d’enseignants du supérieur, a publié le 10 octobre 2025 une baisse de 31 385 places « en trois ans » sur MonMaster, sans indiquer de source, de méthode ni d’années exactes 18. Les séries publiques donnent 5 624 places de plus entre 2023 et 2025 pour l’open data, 3 829 de plus pour la série du SIES, et 3 198 de moins entre 2023-2024 et 2025-2026 pour les capacités d’accueil votées 3, 15, 4. Dans une réponse à une question écrite publiée le 20 janvier 2026, le ministère fait état d’une hausse de 1 300 places sur la plateforme, sans année 19. La note du SIES donne 1 088 places de plus entre 2024 et 2025 à la clôture des candidatures 12.

L’article L. 612-6 du Code de l’éducation laisse aux établissements le soin de fixer ces capacités, qui « font l’objet d’un dialogue avec l’État » 9. Pour la rentrée 2026, les conseils de six universités, Paris-Panthéon-Assas, Orléans, Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Paris 8, l’université de Toulouse et Toulouse Capitole, se sont prononcés sur ces capacités entre le 13 novembre et le 16 décembre 2025 14. Ces textes donnent des nombres de places, sans exposé des motifs. Pour les masters, la délibération de l’université de Toulouse ne donne que les capacités de 2026-2027, et l’avis de la commission de la formation et de la vie universitaire (CFVU) de Paris 1 les place à côté de celles de 2024 et de 2025.

Dans un rapport d’octobre 2025, l’inspection générale de l’éducation, du sport et de la recherche (IGÉSR) relève que des établissements décrivent comme des « injonctions contradictoires » une demande constante d’ouverture de places en licence et en master et le fait de ne pas en tirer toutes les conséquences pour la pédagogie, l’encadrement, les locaux ou la réussite 20. Elle constate aussi que certains établissements ne connaissent pas précisément leurs charges d’enseignement par discipline. La part des mentions de master ouvertes dans un établissement qui comptaient moins de 30 étudiants en deuxième année est passée de 33 % en 2006 à 44 % en 2024.

Places de master et diplômés de licence, par discipline

En 2025, MonMaster offrait 144 321 places hors masters d’enseignement 1. Le SIES comptait 150 105 diplômés de licence générale en 2024 dans les universités et les établissements qui leur sont rattachés 21. Le rapport est de 96 places pour 100 diplômés, et de 82 sans l’alternance 22. Il rapproche deux années différentes, puisque les diplômés de 2025, qui candidataient en 2025, ne sont pas encore publiés.

Hors masters d’enseignement et alternance comprise, les masters de 2025 offraient 36 places pour 100 diplômés de licence de 2024 en sciences et techniques des activités physiques et sportives (STAPS), 52 en psychologie, 85 en lettres, langues et arts et 103 en droit et science politique 22. Ces rapports dépendent d’une table de correspondance entre les secteurs disciplinaires des masters et les disciplines de licence du SIES. La table retenue isole la psychologie et les STAPS, comme le SIES, range les secteurs pluridisciplinaires de droit et d’économie en économie, gestion et administration économique et sociale (AES), et ceux de lettres, langues et sciences humaines en lettres, langues et arts.

Places de master pour 100 diplômés de licence générale. Places de 2025 hors masters d’enseignement, diplômés de 2024. STAPS : 36 ; Psychologie : 52 ; Lettres, langues, arts : 85 ; Sciences de la vie, Terre : 88 ; Autres sciences humaines : 99 ; Droit, science politique : 103 ; Sciences fondamentales : 112 ; Économie, gestion, AES : 137. Alternance comprise ; sans elle, 75 en économie, gestion, AES. Ensemble : 96. Diplômés comptés par le SIES dans les universités et les établissements qui leur sont rattachés ; ceux de 2025 ne sont pas encore publiés. Source : MonMaster 2025, SIES, calcul sortants.fr.
Les valeurs de ce graphique

Places de master pour 100 diplômés de licence générale. Places de 2025 hors masters d’enseignement, diplômés de 2024. STAPS : 36 ; Psychologie : 52 ; Lettres, langues, arts : 85 ; Sciences de la vie, Terre : 88 ; Autres sciences humaines : 99 ; Droit, science politique : 103 ; Sciences fondamentales : 112 ; Économie, gestion, AES : 137. Alternance comprise ; sans elle, 75 en économie, gestion, AES. Ensemble : 96. Diplômés comptés par le SIES dans les universités et les établissements qui leur sont rattachés ; ceux de 2025 ne sont pas encore publiés. Source : MonMaster 2025, SIES, calcul sortants.fr.

En économie, gestion et AES, on compte 137 places pour 100 diplômés alternance comprise, et 75 sans l’alternance, qui représente 12 706 des 28 039 places du groupe et 10 649 des 18 016 places de sciences de gestion 22. En STAPS, en langues et en sciences humaines, une partie des diplômés entre en master d’enseignement, exclu du calcul. Parmi les diplômés de licence de STAPS de 2024, la part inscrite en master d’enseignement l’année suivante est de 25,2 % 21.

Les 144 321 places hors masters d’enseignement comprennent 3 037 places au Conservatoire national des arts et métiers (Cnam) et 5 653 dans des établissements privés, dont les diplômés de licence ne sont pas comptés par le SIES 22. Parmi les admis de 2025 en master hors enseignement, 67,1 % étaient inscrits l’année précédente en troisième année de licence générale, 6,5 % en bachelor universitaire de technologie (BUT), 2,4 % en licence professionnelle, 5,0 % en master et 6,5 % dans une autre formation 3. Les 12,5 % restants n’étaient pas inscrits dans l’enseignement supérieur en France.

Le CESPM compte 75 places pour 100 nouveaux diplômés de licence en moyenne, et 82 en droit, sans préciser l’année ni le fichier de diplômés utilisés 4. Le comité juge que « ce taux de 75% est empiriquement satisfaisant », l’ensemble des masters n’étant pas saturé. En 2021, un rapport de l’Assemblée nationale exposait la position des syndicats étudiants et du Snesup-FSU, pour qui les difficultés d’accès venaient d’un écart trop important entre le nombre de diplômés de licence et les capacités d’accueil 23.

Alternance comprise, les masters de langues étrangères, qu’il s’agisse de langues, littératures et civilisations étrangères et régionales (LLCER) ou de langues étrangères appliquées (LEA), ont laissé 33,5 % de leurs places vides en 2025, c’est-à-dire sans candidat ayant accepté une proposition sur la plateforme 3. La part est de 16,9 % en sciences de l’éducation hors masters d’enseignement, de 13,1 % en STAPS et de 7,5 % en droit. Elle est de 1,2 % en psychologie, où l’on compte 52 places pour 100 diplômés de licence de la discipline 22.

Masters de psychologie : candidatures, places et insertion

Le décret du 22 mars 1990 réserve le titre de psychologue, par la voie de droit commun, aux titulaires d’une licence et d’un master mention psychologie comportant un stage professionnel 24. Il ouvre d’autres voies, par des diplômes anciens ou étrangers reconnus, le diplôme d’État de psychologie scolaire ou le diplôme de psychologue du travail du Cnam. La direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) comptait 77 047 psychologues en activité de moins de 62 ans en 2024 dans le répertoire Adeli des professionnels de santé, et 38 128 en 2012 dans le même répertoire 25.

Sur Parcoursup, les licences de psychologie ont reçu environ 268 000 vœux pour 16 400 places en 2025, et 122 000 vœux pour 18 300 places en 2018 26. Un candidat y compte autant de fois qu’il demande de formations. Les licences avec option accès santé (L.AS), créées en 2020, sont retirées du calcul, ce qui limite la comparaison entre les deux années.

En 2025, hors alternance, les masters de psychologie offraient 5 188 places et ont reçu 149 009 candidatures en phase principale, soit 28,7 par place 3. Une proposition d’admission a été faite à 6,7 % des candidatures, et 0,9 % des places sont restées vides. Le CESPM, qui compte les propositions, calcule que 49,4 % des nouveaux diplômés de licence de psychologie en ont reçu une en 2025 dans un master de psychologie 4. Le SIES, qui compte les inscriptions, trouve que 49,9 % des diplômés de licence de psychologie de 2024 se sont inscrits en master universitaire l’année suivante 21. Dans le tableur de la même note, qui donne 49,6 %, cette part comprend 8,5 % d’inscrits en master d’enseignement.

Les formations de psychologie sont 90,0 % à recevoir au moins 10 candidatures par place, et 92,2 % n’ont aucune place vide, pour 46,6 % des formations des disciplines autres que la psychologie et le droit 3. Parmi les établissements qui proposent au moins 100 places, les plus demandés sont l’université Grenoble Alpes avec 52,9 candidatures par place, l’université de Strasbourg avec 46,4 et l’université Côte d’Azur avec 39,4. Les formations d’Île-de-France en reçoivent 27,7, pour 28,7 dans l’ensemble du pays.

Les candidatures de psychologie viennent à 86 % de candidats qui ne sont pas inscrits dans l’académie de la formation 3. D’une académie à l’autre, la demande par place n’est presque pas liée au nombre d’étudiants de troisième année de licence de psychologie rapporté aux places, avec une corrélation de 0,14 sur 19 académies, sur une échelle de −1 à 1 27. Les formations situées à moins de 5 km du lieu d’études du candidat reçoivent 15,2 % des candidatures de psychologie et 57,6 % des acceptations 28.

L’Association des enseignants-chercheurs de psychologie des universités (AEPU) et la Fédération française des psychologues et de psychologie (FFPP) recensent, d’après leurs propres relevés, 5 266 places de master de psychologie en 2025 et 4 967 en 2018 29. La hausse vient du nombre de parcours, passé de 193 à 216, alors que le nombre moyen de places par parcours baisse de 25,7 à 24,7. Leur « Panorama national des masters en psychologie » estime à environ 11 000 les licences de psychologie délivrées chaque année, soit environ deux licences pour une place, de 0,8 à 4 selon l’université. Il signale que le nombre de candidats qui se représentent d’une année sur l’autre n’est pas connu.

Dans les formations de psychologie présentes les trois années, les places ont baissé de 3,4 % entre 2023 et 2025, de 4 013 à 3 876, et les candidatures en phase principale ont augmenté de 17,3 % 3. L’ensemble du secteur, alternance comprise, passe de 5 105 à 5 211 places, soit 2,1 % de plus, par l’arrivée de nouvelles formations. Les formations sans équivalent en 2023 comptent 1 335 places en 2025, dont 970 dans une mention que l’établissement ne proposait pas.

D’après InserSup, le dispositif du ministère qui suit l’insertion des diplômés, 78,4 % des diplômés de master de psychologie de 2022 qui ne poursuivaient pas d’études avaient un emploi salarié en France dix-huit mois après leur diplôme 8. Ils étaient 6,1 % à avoir un emploi non salarié, qui comprend l’exercice libéral, et la source ne dit pas combien se sont inscrits au répertoire des psychologues. Sur 49 mentions d’université de psychologie, le taux d’emploi salarié est inférieur à 64,7 % dans le dixième où il est le plus bas, et supérieur à 92,0 % dans le dixième où il est le plus haut.

Masters de droit : demande par université et diplôme exigé des avocats

En 2025, hors alternance, les masters de droit offraient 21 614 places et ont reçu 474 295 candidatures en phase principale, soit 21,9 par place 3. Une proposition a été faite à 14,6 % des candidatures, et 5,3 % des places sont restées vides. Alternance comprise, les masters de sciences juridiques offraient 22 922 places. Le droit pénal reçoit 41,4 candidatures par place, le droit notarial 29,9, le droit privé 26,2 et le droit public 15,3. Sur le champ le plus proche de celui du CESPM, les masters de sciences juridiques hors alternance de France métropolitaine hors Corse, on compte 85 places pour 100 diplômés de licence de droit et science politique 22.

Les dix établissements qui reçoivent le plus de candidatures en droit en concentrent 56,5 %, pour 44,4 % des places 3. Par place, les formations de droit reçoivent 34,1 candidatures à l’université Paris sciences et lettres (PSL), 33,4 à Paris-Panthéon-Assas, 32,9 à l’université Paris Cité, 32,8 à Lyon 3 Jean Moulin, 31,4 à l’université de Bordeaux, 31,3 à l’université Paris Nanterre et 30,8 à Toulouse Capitole. Paris 1 Panthéon-Sorbonne, avec 22,2, est au niveau de l’ensemble du pays. Les formations situées à Paris reçoivent 29,3 candidatures par place, celles des autres villes d’au moins 150 formations sur MonMaster 27,1, et celles des villes plus petites 16,3.

Demande et places vides en psychologie et en droit. Formations sans place vide. Psychologie : 92,2 % ; Droit : 71,5 % ; Autres disciplines : 46,6 %. Candidatures par place, valeur médiane. Psychologie : 27,2 ; Droit : 19,7 ; Autres disciplines : 10,7. Session 2025, hors alternance et hors masters d’enseignement : 219 formations de psychologie, 884 de droit, 4 792 autres. Valeur médiane : la moitié des formations reçoivent davantage de candidatures par place. Droit : sciences juridiques ; la science politique est comptée dans les autres disciplines. Source : MonMaster 2025, calcul sortants.fr.
Les valeurs de ce graphique

Demande et places vides en psychologie et en droit. Formations sans place vide. Psychologie : 92,2 % ; Droit : 71,5 % ; Autres disciplines : 46,6 %. Candidatures par place, valeur médiane. Psychologie : 27,2 ; Droit : 19,7 ; Autres disciplines : 10,7. Session 2025, hors alternance et hors masters d’enseignement : 219 formations de psychologie, 884 de droit, 4 792 autres. Valeur médiane : la moitié des formations reçoivent davantage de candidatures par place. Droit : sciences juridiques ; la science politique est comptée dans les autres disciplines. Source : MonMaster 2025, calcul sortants.fr.

D’une académie à l’autre, la demande par place en droit est plus forte là où les étudiants de troisième année de licence de droit sont plus nombreux par rapport aux places, avec une corrélation de 0,55 sur 27 académies, sur une échelle de −1 à 1 27. Ces étudiants sont plus nombreux dans les grandes facultés, et les données ne séparent pas la taille, la réputation et la proximité des candidats. Le CESPM cite le taux de réussite à l’École nationale de la magistrature et la proximité des grands cabinets parmi les traits qui peuvent expliquer la concentration des candidatures sur des établissements comme Paris 1 et Paris-Panthéon-Assas, et sur des mentions comme le droit privé, des affaires ou pénal 4.

Entre les promotions 2016 et 2021, la part des diplômés de licence de droit et science politique poursuivant en première année de master (M1) hors enseignement est passée de 85 % à 68 %, et celle des entrants en M1 venus d’une autre académie de 19 % à 31 % 30. Ces chiffres viennent des données nationales exploitées par Manon Brézault, Paul Magnand et Émilie Raquet, des observatoires des universités Toulouse Capitole et Grenoble Alpes, dans une publication du Centre d’études et de recherches sur les qualifications (Céreq). Dans deux universités étudiées, la poursuite des diplômés reçus à la licence avec la mention « passable » est passée de 88 % à 51 % entre les promotions 2018 et 2021.

Depuis le 1er janvier 2025, en application de l’article 49 de la loi de programmation de la justice du 20 novembre 2023, la loi du 31 décembre 1971 sur les professions judiciaires et juridiques exige des futurs avocats au moins un master en droit, là où elle exigeait une maîtrise 31. Ce changement ne s’applique pas aux personnes qui avaient déjà obtenu à cette date le certificat d’aptitude à la profession d’avocat (CAPA) ou réussi l’examen d’accès à un centre régional de formation professionnelle des avocats (CRFPA). Depuis novembre 2023, la loi de 1971, modifiée par celle de 2023, exige aussi les soixante premiers crédits européens d’un master en droit, soit une première année, pour se présenter à cet examen.

Le Conseil national des barreaux compte 15 801 inscrits et 3 558 admis à l’examen d’accès au CRFPA en 2024, le nombre de candidats présents n’étant pas connu 32. Un arrêté du 6 juillet 2026 maintient jusqu’à la session 2028 incluse l’équivalence reconnue à certains titres et diplômes pour les soixante premiers crédits de master exigés à cet examen 33. L’École nationale de la magistrature ouvre 435 places en 2026, dont 305 au premier concours, ouvert aux titulaires d’un diplôme de quatre années d’études après le baccalauréat, et 20 au premier concours spécial 34.

Les diplômés de master de droit de 2022 étaient 47,1 % à poursuivre des études l’année suivante, pour 27,6 % de l’ensemble des diplômés de master 8. Cette poursuite d’études peut recouvrir la préparation de l’examen d’accès au CRFPA, celle d’un concours ou un second master, que la source ne distingue pas. La part est de 85,3 % en droit notarial, 55,8 % en droit pénal et 42,6 % en droit public.

Places vides selon la demande, dans une même mention

Hors alternance et hors masters d’enseignement, 17 019 des 122 399 places offertes sur MonMaster en 2025 sont restées vides, soit 13,9 % 3. Les formations qui ont reçu moins de 5 candidatures par place en phase principale comptent 20,0 % des places et 54,4 % des places vides. Les formations qui reçoivent au moins 10 candidatures par place comptent 20,9 % des places vides. Ces places vides ne tiennent pas compte des 1 951 recrutements faits hors de la plateforme dans ces formations, sur 2 419 dans l’ensemble de MonMaster, ni des redoublants et des étudiants passés par Études en France.

Répartition des places vides selon la demande de la formation. Candidatures par place en phase principale. Moins de 5 : 54,4 % ; 5 à 10 : 24,7 % ; 10 à 20 : 14,7 % ; 20 à 30 : 3,5 % ; 30 et plus : 2,7 %. Session 2025, hors alternance et hors masters d’enseignement : 17 019 places vides sur 122 399. Les formations à moins de 5 candidatures par place comptent 20,0 % des places. Recrutements hors plateforme non comptés. Source : MonMaster 2025, calcul sortants.fr.
Les valeurs de ce graphique

Répartition des places vides selon la demande de la formation. Candidatures par place en phase principale. Moins de 5 : 54,4 % ; 5 à 10 : 24,7 % ; 10 à 20 : 14,7 % ; 20 à 30 : 3,5 % ; 30 et plus : 2,7 %. Session 2025, hors alternance et hors masters d’enseignement : 17 019 places vides sur 122 399. Les formations à moins de 5 candidatures par place comptent 20,0 % des places. Recrutements hors plateforme non comptés. Source : MonMaster 2025, calcul sortants.fr.

Parmi les 145 mentions proposées par au moins dix formations, on en compte 27 où la moitié au moins des formations n’ont aucune place vide, alors qu’une formation sur dix au moins en laisse 30 % ou davantage 3. La mention psychologie compte 110 formations, dont neuf sur dix n’ont aucune place vide. La mention LLCER compte 260 formations, dont la moitié laissent au moins la moitié de leurs places vides.

Dans 94 mentions proposées par au moins cinq formations, l’une au moins est pleine, sans place vide et avec au moins 20 candidatures par place, et une autre laisse au moins la moitié de ses places vides 3. Selon les seuils retenus, 20 ou 30 candidatures par place, 30 % ou 50 % de places vides et au moins cinq ou dix formations par mention, ce nombre va de 61 à 115. Les formations à moitié vides de ces mentions comptent 10 places et reçoivent 4,0 candidatures par place, les formations pleines 16 places et 30,6 candidatures. Ce sont des valeurs médianes, la moitié des formations se situant au-dessus et l’autre moitié au-dessous.

Formations pleines et formations à moitié vides d’une même mention. Places, valeur médiane. Pleines : 16 ; À moitié vides : 10. Candidatures par place, valeur médiane. Pleines : 30,6 ; À moitié vides : 4,0. Acceptations pour 100 propositions. Pleines : 33,7 ; À moitié vides : 18,9. 94 mentions d’au moins cinq formations, dont une pleine (20 candidatures par place ou plus) et une autre à moitié vide. Session 2025, hors alternance et hors MEEF. Source : MonMaster 2025, calcul sortants.fr.
Les valeurs de ce graphique

Formations pleines et formations à moitié vides d’une même mention. Places, valeur médiane. Pleines : 16 ; À moitié vides : 10. Candidatures par place, valeur médiane. Pleines : 30,6 ; À moitié vides : 4,0. Acceptations pour 100 propositions. Pleines : 33,7 ; À moitié vides : 18,9. 94 mentions d’au moins cinq formations, dont une pleine (20 candidatures par place ou plus) et une autre à moitié vide. Session 2025, hors alternance et hors MEEF. Source : MonMaster 2025, calcul sortants.fr.

Pour 100 propositions d’admission, les formations hors alternance reçoivent 35,0 acceptations quand elles ont moins de 5 candidatures par place, et 31,6 quand elles en ont au moins 20 3. Les formations à moitié vides des 94 mentions ont vu accepter 18,9 de leurs propositions sur 100. Parmi celles dont le rang du dernier candidat appelé est publié, 73,6 % ont fait une proposition à tous les candidats qu’elles avaient classés. Elles avaient classé 1,8 candidat par place, et les formations pleines 11,3.

Dans 73 des 94 mentions, l’établissement de la formation à moitié vide a une plus grande part de places vides dans ses autres mentions que celui de la formation pleine, l’inverse dans 17 3. Sur 5 395 formations comparées dans une même mention, à taille de formation et part de places vides de l’établissement dans ses autres mentions comparables, une formation située dans une ville qui compte environ trois fois plus de formations sur MonMaster laisse en moyenne 0,6 point de places vides en moins. Le loyer n’y est pas lié de façon mesurable, sauf quand la demande est aussi prise en compte, avec alors 1,7 point de places vides en plus pour 5,6 € de plus par mètre carré.

En comptant les candidatures des deux phases, 27,4 % des places vides hors alternance se trouvent dans des formations qui reçoivent moins de 3 candidatures par place, et 47,3 % dans des formations qui en reçoivent moins de 5 3. Ce second chiffre est de 54,4 % quand on ne compte que la phase principale. Au-delà de 3 candidatures par place, les formations qui ont fait au moins autant de propositions d’admission qu’elles avaient de places comptent 68,7 % des places vides, restées vides faute d’acceptations.

Les places vides des masters de langues étrangères se trouvent à 59,1 % dans des formations qui reçoivent moins de 3 candidatures par place, deux phases comprises 3. Au-delà de 3 candidatures par place, les formations qui ont fait au moins autant de propositions que de places comptent 86,7 % des places vides en sciences, et 79,3 % en droit et science politique. MonMaster ne publie ni le motif d’un refus ni l’établissement où s’inscrit le candidat qui refuse.

Dans son 7e rapport, publié en mars 2025, le CESPM a chiffré les places vides des formations attractives pour 2023, la première année de MonMaster 5. Il appelle attractive une formation dont le nombre de candidats qui la choisiraient s’ils étaient appelés dépasse la capacité d’accueil. En 2023, près de 30 % de ces formations avaient au moins 3 places vacantes à la fin de la phase principale. Elles représentaient 56 400 places, dont un quart sont restées vides à la fin de la procédure. Le comité attribue ces places vides, pour la grande majorité de ces formations, à « un taux de classement malthusien », c’est-à-dire à des listes de candidats classés trop courtes pour remplir.

Cécile Legrand trouve, dans la revue *Éducation & formations* et sur les données de 2023, que 23 % des mentions à plus de 15 candidatures par place n’atteignent pas 80 % de remplissage 35. Les équipes de l’université qu’elle étudie disent avoir sous-estimé que « les bons candidats seraient pris partout ». Avec les candidatures de 2019, avant MonMaster, Nadine Théophile (université Gustave Eiffel) observait dans une université francilienne que 80 % des diplômés de licence de l’établissement admis en master s’y étaient inscrits, pour 33 % des candidats admis venus de licences d’autres établissements 36. À l’université Gustave Eiffel, en 2023, les candidats internes ont accepté 59 % des propositions reçues, et les candidats extérieurs 25 % 37.

Distance entre le lieu d’études et la formation acceptée

En France hexagonale, 59 % des candidatures de 2025 visent une formation située à plus de 100 km du lieu d’études du candidat 28. Sur l’ensemble des acceptations, 60 % concernent une formation à moins de 25 km, et 51 % une formation à moins de 5 km. Ces formations à moins de 5 km reçoivent 20 % des candidatures et 34 % des propositions. Le SIES écrit qu’« il semble donc » que les candidats cherchent à accroître leurs chances par des candidatures éloignées, avant de poursuivre près de chez eux.

Hors alternance et hors masters d’enseignement, parmi les candidats inscrits dans l’enseignement supérieur en France, ceux qui étudiaient en 2024-2025 dans l’académie de la formation déposent 28,1 % des candidatures et représentent 58,5 % des admis 3. Cette part des admis est de 61,7 % dans le cinquième des formations qui reçoivent le moins de candidatures par place, et de 60,3 % dans le cinquième qui en reçoit le plus. Dans ce cinquième le plus demandé, les candidats de l’académie déposent 26,5 % des candidatures et reçoivent 48,4 % des propositions. Ils déposent 36,2 % des candidatures des formations les moins demandées et y reçoivent 43,5 % des propositions.

Part des candidats de l’académie de la formation, étape par étape. Cinquième des formations les plus demandées. Candidatures : 26,5 % ; Classements : 32,5 % ; Propositions : 48,4 % ; Admissions : 60,3 %. Cinquième des formations les moins demandées. Candidatures : 36,2 % ; Classements : 40,6 % ; Propositions : 43,5 % ; Admissions : 61,7 %. Candidats inscrits dans l’enseignement supérieur en France en 2024-2025. Session 2025, hors alternance et hors masters d’enseignement, 5 723 formations ayant au moins un admis, rangées en cinq groupes selon leurs candidatures par place. Source : MonMaster 2025, calcul sortants.fr.
Les valeurs de ce graphique

Part des candidats de l’académie de la formation, étape par étape. Cinquième des formations les plus demandées. Candidatures : 26,5 % ; Classements : 32,5 % ; Propositions : 48,4 % ; Admissions : 60,3 %. Cinquième des formations les moins demandées. Candidatures : 36,2 % ; Classements : 40,6 % ; Propositions : 43,5 % ; Admissions : 61,7 %. Candidats inscrits dans l’enseignement supérieur en France en 2024-2025. Session 2025, hors alternance et hors masters d’enseignement, 5 723 formations ayant au moins un admis, rangées en cinq groupes selon leurs candidatures par place. Source : MonMaster 2025, calcul sortants.fr.

Pour 100 propositions, les candidats de l’académie en acceptent 46,7 dans les formations les moins demandées et 39,0 dans les plus demandées, et les candidats venus d’une autre académie 22,4 dans les premières et 24,1 dans les secondes 3. Au total, une candidature déposée par un candidat de l’académie aboutit à une admission 3,6 fois plus souvent qu’une candidature venue d’une autre académie. Elle est 1,31 fois plus souvent classée, 1,50 fois plus souvent suivie d’une proposition une fois classée et 1,83 fois plus souvent acceptée une fois proposée, le produit des trois donnant 3,6. À l’étape de la proposition, le rapport est de 1,95 dans le cinquième des formations le plus demandé et de 1,13 dans le moins demandé.

L’étape de la proposition mêle le rang donné par la formation et les désistements, puisqu’un candidat classé ne reçoit de proposition que s’il n’a pas renoncé quand son rang est atteint 3. Un candidat venu d’une autre académie peut s’être retiré avant ce moment, et la source ne permet pas de séparer les deux effets. Les mêmes résultats s’observent en 2024, sans l’Île-de-France, et quand on compare les candidats déjà inscrits dans l’établissement de la formation aux autres candidats. En Île-de-France, Paris, Créteil et Versailles forment trois académies pour un même bassin d’études, et un candidat qui change d’académie peut y rester dans la même agglomération.

L’Insee comptait, dans les universités, 73 % d’inscrits en première année de master qui étudiaient l’année précédente dans la même académie, pour l’année 2015 38. D’après une étude publiée en 2026 dans la revue *Formation emploi*, 30,1 % des passages de la troisième année de licence à la première année de master se faisaient en 2019 avec un changement d’établissement, pour 23 % à 24 % de 2008 à 2015 39. Ses auteurs trouvent que la mobilité est d’abord liée à l’établissement d’origine, sans pouvoir observer les résultats scolaires. Dans l’université francilienne étudiée par Nadine Théophile, 83 % des diplômés de licence de l’établissement avaient reçu un avis favorable du jury, pour 29 % des candidats de licence générale venus d’autres établissements 36.

Candidats sans proposition, selon le diplôme préparé et l’académie

La note du SIES compte ses 83 177 candidats sans proposition « sans préjuger de l’éligibilité à l’entrée en 1ère année de master » 1. Ses bilans académiques, limités aux candidats inscrits dans l’enseignement supérieur en France, donnent la part des candidats sans proposition selon le diplôme qu’ils préparaient en 2024-2025 2. Elle est de 17,8 % pour les étudiants de licence générale, 43,4 % pour ceux de BUT, 52,1 % pour ceux de licence professionnelle et 42,2 % pour les étudiants déjà inscrits en master.

Candidats sans aucune proposition, selon le diplôme préparé. Candidats inscrits dans l’enseignement supérieur en 2024-2025. Licence générale : 17,8 % ; BUT : 43,4 % ; Licence professionnelle : 52,1 % ; Déjà en master : 42,2 % ; Autre cursus : 52,2 %. Campagne 2025, phases principale et complémentaire. Ensemble des candidats inscrits : 27,8 %. Source : SIES, bilans académiques MonMaster 2025.
Les valeurs de ce graphique

Candidats sans aucune proposition, selon le diplôme préparé. Candidats inscrits dans l’enseignement supérieur en 2024-2025. Licence générale : 17,8 % ; BUT : 43,4 % ; Licence professionnelle : 52,1 % ; Déjà en master : 42,2 % ; Autre cursus : 52,2 %. Campagne 2025, phases principale et complémentaire. Ensemble des candidats inscrits : 27,8 %. Source : SIES, bilans académiques MonMaster 2025.

L’open data de MonMaster compte des candidatures, un même candidat pouvant en déposer plusieurs. En 2025, hors masters d’enseignement, 16,3 % des candidatures venues de troisième année de licence générale ont reçu une proposition, 9,4 % de celles venues de BUT et 7,9 % de celles venues de licence professionnelle 3. Les candidatures en alternance représentent 42,9 % des candidatures de BUT et 43,7 % de celles de licence professionnelle, pour 14,8 % de celles de licence générale. En alternance, la proposition d’admission n’est envoyée qu’après la validation d’un contrat d’alternance ou d’un certificat d’engagement 40.

Candidatures de licence générale, de BUT et de licence professionnelle. Part des candidatures déposées en alternance. Licence générale : 14,8 % ; BUT : 42,9 % ; Licence professionnelle : 43,7 %. Propositions pour 100 candidatures. Licence générale : 16,3 ; BUT : 9,4 ; Licence professionnelle : 7,9. Session 2025, hors masters d’enseignement, phases principale et complémentaire. Candidatures d’étudiants inscrits en troisième année de licence générale, en BUT ou en licence professionnelle, un candidat pouvant en déposer plusieurs. Source : MonMaster 2025, calcul sortants.fr.
Les valeurs de ce graphique

Candidatures de licence générale, de BUT et de licence professionnelle. Part des candidatures déposées en alternance. Licence générale : 14,8 % ; BUT : 42,9 % ; Licence professionnelle : 43,7 %. Propositions pour 100 candidatures. Licence générale : 16,3 ; BUT : 9,4 ; Licence professionnelle : 7,9. Session 2025, hors masters d’enseignement, phases principale et complémentaire. Candidatures d’étudiants inscrits en troisième année de licence générale, en BUT ou en licence professionnelle, un candidat pouvant en déposer plusieurs. Source : MonMaster 2025, calcul sortants.fr.

Si chaque candidature de BUT avait le taux de proposition des candidatures de licence générale déposées dans la même formation, 11,8 % recevraient une proposition, pour 9,4 % observés 3. La répartition des candidatures entre formations rend ainsi compte d’environ deux tiers de l’écart entre BUT et licence générale, et de la moitié de l’écart entre licence professionnelle et licence générale. Dans les formations en alternance, 4,6 % des candidatures de BUT reçoivent une proposition, pour 2,6 % des candidatures de licence générale dans les mêmes formations, et 6,0 % des candidatures de licence professionnelle, pour 2,4 % des candidatures de licence générale dans les mêmes formations.

Dans les formations hors alternance, 27,6 candidatures de BUT sur 100 sont classées, pour 38,0 candidatures de licence générale dans les mêmes formations 3. Pour la licence professionnelle, les taux sont de 20,5 et 39,8. Une fois classées, les candidatures de BUT reçoivent une proposition dans 46,9 cas sur 100, pour 49,3 pour la licence générale des mêmes formations, et celles de licence professionnelle dans 45,2 cas, pour 49,6. Pour le BUT, l’écart au classement porte sur le droit et les sciences, et il est nul en économie et gestion, alternance comprise. MonMaster ne publie ni la discipline de la licence du candidat ni ses notes.

L’académie de Créteil compte 58,1 % de candidats inscrits ayant reçu au moins une proposition en 2025, celle de Versailles 63,8 % et celle de Paris 71,3 %, pour 72,2 % en France 2. Parmi les étudiants de licence générale, 29,1 % des candidats de Créteil et 23,6 % de ceux de Versailles n’ont reçu aucune proposition, pour 17,8 % en France. Sur les propositions acceptées par les candidats de l’académie de Créteil, 53,3 % concernent une formation de leur académie, 15,7 % une formation de Paris et 14,8 % une formation de Versailles 28.

Le 7e rapport du CESPM classait Créteil et Versailles parmi les douze académies dont les formations ont rempli plus de 80 % de leurs places en 2024 5. Les deux mesures ne portent ni sur les mêmes personnes ni sur la même année, 2024 pour le remplissage et 2025 pour les propositions. Le remplissage se compte dans l’académie de la formation, la part de candidats avec proposition dans l’académie où le candidat étudie.

Une note d’information du SIES de mai 2026 compare les chances d’obtenir une proposition entre candidats de même profil observé, notamment de même sexe, âge, baccalauréat, diplôme préparé, discipline demandée et nombre de candidatures, la mention au baccalauréat étant la principale mesure du niveau scolaire 28. À profil égal, un enfant de ménage classé par l’Insee « à dominante cadre » a environ 2 points de chances de plus d’obtenir une proposition qu’un enfant de ménage « à dominante intermédiaire », et un enfant de ménage d’un seul employé ou ouvrier environ 5 points de moins 41. Ces écarts sont calculés autour du taux de 68 % de candidats avec proposition, sur les 258 289 candidats du modèle.

Le SIES publie ces résultats sous la forme de rapports de cotes, qui comparent les chances d’obtenir une proposition, rapportées aux chances de ne pas en obtenir, avec celles d’un enfant de ménage « à dominante intermédiaire » 28. Ce rapport est de 1,12 pour un enfant de ménage à dominante cadre et de 0,79 pour un enfant de ménage d’un seul employé ou ouvrier. Il est de 0,89 pour un enfant de ménage à dominante ouvrière et de 0,91 pour un enfant de ménage à dominante employée.

Parmi l’ensemble des candidats, la part de ceux qui ont été classés au moins une fois sans recevoir de proposition passe de 9,8 % en 2023 à 12,8 % en 2024 et 16,6 % en 2025 42, 1. En 2024, l’ouverture de la phase complémentaire fait entrer de nouveaux candidats dans le calcul, et le SIES écrit que le taux de proposition de 2024 n’est pas directement comparable à celui de 2023. En 2025, cette part est de 11,8 % pour les étudiants de licence générale et de 25,7 % pour ceux de BUT 1. Le devenir des candidats restés sans proposition n’est suivi par aucune source publiée.

La saisine du recteur

Le titulaire d’une licence resté sans réponse positive s’adresse au recteur de la région académique où il a obtenu son diplôme, dans les quinze jours qui suivent son dernier refus ou l’obtention de sa licence 6. Dans les régions académiques qui comptent au moins deux universités, il doit avoir reçu au moins cinq refus, dans au moins deux mentions et deux établissements. Le recteur lui présente, « après accord des chefs d’établissement concernés », au moins trois propositions, dont une dans l’établissement de licence si l’offre le permet. Le candidat a huit jours pour répondre à chacune, et il peut saisir le recteur pendant les trois années universitaires qui suivent sa licence.

D’après le bureau des masters de la direction générale de l’enseignement supérieur et de l’insertion professionnelle (DGESIP), les saisines sont passées de 4 069 en 2017 à 12 042 en 2020, puis à 6 430 en 2024 et à 9 180 en 2025 4. Les saisines recevables de 2025 sont au nombre de 5 298, et les 3 882 autres comprennent des brouillons, des abandons et des demandes écartées. Le CESPM attribue 37 % des saisines à l’Île-de-France, sans dire s’il s’agit des déposées ou des recevables. D’après une note non publiée de la DGESIP qu’il cite, le droit représente 29 % des saisines de 2025 pour 13 % des places, et la psychologie 21 % pour 4 %.

Saisines du recteur pour l’entrée en master. Saisines déposées. 2017 : 4 069 ; 2018 : 4 942 ; 2019 : 5 322 ; 2020 : 12 042 ; 2021 : 11 612 ; 2022 : 7 663 ; 2023 : 8 919 ; 2024 : 6 430 ; 2025 : 9 180. En 2025, 5 298 saisines étaient recevables. Données du bureau des masters de la DGESIP. Source : CESPM, 8e rapport, figure 19.
Les valeurs de ce graphique

Saisines du recteur pour l’entrée en master. Saisines déposées. 2017 : 4 069 ; 2018 : 4 942 ; 2019 : 5 322 ; 2020 : 12 042 ; 2021 : 11 612 ; 2022 : 7 663 ; 2023 : 8 919 ; 2024 : 6 430 ; 2025 : 9 180. En 2025, 5 298 saisines étaient recevables. Données du bureau des masters de la DGESIP. Source : CESPM, 8e rapport, figure 19.

Le CESPM appelle close une saisine qui a donné lieu à une proposition acceptée, ou à trois propositions dont aucune n’a été acceptée dans le délai 4. La part des saisines recevables closes au 31 octobre 2025 était de 14 %, et de 11,5 % en Île-de-France. Le nombre d’admissions obtenues par saisine et le devenir des admis ne figurent pas dans le rapport. Pour 2023, le 7e rapport du CESPM comptait 1 302 propositions acceptées, soit 27,1 % des saisines recevables 5.

En 2021, le Haut Conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (Hcéres) attribuait les échecs de la procédure à plusieurs causes, dont des places vacantes rares ou mal connues, des dossiers faibles et des projets limités à une mention ou à un établissement 43. Il écrivait que les services des rectorats doivent composer avec des candidats « souvent fermés sur leurs choix », qui ont du mal à élargir leur zone géographique ou s’y refusent. Le CESPM rapporte que des étudiants admis par saisine dans un master éloigné de chez eux ne s’y présentent pas, et que des demandes arrivent en septembre et en octobre 4.

Deux décrets et un arrêté du 25 juin 2026 ont modifié la procédure pour la campagne 2026 13. Un candidat placé sur liste d’attente peut désormais saisir le recteur, comme le pouvait déjà un candidat en recherche de contrat d’alternance, et la saisine prend fin s’il reçoit une réponse positive sur la plateforme. Elle est ouverte du début de la phase de gestion des désistements à la fin des propositions des formations. La commission d’accès au deuxième cycle, présidée par le recteur, examine la situation des candidats restés sans proposition au terme de la procédure et se réunit entre le 20 août et le 15 septembre 6, 13. Un autre arrêté autorise l’enregistrement des saisines dans le système de données de MonMaster 44.

La page d’information de MonMaster sur la saisine, dans sa version du 19 septembre 2026, indique que le recteur « doit alors lui présenter trois propositions d’admission, compatibles avec son projet et avec la licence qu’il a obtenue » 45. Elle ne mentionne pas l’accord des chefs d’établissement prévu par l’article R. 612-36-3 du Code de l’éducation. La fin de la procédure y est annoncée pour le 28 octobre 2026, avec la création de comptes possible jusqu’au 18 octobre, et les arrêtés du 13 février et du 25 juin 2026 fixent cette fin au 27 octobre 13.

Le 30 juin 2026, le Conseil d’État a statué sur une affaire venue du tribunal administratif de Marseille 7. Il juge que le recteur « doit rechercher auprès des établissements les possibilités d’inscription » pour présenter trois propositions, et qu’il ne peut faire de propositions sans l’accord préalable des chefs d’établissement. Le juge peut enjoindre au recteur, sous astreinte, c’est-à-dire sous peine d’une somme due par jour de retard, de solliciter de nouveau les établissements. Il ne peut pas lui enjoindre de présenter des propositions qu’aucun chef d’établissement n’a acceptées. Le Conseil d’État annule les ordonnances du tribunal, qui avaient fixé à 1 300 €, 5 600 € puis 14 000 € les sommes dues au titre de ces astreintes.

Avant cette décision, les cours administratives d’appel de Paris, en décembre 2024, et de Nantes, en décembre 2025, avaient jugé que ces règles créent pour l’administration une « obligation de moyens » 46. L’expression désigne une obligation d’accomplir les démarches prévues, sans garantie d’obtenir une place pour le candidat. La décision du Conseil d’État du 30 juin 2026 ne reprend pas l’expression 7.

La commission d’enquête du Sénat sur l’excellence académique des universités a publié son rapport le 7 septembre 2026 47. Sa recommandation n° 5 propose de supprimer la disposition législative qui prévoit le droit à la poursuite d’études en master des titulaires de la licence, droit sur lequel repose la saisine du recteur, pour « affirmer plus clairement le caractère sélectif de l’accès au master ». Le tableau de suivi du rapport en confie la mise en œuvre au Parlement, par une loi, en 2027.

Une recherche soutenue par le Défenseur des droits et l’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (Injep) a relevé 173 jugements de tribunaux administratifs sur l’admission entre 2016 et 2023, dont 136 portaient sur le master 48. Toutes procédures confondues, 55 concernaient le droit et 31 la psychologie. Sur 200 décisions de tribunaux et de cours administratives d’appel rendues de 2016 à 2024, le requérant avait un avocat dans 66,5 % des cas. La médiatrice de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur a reçu environ 300 demandes relatives à l’accès au master en 2025, contre 200 en 2022 49.

L’accès au master en Allemagne, en Belgique francophone, en Italie et en Espagne

Le CESPM écrit que la saisine du recteur « n’a pas d’équivalent ailleurs en Europe », en citant l’Allemagne et l’Angleterre et en renvoyant aux fiches du réseau européen Eurydice 4. En Allemagne, en Belgique francophone, en Italie et en Espagne, les textes nationaux sur l’accès au master ne prévoient pas de procédure comparable, par laquelle une autorité administrative cherche une place pour le candidat. Dans ces quatre pays, une partie des conditions d’accès est laissée aux universités, aux autorités académiques ou, en Allemagne, au droit de chaque *Land*.

  • Allemagne. Au semestre d’hiver 2025-2026, 3 500 des 10 492 cursus de master, soit 33,4 %, ont un nombre de places limité, d’après la conférence des recteurs (HRK) 50. L’accès suppose un premier diplôme de l’enseignement supérieur qualifiant pour une profession, et le droit de chaque *Land* peut prévoir d’autres conditions, d’après le règlement type de la conférence des ministres de l’éducation des *Länder* (KMK) 51.
  • Belgique francophone. Le décret « Paysage » de 2013 ouvre le deuxième cycle aux titulaires du grade de premier cycle du même cursus. Pour les autres candidats, les autorités académiques décident et peuvent imposer jusqu’à 60 crédits de compléments 52. Contre une décision d’irrecevabilité, le candidat peut former un recours auprès du commissaire ou du délégué du gouvernement, qui peut l’invalider et confirmer l’inscription 53.
  • Italie. Le décret ministériel n° 270 de 2004 charge chaque université de fixer des critères d’accès spécifiques à chacun de ses masters (*laurea magistrale*), hors formations à nombre de places programmé 54.
  • Espagne. Le décret royal 822/2021 ouvre le master aux titulaires d’un diplôme de premier cycle (*grado*), laisse aux universités la fixation de conditions spécifiques et de compléments jusqu’à 20 % des crédits, et réserve au moins 5 % des places aux étudiants en situation de handicap 55.

Demande à l’entrée, insertion des diplômés et passage en deuxième année

InserSup mesure l’insertion par mention d’université, c’est-à-dire pour une mention proposée par une université donnée. Sur 933 mentions d’université, la corrélation entre les candidatures par place de 2025 et le taux d’emploi salarié en France des diplômés de 2022, dix-huit mois après le diplôme, calculée à l’intérieur de chaque mention, est de −0,02, sur une échelle qui va de −1 à 1 et où 0 signale l’absence de lien 8. Elle est de −0,01 pour les diplômés de 2023.

Rangées en dix groupes selon leur demande au sein de leur mention, les mentions d’université ont un taux d’emploi qui s’écarte en moyenne de celui de leur mention de −1,2 à +0,7 point, sans ordre d’un groupe à l’autre 8. Le groupe le moins demandé est à +0,4 point de la moyenne de sa mention, le plus demandé à +0,1 point. Le résultat est le même sans l’Île-de-France, sans le Cnam, et quand chaque mention d’université est pondérée par son nombre de diplômés.

Sur 109 mentions d’au moins 300 places, rangées en quatre groupes de même nombre selon leurs candidatures par place à l’échelle nationale, le taux d’emploi qui partage chaque groupe en deux moitiés est de 60,4 % dans le quart le moins demandé, de 69,5 % et de 73,6 % dans les deux quarts suivants, et de 71,3 % dans le quart le plus demandé 8. La corrélation entre demande et emploi est de 0,32 sur ces 109 mentions. Elle est de 0,43 quand on compare les demandes en proportion, une mention à 20 candidatures par place étant alors aussi éloignée d’une mention à 10 que celle-ci d’une mention à 5.

D’une promotion à l’autre, chaque université garde à peu près le même écart à la moyenne de ses mentions, avec une corrélation de 0,79 entre les promotions 2022 et 2023 sur les 57 universités d’au moins cinq mentions d’université 8. Une fois cet écart propre à chaque université retiré, la corrélation entre demande et emploi dans une même mention est de 0,08. D’une année à l’autre, l’écart d’emploi d’une mention d’université se retrouve avec une corrélation de 0,51, et sa demande avec une corrélation de 0,85, si bien qu’un lien parfait entre demande et emploi apparaîtrait ici avec une corrélation d’environ 0,66. Aucune autre source publiée ne mesure ce lien à l’intérieur d’une même mention.

Les diplômés de 2022 sont entrés en M1 en 2020, avant MonMaster, et la demande mesurée est celle de 2025. Le taux d’emploi salarié ne compte pas l’exercice libéral, et InserSup mesure l’insertion au niveau de la mention, sans distinguer les parcours 4. La poursuite d’études, qui concerne 47,1 % des diplômés de master de droit de 2022, n’entre pas dans le taux.

Parmi les étudiants entrés pour la première fois en M1 à l’université, 62,5 % de la cohorte 2016 étaient en deuxième année (M2) l’année suivante, et 77,8 % de la cohorte 2022 56, 21. En 2021, le SIES avançait que la hausse de la réussite « semble la conséquence d’une sélectivité accrue à l’entrée en M1 » 56. Une note de 2023 signale aussi les conditions particulières des examens de 2020 et 2021, qui concernent les cohortes de ces années.

La part des diplômés de licence générale inscrits en master universitaire l’année suivante est passée de 72,2 % pour les diplômés de 2016 à 57,6 % pour ceux de 2022, puis 63,3 % pour ceux de 2024 56, 21. Cette série ne compte pas les masters des écoles et des établissements qui ne sont pas rattachés à une université. Le SIES avance que MonMaster « pourrait expliquer au moins en partie » la remontée.

Les arrêtés du 13 février et du 25 juin 2026 fixent au 27 octobre la fin de la saisine du recteur pour la campagne 2026 13. Le bilan ministériel de la campagne 2025 avait été publié le 10 octobre 2025 57. Le SIES a inscrit à son calendrier, pour le 24 novembre 2026, sa note sur les admissions en master de la campagne 2026, avec les propositions selon l’origine des candidats, et l’open data de la session pour novembre 17.

Méthode. Lien entre places vides, taille de la ville et loyer : modèle linéaire à l’intérieur de chaque mention, sur 5 395 formations, qui tient compte de la taille de la formation, de la part de places vides de l’établissement dans ses autres mentions, de la localisation en Île-de-France, de l’ancienneté de la formation et de son ouverture en phase complémentaire ; taille de la ville mesurée par son nombre de formations sur MonMaster. MonMaster, sessions 2023 à 2025, open data exporté le 31 août 2026. Une formation est une ligne de la plateforme pour une session, soit un parcours d’une mention dans un établissement, hors alternance ou en alternance. Les formations sont suivies d’une session à l’autre par leurs identifiants successifs ; 827 formations de 2023 (13 282 places) ne se rattachent à aucun identifiant courant. Session 2023 : phase principale seule, la phase complémentaire ayant été créée en 2024 ; les candidatures de 2023 ne se comparent qu’aux candidatures de phase principale des sessions suivantes. Places : places offertes sur la plateforme. Alternance et masters d’enseignement (MEEF, et M2E en 2026) : régime lu sur la ligne de chaque session ; les formations présentes les trois années restent dans le même régime. Places vides : places moins acceptations sur la plateforme, les admis en surnombre d’une formation ne compensant pas les places vides d’une autre ; recrutements hors plateforme non comptés. Candidatures par place : candidatures de phase principale rapportées aux places. Formation pleine : aucune place vide et au moins 20 candidatures par place ; formation à moitié vide : au moins 50 % de places vides. Taille de ville : nombre de formations MonMaster de 2025 dans la ville de la formation ; loyer : loyer d’annonce de l’ANIL 2025 dans cette ville ; comparaison dans la mention par régression linéaire sur 5 395 formations, écarts exprimés pour un écart-type de chaque variable dans la mention. Candidat de l’académie : inscrit en 2024-2025 dans l’académie du lieu de formation. Rapports entre candidats de l’académie et autres candidats : taux de passage d’une étape à l’autre des premiers divisés par ceux des seconds, parmi les candidats inscrits dans l’enseignement supérieur en France, sur les 5 723 formations ayant au moins un admis. Région et académie : lieu de formation, sauf dans les bilans académiques du SIES, qui retiennent l’académie où le candidat étudie. Cnam : les résultats sensibles sont refaits sans lui, sans changement notable. Places pour 100 diplômés : places hors MEEF de 2025 rapportées aux diplômés de licence générale de 2024 comptés par le SIES ; table de correspondance entre secteurs disciplinaires des masters et disciplines de licence, psychologie et STAPS isolées, secteurs pluridisciplinaires de droit et d’économie rangés en économie, gestion et AES, ceux de lettres, langues et sciences humaines en lettres, langues et arts. InserSup : diplômés seulement, promotions 2022 et 2023, emploi salarié en France à 18 mois parmi les diplômés qui ne poursuivent pas d’études ; lignes nationales et totaux par université exclus des comparaisons par mention ; demande de 2025 des formations hors alternance d’au moins 15 places reliée à la mention d’université ; mentions proposées par au moins cinq universités. Corrélation maximale observable : racine carrée du produit des stabilités d’une promotion à l’autre de l’écart d’emploi (0,51) et de la demande (0,85). Saisines : série du 8e rapport du CESPM ; le 7e rapport comptait 8 073 saisines pour 2023, le 8e en compte 8 919. Rapports de cotes : conversion en écart de probabilité autour du taux de 67,8 % de candidats avec proposition (175 112 sur 258 289), la probabilité de la catégorie de référence n’étant pas publiée.

Sources

  1. Ministère de l’Enseignement supérieur (SIES), M. Fridlin, « Mon Master 2025 : les propositions d’admission en master », Note Flash n° 32, décembre 2025 : p. 2 (« Définitions », candidats comptés sans préjuger de l’éligibilité) ; annexe, onglets « annexe4 » (ligne « Ensemble » : 258 289 candidats, 175 112 avec proposition), « Chiffres clés » (ligne « Nombre de recrutements complémentaires hors plateforme déclarés par les établissements » : 2 419), « tableau1 » (ligne « Ensemble hors MEEF » : 144 321 places ; colonne « Candidats ayant accepté une proposition d’admission lors des recrutements hors plateforme », ligne « Ensemble » : 2 419) et « graphique1 » (candidats classés sans proposition, ensemble et par origine). https://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/sites/default/files/2025-12/nf-sies-2025-32-38737.pdf
  2. Ministère de l’Enseignement supérieur (SIES), « Les bilans académiques Mon Master », campagne 2025, mai 2026 : p. 245 et 246 (pdf p. 248 et 249), tableaux 1 et 2 (candidats inscrits dans l’enseignement supérieur, ensemble et formation d’origine) ; fiches des académies de Créteil (p. 44, pdf p. 47), Paris (p. 116, pdf p. 119) et Versailles (p. 152, pdf p. 155), tableau 1 ; annexe, onglet « Données fiches candidats » (candidats de licence générale par académie). https://doi.org/10.5281/zenodo.20049886
  3. sortants.fr, calcul sur les données MonMaster du ministère de l’Enseignement supérieur, sessions 2023, 2024 et 2025 (places, candidatures, classements, propositions, acceptations, formation d’origine et académie des candidats), jeux « fr-esr-mon_master_2023 » et « fr-esr-mon_master », export du 31 août 2026. https://data.enseignementsup-recherche.gouv.fr/explore/dataset/fr-esr-mon_master/
  4. Comité éthique et scientifique de Parcoursup et Mon Master (CESPM), 8e rapport annuel au Parlement, avril 2026 : p. 32 (InserSup au niveau de la mention), p. 81, note 96 (saisines par secteur, note DGESIP), p. 84 et note 112 (places pour 100 nouveaux licenciés, taux de 75 % « empiriquement satisfaisant »), p. 85, figure 15 et source (« à partir de l’open data du MESR »), p. 87 (droit, concentration), p. 89, figure 17 (psychologie), p. 94 et note 134 (saisine sans équivalent en Europe ; Allemagne et Angleterre citées, renvoi aux fiches Eurydice), p. 95, figure 19 (série des saisines), p. 97, figure 21 (Île-de-France), p. 98 et note 136 (saisines closes, admis qui ne viennent pas), p. 101, figure 22 (capacités d’accueil votées). https://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/sites/default/files/2026-04/8e-rapport-du-comit-thique-et-scientifique-de-parcoursup-et-mon-master-39958.pdf
  5. Comité éthique et scientifique de Parcoursup et Mon Master (CESPM), 7e rapport annuel au Parlement, mars 2025 : p. 61 et note 44 (capacités d’accueil et capacités offertes), p. 62 (appel dans l’ordre des classements, absence de quotas ; voir aussi p. 11 et 12), p. 71 et note 57 (académies à plus de 80 % de remplissage en 2024), p. 72 (formations attractives de 2023, « taux de classement malthusien »), annexe 2, p. 109 (saisines de 2023). https://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/sites/default/files/2025-03/7e-rapport-du-comit-thique-et-scientifique-parcoursup-et-mon-master-36400.pdf
  6. Code de l’éducation, article R612-36-3 (version en vigueur depuis le 2 juillet 2026), I, II et III ; créé par le décret n° 2017-83 du 25 janvier 2017. https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000033929763
  7. Conseil d’État, 4e et 1re chambres réunies, 30 juin 2026, n° 512051, mentionné aux tables du recueil Lebon : points 1 à 4, points 5 et 6 (annulation des ordonnances) et article 1er du dispositif. https://www.legifrance.gouv.fr/ceta/id/CETATEXT000054380579
  8. sortants.fr, calcul sur InserSup, ministère de l’Enseignement supérieur, promotions 2022 et 2023, diplômés de master (taux d’emploi salarié en France à 18 mois, poursuite d’études à 12 mois, lignes nationales et mentions d’université), croisé avec les candidatures par place de MonMaster 2025, export du 31 août 2026. https://data.enseignementsup-recherche.gouv.fr/explore/dataset/fr-esr-insersup/
  9. Code de l’éducation, article L612-6 (version en vigueur depuis le 23 décembre 2022), alinéas 2, 3 et 6 ; loi n° 2016-1828 du 23 décembre 2016 portant adaptation du deuxième cycle de l’enseignement supérieur français au système Licence-Master-Doctorat, article 1er. https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000046774869
  10. Conseil d’État, 4e et 1re chambres réunies, 27 avril 2022, n° 450490, mentionné aux tables du recueil Lebon : points 3 et 5. https://www.legifrance.gouv.fr/ceta/id/CETATEXT000045693274
  11. Arrêté du 20 février 2023 établissant les dérogations à la procédure dématérialisée de candidature en première année de master et fixant le nombre maximal de candidatures, article 4 (version en vigueur depuis le 29 février 2024), alinéas 1 et 3. https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000047201189
  12. Ministère de l’Enseignement supérieur (SIES), M. Fridlin, « Mon Master 2025 : les candidatures à l’entrée en master », Note Flash n° 13, juin 2025 : p. 1 (10,6 candidatures par candidat) ; annexe, onglet « tableau1 », ligne « Nombre de places offertes » (174 414 en 2024, 175 502 en 2025). https://doi.org/10.5281/zenodo.18660955
  13. Décret n° 2026-584 du 25 juin 2026, article 1, notamment 1°, b (ajout de la liste d’attente à l’article R612-36-3 du Code de l’éducation), texte 23 ; décret n° 2026-585 du 25 juin 2026 modifiant la procédure de recrutement en première année des formations conduisant au diplôme national de master, texte 24 ; arrêté du 25 juin 2026 relatif au calendrier de la saisine du recteur, articles 1 et 3, texte 25 ; JORF n° 0152 du 1er juillet 2026. Arrêté du 13 février 2026 relatif au calendrier de Mon Master, articles 1 et 9. https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000054361724 ; https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000054361736 ; https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000054361767 ; https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000053484100
  14. Délibérations sur les capacités d’accueil en première année de master pour 2026-2027 : Université Paris-Panthéon-Assas, extrait du procès-verbal du conseil d’administration du 16 décembre 2025, p. 6 (pdf p. 7), tableau et notes ; Université d’Orléans, délibération du conseil d’administration n° 2025-087 du 12 décembre 2025 ; Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, délibérations CFVU/2025-12-02/03 et CA/2025-12-15/11 ; Université Paris 8, délibération de la CFVU n° 2025-084 du 13 novembre 2025, capacités validées par le conseil d’administration le 14 novembre 2025 (tableaux des capacités, en-tête) ; Université de Toulouse, délibération 2025/12/CFVU-165 du 2 décembre 2025 ; Université Toulouse Capitole, avis n° CEVE-2025-59 du 2 décembre 2025, annexe. Sorbonne Université, faculté des lettres, direction des études et de la vie étudiante, « Rentrée 2024 : capacités d’accueil en master 1 hors MEEF », pdf p. 2 (légende : définitions de la C.O.L. et de la C.A.L.). https://www.assas-universite.fr/sites/default/files/document/texte-officiel/extrait-de-pv-du-ca-du-16122025-relatif-aux-capacites-d-accueil-et-parametres-formations-monmaster.pdf ; https://www.univ-orleans.fr/upload/public/2026-01/2025-87_D%C3%A9lib%C3%A9ration_CA_20251212_Elements%20r%C3%A9glementaires%20MONMASTER%202026.pdf ; https://www.pantheonsorbonne.fr/sites/default/files/inline-files/D%C3%A9lib%C3%A9ration%20CA_2025-12-15_11%20-%20COL%202026-2027_0.pdf ; https://www.univ-paris8.fr/IMG/pdf/capacites-accueil-m1-2026-2027.pdf ; https://www.univ-tlse3.fr/conseils/165-approbation-des-capacites-daccueil-et-des-attendus-locaux-parcoursup-et-mon-master-2026-2027-et-du-calendrier-detaille-mon-master-2026 ; https://www.ut-capitole.fr/medias/fichier/59-deliberation-portant-avis-capacites-accueil-dans-les-formations-master1-2026-2027-avec-annexe_1765805221852-pdf ; https://www.sorbonne-universite.fr/sites/default/files/media/2024-04/capacite-accueil-masters-2024-2025.pdf
  15. Ministère de l’Enseignement supérieur (SIES), M. Fridlin, « Mon Master 2026 : les candidatures à l’entrée en master », Note Flash n° 10, mai 2026 : p. 1, paragraphe « L’offre de formation évolue » (réforme du recrutement des enseignants) ; annexe, onglets « chiffres clés » et « tableau 1 », ligne « Nombre de places offertes » (171 673, 174 414, 175 502 et 151 887). https://doi.org/10.5281/zenodo.19677147
  16. sortants.fr, calcul sur les annexes des Notes Flash du SIES n° 13 de juin 2025 (onglet « annexe2 ») et n° 10 de mai 2026 (onglet « annexe 3 », onglet « tableau 1 ») : formations des masters d’enseignement ouvertes à la candidature. https://doi.org/10.5281/zenodo.18660955 ; https://doi.org/10.5281/zenodo.19677147
  17. Ministère de l’Enseignement supérieur (SIES), « Calendrier 2026 des publications statistiques du SIES », 16 janvier 2026 : troisième quadrimestre (Note Flash « Mon Master : admissions en master 2026 » le 24 novembre 2026, open data Mon Master en novembre 2026). https://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/fr/calendrier-2026-des-publications-statistiques-du-sies-100795
  18. Snesup-FSU, secteur Formations supérieures, « 31 385 places en moins en trois ans sur Mon Master ! », 10 octobre 2025, texte entier. https://www.snesup.fr/31-385-places-en-moins-en-trois-ans-sur-mon-master
  19. Assemblée nationale, question écrite n° 1447 (C. Jourdan), « Difficultés d’accès en master », question publiée au Journal officiel le 29 octobre 2024, réponse du ministère de l’Enseignement supérieur publiée au Journal officiel le 20 janvier 2026, p. 339 (« capacités offertes sur la plateforme, en hausse de 1300 places »). https://questions.assemblee-nationale.fr/q17/17-1447QE.htm
  20. IGÉSR, « Le pilotage de l’offre de formation dans les universités : stratégie, outils, régulation », rapport n° 24-25 020B, octobre 2025 : p. 19 (pdf p. 25, mentions de master à faibles effectifs), p. 28 (pdf p. 34, charges d’enseignement), p. 53 (pdf p. 59, injonctions contradictoires). https://www.education.gouv.fr/sites/default/files/document/le-pilotage-de-l-offre-de-formation-dans-les-universit-s-strat-gie-outils-r-gulation-515951.pdf
  21. Ministère de l’Enseignement supérieur (SIES), « Parcours et réussite en master à l’université : les résultats de la session 2024 », Note Flash n° 30, novembre 2025 : p. 2 (poursuite en master des diplômés de licence générale, tableau du passage en M2 en un an, Mon Master « pourrait expliquer au moins en partie ») ; tableur annexe 2, onglet « Méthodologie » (définition de la colonne « Master », master enseignement compris) et tableau 1 (diplômés de licence générale de 2024 : ligne « Ensemble », 150 105 ; lignes « Psychologie » et « STAPS », colonnes « Master » et « Dont master ens. »). https://doi.org/10.5281/zenodo.18661036
  22. sortants.fr, calcul sur MonMaster 2025 (places hors MEEF par secteur disciplinaire, lieu de formation) et sur SIES, Note Flash n° 30 de novembre 2025, tableur annexe 2, tableau 1 (diplômés de licence générale de 2024 par discipline) ; table de correspondance entre secteurs de master et disciplines de licence écrite dans la note de méthode. https://data.enseignementsup-recherche.gouv.fr/explore/dataset/fr-esr-mon_master/
  23. Assemblée nationale, commission des affaires culturelles et de l’éducation, rapport d’information n° 4181 (P. Berta, K. Lebon) sur l’évaluation de la loi du 23 décembre 2016, 19 mai 2021 : p. 34 et p. 39 (positions des syndicats). https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/15/rapports/cion-cedu/l15b4181_rapport-information.pdf
  24. Décret n° 90-255 du 22 mars 1990 fixant la liste des diplômes permettant de faire usage professionnel du titre de psychologue, article 1er (version en vigueur depuis le 10 février 2005), 1° à 9°. https://www.legifrance.gouv.fr/loda/article_lc/LEGIARTI000006707225
  25. DREES, « Psychologues ADELI 2012-2024 », publication du 2 décembre 2024, jeu « La démographie des professionnels de santé depuis 2012 » : onglet « Effectif », ligne 2 (France entière, ensemble) ; onglet « Lisez-moi », lignes 2 et 9 (source et champ). https://data.drees.solidarites-sante.gouv.fr/api/explore/v2.1/catalog/datasets/la-demographie-des-professionnels-de-sante-depuis-2012/attachments/psychologues_adeli_2012_2024_xlsx
  26. sortants.fr, calcul sur l’open data Parcoursup du ministère de l’Enseignement supérieur, sessions 2018 et 2025, filière licence, libellé Psychologie, hors licences accès santé (champs capa_fin et voe_tot). https://data.enseignementsup-recherche.gouv.fr/explore/dataset/fr-esr-parcoursup/
  27. sortants.fr, calcul sur SISE, inscrits en troisième année de licence de psychologie et de droit en 2024-2025 par académie, ministère de l’Enseignement supérieur, rapportés aux places et aux candidatures MonMaster 2025 des académies d’au moins 100 places. https://data.enseignementsup-recherche.gouv.fr/explore/dataset/fr-esr-sise-effectifs-d-etudiants-inscrits-esr-public/
  28. Ministère de l’Enseignement supérieur (SIES), M. Fridlin, « Une variété de parcours et des étudiants mobiles à l’entrée en master », Note d’information n° 26.05, mai 2026 : p. 4 et 5 (figure 5), p. 6 (distances, « Il semble donc » ; note 1 : la mention au baccalauréat, « principale variable » reliée au niveau scolaire), p. 7 (« Régression logistique », rapports de cotes) ; annexe, onglets « figure5 » (dimension « PCS ménage »), « figure6 », « annexe8 » (psychologie) et « annexe10 » (académie de Créteil). https://doi.org/10.5281/zenodo.19450668
  29. Association des enseignants-chercheurs de psychologie des universités (AEPU) et Fédération française des psychologues et de psychologie (FFPP), B. Schneider, B. Vivicorsi, « Panorama national des masters en psychologie », 11e édition, avril-mai 2025, mise à jour de décembre 2025 : p. 7 (synthèse, places et parcours de 2018 à 2025), p. 57 et 58, section 2.5 (licences par place, flux de candidats). https://ffpp.net/laepu-et-la-ffpp-proposent-ici-la-onzieme-edition-du-panorama-national-des-masters-en-psychologie/
  30. M. Brézault (université Toulouse Capitole, observatoire des formations et de l’insertion professionnelle), P. Magnand et É. Raquet (université Grenoble Alpes, observatoire des formations), « L’évolution de la sélection en master : effets sur les parcours d’études après la licence en droit », dans F. Merlin, N. Théophile (coord.), « De plus en plus de sélection dans un enseignement supérieur en segmentation », Céreq Échanges n° 20, Céreq (éditeur), décembre 2023 : p. 83 (affiliations des auteurs), p. 85 (tableau 1, licences « Droit et sciences politiques », entrées en M1 hors MEEF), p. 87 (tableaux 3 et 4). https://www.cereq.fr/sites/default/files/2023-12/Cereq%20Echanges%2020%20-%20Selection%20dans%20enseignement%20superieur.pdf
  31. Loi n° 2023-1059 du 20 novembre 2023 d’orientation et de programmation du ministère de la justice 2023-2027 (version initiale), articles 49 (I, 1°, b et II, 1°), 59 (II) et 60 (XI, A) ; loi n° 71-1130 du 31 décembre 1971 portant réforme de certaines professions judiciaires et juridiques, articles 11 (2°) et 12. https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000048430512
  32. Conseil national des barreaux, Commission nationale de l’examen d’accès au CRFPA, « Rapport sur les sessions 2023 et 2024 » : p. 4 (II.A, chiffres). https://cnb.avocat.fr/medias/file/crfparapport-de-la-commission-nationale-2023-2024-69a7f418c4bfc9.54285126.pdf
  33. Arrêté du 6 juillet 2026 modifiant l’arrêté du 31 décembre 2024 fixant la liste des titres ou diplômes reconnus comme équivalents aux soixante premiers crédits d’un master en droit pour être admis à se présenter à l’examen d’accès au centre régional de formation professionnelle et comme équivalents à un master en droit pour accéder à la profession d’avocat, NOR ESRS2606901A, JORF n° 0170 du 23 juillet 2026, texte n° 49 : article 1er. https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000054457674
  34. Arrêté du 21 avril 2026 fixant le nombre de places offertes à la session 2026 des trois concours et du premier concours spécial pour le recrutement des auditeurs de justice, JORF n° 0105 du 5 mai 2026, texte n° 11 : article 1er (305, 75, 35 et 20 places) ; ordonnance n° 58-1270 du 22 décembre 1958 portant loi organique relative au statut de la magistrature, article 17 (version en vigueur depuis le 1er octobre 2024), 1° (conditions du premier concours). https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000054026938 ; https://www.legifrance.gouv.fr/loda/article_lc/LEGIARTI000048434607
  35. C. Legrand, « Recrutement en première année de master », Éducation & formations n° 109, DEPP-SIES, juin 2026, p. 69-91 : p. 73 (pdf p. 6 de la version déposée sur HAL, halshs-05685756), tableau 2 ; p. 83 (pdf p. 16). https://doi.org/10.48464/ef-109-04 ; https://shs.hal.science/halshs-05685756v1
  36. N. Théophile (université Gustave Eiffel, OFIPE), « Intégrer un master après une licence professionnelle : concilier les aspirations des étudiants avec les exigences institutionnelles », dans F. Merlin, N. Théophile (coord.), « De plus en plus de sélection dans un enseignement supérieur en segmentation », Céreq Échanges n° 20, Céreq (éditeur), décembre 2023 : p. 99 (affiliation de l’autrice), p. 105 (candidats de licence générale de l’établissement et des autres établissements, 83 % contre 29 %) et p. 108 (tableau 6, inscriptions des candidats acceptés selon leur provenance). https://www.cereq.fr/sites/default/files/2023-12/Cereq%20Echanges%2020%20-%20Selection%20dans%20enseignement%20superieur.pdf
  37. Université Gustave Eiffel, Ofipe, C. Gautier, « La hausse des candidatures en première année de master n’enraye pas la baisse des inscriptions », Analyse n° 12, mai 2024 : p. 2. https://ofipe.univ-gustave-eiffel.fr/fileadmin/contributeurs/OFIPE/OA/OA_12_Candidatures_et_inscrits_en_M1_2024.pdf
  38. Insee Hauts-de-France, Y. Baillieul (Insee), K. Debout (rectorat de Lille), « Des étudiants en master provenant essentiellement de la région », Insee Flash Hauts-de-France n° 93, 19 mai 2020 : section « Des étudiants plus souvent déjà inscrits dans la même académie ». https://www.insee.fr/fr/statistiques/4473300
  39. D. Prosperi, Y. Doignon, C. Cordazzo, « Les mobilités étudiantes à l’entrée en master : étude conjointe des déterminants individuels et d’établissement », Formation emploi n° 175, 2026 : § 31 (effets d’établissement), § 32 (30,1 % de mobilité d’établissement ; 23 à 24 % de 2008 à 2015) et § 51 (variables absentes de la base). https://doi.org/10.4000/16nfo
  40. Décret n° 2025-151 du 19 février 2025 modifiant la procédure dématérialisée de candidature et de recrutement en première année des formations conduisant au diplôme national de master, JORF n° 0043 du 20 février 2025, texte n° 1 : article 4, 2° (II, A, de l’article D612-36-2-5 du Code de l’éducation : proposition d’admission en alternance après validation d’un contrat d’alternance ou d’un certificat d’engagement). https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000051206866
  41. sortants.fr, conversion des rapports de cotes de la Note d’information du SIES n° 26.05 (annexe, onglet « figure5 », dimension « PCS ménage ») en écarts de probabilité, autour du taux de 67,8 % de candidats avec proposition en 2025 (Note Flash n° 32, onglet « annexe4 »). https://doi.org/10.5281/zenodo.19450668
  42. Ministère de l’Enseignement supérieur (SIES), « Mon Master 2023 : les propositions d’admission », Note Flash n° 1, janvier 2024, annexe, onglet « graphique 1 » (phase principale) ; « Mon Master 2024 : les propositions d’admission », Note Flash n° 33, décembre 2024 : p. 1, note 1 (comparabilité avec 2023), annexe, onglet « graphique1 ». https://doi.org/10.5281/zenodo.18660754 ; https://doi.org/10.5281/zenodo.18660872
  43. Hcéres, « Évaluation du téléservice Trouvermonmaster.gouv.fr », rapport au Parlement, avril 2021 : p. 15 et 16 (pdf p. 18 et 19, causes d’échec, candidats fixés sur une mention ou un établissement). https://www.hceres.fr/sites/default/files/media/downloads/evaluation-teleservice-tmm_rapport-comite-hceres_vf.pdf
  44. Arrêté du 25 juin 2026 modifiant l’arrêté du 9 mars 2023 portant création du traitement « Mon Master », JORF n° 0166 du 18 juillet 2026, texte 22 : articles 1 et 3. https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000054441076
  45. Mon Master, page « La saisine du recteur », rubriques conditions, calendrier 2026 et commission d’accès, consultée le 19 septembre 2026. https://information.monmaster.gouv.fr/la-saisine-du-recteur/
  46. Cour administrative d’appel de Paris, 6 décembre 2024, n° 23PA01996, point 6 ; cour administrative d’appel de Nantes, 9 décembre 2025, n° 25NT00728, points 6 et 7. https://www.legifrance.gouv.fr/ceta/id/CETATEXT000050755767 ; https://www.legifrance.gouv.fr/ceta/id/CETATEXT000053009448
  47. Sénat, commission d’enquête sur la capacité des universités françaises à garantir l’excellence académique du service public de l’enseignement supérieur, rapport n° 943 (2025-2026), L. Garnier, « Universités : assumer l’excellence », tome I, 7 septembre 2026 : p. 18 et p. 217 à 219 (recommandation n° 5), p. 306 (tableau de suivi). https://www.senat.fr/rap/r25-943-1/r25-943-11.pdf
  48. Défenseur des droits, A. Allouch, D. Espagno-Abadie, avec la collaboration de S. Archat, « “Comment j’ai traîné mon université en justice”. Jeunesses étudiantes et accès aux droits au temps de Parcoursup », Éclairages, avril 2024, synthèse d’une recherche soutenue par le Défenseur des droits et l’Injep : p. 2 (pdf p. 3, commanditaires et auteurs) ; p. 16 (pdf p. 17), tableau 2 (200 décisions, 173 jugements de tribunaux administratifs et 27 arrêts de cours administratives d’appel, tous contentieux d’admission confondus, « entre 2016 et 2024 » : requérants accompagnés d’un avocat, 133, soit 66,5 %) et tableau 3 (173 jugements de tribunaux administratifs répartis par type de contentieux, dont 136 sur le master, et séparément par discipline, sans croisement des deux) ; p. 28 (pdf p. 29, conclusion). https://www.defenseurdesdroits.fr/sites/default/files/2024-04/ddd_eclairages_jeunesses-etudiantes-et-acces-aux-droits_20240423.pdf
  49. Médiatrice de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur, rapport 2025, juillet 2026 : p. 9 (pdf p. 8, synthèse : réclamations sur l’entrée en master « contenues depuis 2022 (moins de 200 saisines) ») ; p. 36 (pdf p. 34), demandes relatives à l’accès au master (« de 200 à 300 entre 2022 et 2025 »). https://www.education.gouv.fr/sites/default/files/document/rapport-2025-de-la-mediatrice-de-l-education-nationale-et-de-l-enseignement-superieur-518882.pdf
  50. HRK, « Statistische Daten zu Studienangeboten an Hochschulen in Deutschland, Wintersemester 2025/2026 », Statistiken zur Hochschulpolitik 1/2025 : p. 5 (pdf p. 6, synthèse) et p. 18 et 19 (pdf p. 19 et 20, section 1.8 et note 10). https://www.hrk.de/fileadmin/redaktion/hrk/02-Dokumente/02-03-Studium/02-03-01-Studium-Studienreform/HRK_Statistik_BA_MA_UEbrige_WiSe_2025_26.pdf
  51. KMK (conférence des ministres de l’Éducation des Länder), « Musterrechtsverordnung gemäß Artikel 4 Absätze 1 – 4 Studienakkreditierungsstaatsvertrag », règlement type adopté le 21 novembre 2024 : § 5, alinéa 1 (pdf p. 3, premier diplôme professionnalisant) et alinéa 3 (pdf p. 4, autres conditions d’accès « entsprechend Landesrecht », selon le droit de chaque Land). https://www.kmk.org/fileadmin/Dateien/veroeffentlichungen_beschluesse/2024/2024_11_21-Musterrechtsverordnung.pdf
  52. Fédération Wallonie-Bruxelles, décret du 7 novembre 2013 définissant le paysage de l’enseignement supérieur et l’organisation académique des études, article 111, § 1er, 1° à 5° (texte consolidé, mise à jour au 15 juillet 2026). https://www.ejustice.just.fgov.be/eli/decret/2013/11/07/2013029625/justel
  53. Fédération Wallonie-Bruxelles, décret du 7 novembre 2013 définissant le paysage de l’enseignement supérieur et l’organisation académique des études (décret « Paysage »), article 95, § 1er (recours contre une décision d’irrecevabilité d’une demande d’admission ou d’inscription auprès des commissaires et délégués du Gouvernement, habilités à « invalider cette décision et confirmer la demande d’inscription de l’étudiant ») et article 96, § 2 (recours interne contre un refus d’inscription ; décision « réputée positive » à défaut de notification dans les 15 jours suivant une mise en demeure), texte consolidé Justel, mise à jour au 15 juillet 2026. https://www.ejustice.just.fgov.be/eli/decret/2013/11/07/2013029625/justel
  54. Italie, decreto ministeriale 22 ottobre 2004, n. 270, articolo 6, comma 2 (Gazzetta Ufficiale n. 266 du 12 novembre 2004 ; texte en vigueur sur Normattiva). https://www.gazzettaufficiale.it/eli/gu/2004/11/12/266/sg/pdf
  55. Espagne, Real Decreto 822/2021, de 28 de septiembre, artículo 18, apartados 1, 5 y 6, BOE. https://www.boe.es/buscar/act.php?id=BOE-A-2021-15781
  56. Ministère de l’Enseignement supérieur (SIES), Notes Flash « Parcours et réussite en master à l’université » : n° 4, février 2021, p. 2 (« semble la conséquence d’une sélectivité accrue ») ; n° 33, décembre 2022, p. 2, tableau (passage en M2 en un an, cohorte 2016) ; n° 28, décembre 2023, p. 1 (conditions des examens de 2020 et 2021) et p. 2 (passage en master des diplômés de licence générale de 2016). https://doi.org/10.5281/zenodo.18660377 ; https://doi.org/10.5281/zenodo.18660607 ; https://doi.org/10.5281/zenodo.18660720
  57. Ministère de l’Enseignement supérieur, communiqué « Bilan de la campagne 2025 de Mon Master : des candidats plus nombreux à avoir reçu une proposition d’admission », 10 octobre 2025. https://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/fr/bilan-de-la-campagne-2025-de-mon-master-des-candidats-plus-nombreux-avoir-recu-une-proposition-d-100131

Les chiffres de ce dossier, sur le site

Chaque formation citée a sa page, avec ses places, ses admis et l’insertion de ses diplômés.

Toutes les publications

Sources, ministère de l’Enseignement supérieur, Licence Ouverte 2.0 : MonMaster, sessions 2023, 2024, 2025, moissonné le 2026-08-31 · InserSup, 2026 S1, moissonné le 2026-08-31. Pages générées au build. Définitions, formules, choix et limites : méthodologie complète.